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 La vérité éclate ! Mugiwara, à la rescousse !

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Monkey D. Luffy
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Capitaine Mugiwara

Masculin « Age : 24
« Messages : 1946

» Niveau : 7
» Surnom : Luffy au Chapeau de Paille.
» Akuma no Mi : Gomu Gomu no Mi.
» Rôle / Grade : Capitaine de l'Équipage du Chapeau de Paille.
» Prime : 100.000.000 Berries.

MessageSujet: La vérité éclate ! Mugiwara, à la rescousse !   Dim 2 Nov 2014 - 7:29

Comme on peut s'y attendre de la part d'une ville réputée pour son artisanat, Water Seven regorge de merveilles architecturales. Les perles que recèle en son sein chaque faubourg, chaque avenue de la métropole aquatique se disputent incessamment l'oeil du touriste, aguichant par tous les moyens à leur disposition – idées novatrices, formes audacieuses. Qu'ils fassent une spécialité de la mise au point de navires en tout genre n'empêche pas la construction de se décliner sous bien des formes, et la magnificence que l'on prête à la cité des flots n'est pas venue de nulle part. Et puis, les bateaux ne sont-ils pas au fond des demeures flottantes pour ceux qui vivent – et meurent – à leur bord ? Mais ce qui est un régal pour les yeux ne l'est hélas pas forcément en terme de praticité.

Car, revers de la médaille, cette débauche irréfrénée de majestueux monuments prenait de la place dans une cité qui en avait de moins en moins à force de partir en lambeaux à chaque Aqua Laguna – celui qui pointe déjà ses embruns, lui non plus, ne les ménagera pas. Or donc, que l'on préconise de passer par la voie des flots pour circuler librement n'est pas anodin ; les lieux mis hors de portée pour qui est tenté de n'en faire qu'à sa tête – ou plutôt qu'à ses pieds – ne manquaient pas. De ceux auquel on ne peut accéder, ou non sans mal. N'en plus finir d'approvisionner en matière première le marché local de l'immobilier avait eu l'effet pervers de voir pousser les immeubles comme autant de champignons au mépris de la mesure et du bon sens. Ainsi l'espacement entre les bâtiments s'en trouve diminué d'autant.

La place vacante est à ce jour si mince que nombre d'habitations passent pour être mitoyennes au premier regard. Rares sont ceux susceptibles d'encore avoir l'idée saugrenue de se faufiler dans les interstices, qui ont désormais l'allure de meurtrières. Pour la plupart, ils ne seraient de toute façon pas à même d'y glisser plus d'un bras – et encore en étant optimistes. Pour la plupart, ils n'ont pas non plus le corps suffisamment malléable pour que ce ne soit pas un problème. Pour la plupart, ils ne profitent pas non plus de l'élan octroyé par une rencontre brutale avec un homme-léopard leur valant un vol plané à travers la moitié de la cité. Luffy aurait pu se retrouver encastré dans un mur ; il avait l'habitude. Même traverser deux ou trois masures ne l'aurait pas incommodé plus que de raison.

« Laisse mon assiette tranquille Nami, j'ai pas encore fini !... » Ses paupières frémissent et la lucidité revient en un bâillement sonore. « Hmm... Ch'ai bien dormi... Ah ! Le pigeon, où il est ?! »

C'aurait été l'affaire d'un mètre. Mais non. Il avait fallu que sa trajectoire le mène tout droit là d'où il ne pourrait s'extraire. Encore qu'il soit dans l'incapacité de dire s'il s'y était retrouvé directement ou y avait été déporté dans son état de semi-conscience, les trente-six chandelles qu'on lui avait fait voir n'ayant pas encore toutes disparu de sa vue. Preuve est faite que si l'élasticité prodigue son lot de bénéfices, elle n'est pas non plus exempte d'inconvénient, nonobstant ceux à la fois communs et inhérents aux Akuma no Mi en eux-même. User de ces mêmes facultés pour débloquer sa situation avait bien sûr été la première chose qu'il avait envisagé, mais s'étendre convenablement requiert un élan préalable dont il ne peut pas même rêver dans sa présente condition. Ses vaines gesticulations lui donnent l'impression de resserrer l'étau, aussi doit-il cesser rapidement.

Ce n'est pas parce qu'il n'a pas à souffrir que la position lui est confortable pour autant. À fortiori avec les pertes sanguines subséquentes à ce petit contentieux avec les agents du Cipher Pol. Avoir la tête pleine de brume ne dissuade pas sa première pensée d'aller vers ses compagnons, dès après les derniers spasmes de son humeur belliqueuse. Pourvu qu'il ne leur soit rien arrivé. Si le pigeon avait osé toucher à un seul de leurs cheveux... ! Cette seule perspective le met en rage, le fait s'agiter plus encore dans son étrange cage. Si on l'avait délivré de ce piège en béton, il aurait pu passer pour une gravure égyptienne avant de le quitter pour de bon, l'angle de rotation de sa tête étant seul à ne pas s'accorder avec le reste du corps. Aucune prise, aucun appui : il s'élève à plusieurs mètres du sol. Le traquenard semble presque avoir été pensé pour le retarder à un moment, où le temps est tout sauf de leur côté.

Forcé de se rendre à l'évidence selon laquelle ses propres moyens ne couvriraient pas à eux seuls le montant d'une caution imaginaire, Chapeau de Paille se résout à appeler à l'aide. Le moment serait mal choisi de s'obstiner à faire les choses par lui-même : le sang coule peut-être encore un peu plus, à chaque seconde qui passe. Hélas, personne ne l'entend. Ses cris se perdent dans l'immensité de la Cité des Eaux que hante déjà le spectre des eaux enragées, grondant comme le tonnerre au loin. Les voix se perdent dans le fracas d'une mer torturée qui, déjà, s'agite. La tempête est sur le point de se déchaîner, non sans qu'il y ait à y voir une analogie avec leur déchirement à lui et aux siens. À bout de souffle à force de harangues infructueuses, il voit passer Chopper au loin, à la tête de l'équipe de recherche. Le voir sauf est une bouffée de soulagement, mais n'indique rient quant aux autres, et ce n'est guère l'instant pour s'y attarder. Autant que faire se peut, il étire le cou, cherchant dans ses cordes vocales la vigueur qui leur avait manqué jusque là.

« OOOOOÏ ! CHOPPEEEEER ! JE SUIS LÀ ! PAR ICI ! VIENS M'AIDER ! »

Mais le disciple d'Hiluluk n'entend pas, trop éloigné pour que ses paroles portent jusque là. Le natif de Fuschia ne capte pas non plus ses paroles, mais même son esprit étanche qu'étroit sait qu'il est à sa recherche. Vaguement requinqué par cet espoir passager, Mugiwara se démène à nouveau. Cela ne peut ni ne doit durer, car si l'humidité dans l'air atteint des sommets et pourra peut-être le faire coulisser hors de ce guet-apens bétonné, une averse aurait aussi tôt fait de lui dérober les dernières forces qu'il lui reste. Rien à faire hélas : s'il était parfaitement mobile, il aurait aussi bien pu réduire ces bâtisses en tas de gravats que se ménager un passage, mais là... Bientôt, l'homme-renne se fraie un chemin hors de son champ de vision, forçant l'allure sans qu'il n'en connaisse les raisons.

« Hé ! Mugiwara ! On peut savoir ce que tu fous là ?! C'est pas le moment pour jouer à cache-cache ! »

Quoique. Dépité par le faux espoir, Luffy avait laissé sa tête choir sur son torse mais la redresse tout aussi vite. Ses paupières que la fatigue commençait à lester de son usuelle chape de plomb s'en font délester par la stupeur qui l'assaille. Enfin quelqu'un ! Il lui avait semblé reconnaître cette voix, et il ne s'était pas trompé. À quelques mètres en contrebas, c'est Pauly qui se tient devant lui, un cigare fermement arrimé à la mâchoire – plus machinalement qu'autre chose puisqu'il ne brûle plus, sans doute éteint par l'alliance des vents et des flots. Le charpentier n'a pas eu le temps de se changer, et accuse encore le coup de la trahison de ses compagnons. De discrètes souillures écarlates émaillent encore sa tenue et sa mine est plus sombre que jamais. Menacé par l'anémie, le capitaine du Vogue Merry met une poignée de secondes à le reconnaître. Une lueur de lucidité – chose rare ! – finit par éclairer son regard néanmoins.

« Ah ! T'es le gars de Galley-La, pas vrai ?! Je suis coincé ! Balance-moi une de tes cordes à sauter, vite ! »

Et de plier et déplier les doigts du bras qu'il peut à peine mouvoir pour la réclamer. C'est peut-être culotté de sa part de réclamer de la sorte, mais l'heure n'est pas aux atermoiements. Faute de savoir ce qui a suivi son décollage forcé, Luffy ne sait si ses ses sentiments à son égard se sont améliorés... Mais il connait la vérité maintenant, pas vrai ? Il n'a plus aucune raison de leur en vouloir. Excuses et repentance n'ont aucune importance, qu'il le sorte de là et ce sera largement pardonné ! L'enjeu est trop grand pour s'arrêter sur si peu. Le fils de Dragon a envie de croire en lui, en leur motivation partagée à se dresser contre cet ennemi commun. Ça s'arrête là, il ne cherche pas plus loin. Il n'irait pas le planter sur place, n'est-ce pas ?

« Ouais, je vais te sortir de là. Je te jure... T'as de la chance que je passais par là ! »

Sans se faire prier, l'endetté dégaine l'un des liens qu'il a coutume d'utiliser et le fait tournoyer dans les airs avec des allures de cow-boy qu'il a dû s'entrainer à se donner. Luffy est apaisé. Même s'il se sait costaud, aller régler son compte au Pigeon et à ses potes en ayant toute la ville à ses trousses, ça aurait fait beaucoup, même pour lui. Il suit des yeux le lasso qui file vers lui... Et a la surprise de le voir frôler ses doigts sans s'y arrêter, venant ceindre son cou de son noeud élaboré. À croire que ça allait devenir une habitude – une déplaisante habitude ; il n'a aucune envie que sa gorge soit un pôle d'attraction pour corde en mal de pendaison ! Sa respiration lui fait défaut à nouveau et il baragouine une série d'onomatopées sans queue ni tête. Aurait-il fait erreur, à le croire de leur côté ?

« Gne beux bas rezpireeeeer ! »
« OOOH HISSE ! Hé, secoue-toi un peu ! Je vais pas faire tout le boulot ! »

La langue dépassant d'une bouche en quête désespérée d'oxygène, Luffy joue des coudes pour se donner plus de place. Pour s'y donner du courage malgré un corps proche de la panne sèche – depuis quand n'avait-il rien avalé ? – il repense à la frustration de cet échec cuisant, à l'inexplicable volte-face de Robin... Pas question d'en rester là ! Un second souffle l'anime et une fissure court sur la façade des baraques, qu'il sépare d'un craquement ostentatoire. Sans doute pas du goût de ceux qui y vivaient, mais c'était pour la bonne cause ! Enfin délivré de son carcan de ciment, son corps se soustrait pourtant encore à l'attraction terrestre sous la force d'un Paulie au visage rougi par l'effort qui l'attire à lui. À bout, il lâche sa prise et laisse l'homme à cent millions de Berries frapper le pavé, visage le premier.

L'insolvable se courbe pour reprendre contenance, les mains en appui sur ses genoux. De son côté, le balafré s'est libéré de son licol trop serré et aspire l'air à grandes goulées, étendu sur le sol de la rue déserte. Ses habitants l'ont depuis longtemps évacuée pour se rendre en lieu plus sûr de crainte d'être emportés par les vagues, ou participent à la battue que mène le docteur de l'équipage. Remis sur pieds au propre comme au figuré, Chapeau de Paille observe son bienfaiteur. Les traits marqués par la douleur, une main crispée passée sous sa veste, il semble se croire discret alors qu'il tente de ne rien montrer d'un saignement encore abondant. La plaie s'était peut-être refermée avant qu'il ne prenne en charge ce labeur excédentaire. S'il n'en dit mot pour ne pas le blesser dans son orgueil, le frère d'Ace éprouve une profonde reconnaissance à son égard tandis qu'il renfonce sur son crâne le couvre-chef si cher à son coeur.

« Iceburg nous a tout expliqué. » déclare-t-il d'une voix encore blanche. « Votre copine... Ils l'ont embarquée. »
« Quoi ?! Ces types... Ça va pas se passer comme ça ! »

Combien de temps est-il resté coincé ici ? Aucune approximation ne lui vient à l'esprit. En mesurer l'écoulement n'a jamais fait partie de ses préoccupations. Son sang ne fait qu'un tour alors qu'il finit de masser sa gorge endolorie. Il n'est pas au mieux de sa forme, mais il ne va pas laisser faire ça, oh non. Les braises de la colère n'avaient besoin que de ce coup de soufflet pour se raviver, l'alcool que l'incrédulité y versait régulièrement depuis le début de toute cette histoire se chargeant de leur faire prendre de belles dimensions. Son corps pivote d'un bloc vers l'endroit d'où il vient et il esquisse un premier pas avec la ferme intention d'y retourner. Tout porte à croire qu'il y serait allé si la main de l'ouvrier ne l'avait pas retenu par l'épaule. Sa poigne était étrangement ferme pour un homme dont la fièvre rend le regard aussi vitreux. Luffy se dégage presque réflexivement, mais a encore assez de maîtrise de lui pour lui prêter attention.

« Attends un peu. J'ai pas tout compris, j'étais encore dans les vapes... Mais elle a fait ça pour vous. Pour vous protéger. »
« ...Je m'en doutais. Merci ! »

Pas à proprement parler, non, mais il savait bien que tout ça était un mensonge ! Robin ne pouvait pas les trahir comme ça, pas après tout ce qu'ils avaient vécu ensemble. Malgré la gravité inchangée de la situation et l'urgence qui l'accompagne, Luffy arbore un large sourire. Cela veut donc dire qu'il ne reste plus qu'à aller la secourir ! Ça tombe très bien, il a une revanche à prendre sur l'un de ses geôliers, et ne doute pas que ses nakamas seront avec lui sur ce coup-là. Se défaisant de la prise de l'employé de Galley-La, il s'éloigne au pas de course, s'efforçant d'oublier sa propre faiblesse – il n'a pas que ça à faire de se reposer, encore moins maintenant qu'il connait la vérité. Remis d'aplomb, au moins en apparence, Paulie l'interpelle une nouvelle fois. Seuls quelques mètres les séparent, mais les bourrasques qui leur cinglent le visage forcent déjà à en venir aux cris.

« Oï ! Où tu penses aller comme ça ?! »
« La sauver bien sûr ! Mais d'abord, 'faut que je trouve mes amis ! »
« T'es complètement cinglé ! L'Aqua Laguna... »

Il n'a pas le temps de finir sa phrase que le canal déborde, fustigeant la rive d'un fouet aqueux qui le force à bondir de côté pour ne pas en faire les frais. Quand l'onde se retire, Luffy, qui ne s'était pas arrêté pour faire la conversation, est déjà loin. Avec un train de retard, aussi ironique ce soit en la circonstance, il lui emboîte le pas. L'homme-élastique, lui, ne pense déjà plus qu'à la mission qu'il vient lui-même de se donner. Y aller seul pour ne pas perdre une minute aurait pu le tenter, s'il n'avait eu l'intime conviction que ses compagnons bouillonneraient de rage autant que lui envers le Gouvernement. Quand on s'en prend à un pirate, c'est à l'équipage tout entier que l'on s'attaque ; à ce titre, c'était quelque chose qu'ils devaient faire ensemble. Le claquement de sa sandale (il en avait perdu une dans son numéro de haute voltige) est pratiquement inaudible tant, partout autour de lui, les éléments hurlent d'une fureur sans précédent. Un spectacle auquel il n'a hélas pas le temps d'assister, et qui de surcroît ne va pas les aider... Pressant le pas, il prend la direction de la place où il a vu Tony Tony pour la dernière fois quand une crinière rousse émerge à vive allure à la périphérie de son panorama.

« HÉÉÉ ! NAMI ! » attire-t-il son attention, agitant la main.
« LUFFY ! » s'exclame-t-elle sans s'arrêter elle non plus. « Robin, elle... »
« Elle nous a menti ! Je sais ! C'est génial ! »

Ensemble, ils bifurquent dans l'une des trop nombreuses ruelles que compte la cité aquatique, sans trop savoir lequel des deux suit l'autre. L'important, c'est qu'ils aillent quelque part – là où les leurs les attendaient. Pas seulement Zoro, Sanji et Chopper, mais aussi là où Robin attend qu'ils viennent la délivrer. Et ils viendraient. Ça, elle n'avait pas à en douter.


« So, you don't like to get hit, huh ? Well, you're about to have a very bad day. »



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