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 La main dans le sac [PV Newgate]

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Luz Misson
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Hors-la-loi

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» Niveau : 11.
» Surnom : Le Moineau.
» Akuma no Mi : Aucun, on y va AU TALENT.
» Rôle / Grade : Messagère/cryptographe indépendante.
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MessageSujet: La main dans le sac [PV Newgate]   Dim 5 Oct 2014 - 13:14


« Achetez mon poisson ! Il est frais mon poisson ! » « C’te blague ! Ton poisson est aussi frais que ta grand-mère ! » « Répète un peu ça pour voir ?! »

Comme de coutume dans la ville d’Armorique, une énième dispute quotidienne éclata entre les poissonniers et les forgerons, qui pour une raison qu’on ignorait, respectaient avec une ponctualité presque religieuse cette tradition de déclencher une bagarre tous les jours à propos du même sujet : la fraîcheur du poisson et la susceptibilité de celui qui les vendait. A la longue, ces chamailleries avaient fini par faire partie du paysage local et étaient même devenues une attraction pour les touristes, qui à ce moment même s’amassaient autour de l’échoppe pour profiter du spectacle. Mais il y avait une personne dans la foule, un homme arborant une chemise de marin qui un jour certainement fut blanche, un bandana rouge sur la tête et des bottes de cuir, protégé du vent par une cape, qui semblait ne pas prêter attention à l’agitation ambiante. Se frayant un chemin à travers la foule, il avançait d’un pas détendu, mais rapide, visiblement pressé d’atteindre son but. Et à quelques mètres au-dessus de lui, perchée sur la corniche d’une maison, Luz Misson était bien décidée à ne pas le lâcher des yeux ne serait-ce qu’une seconde. Sa cible du jour retournait certainement au port, et sa mission à elle était de lui confisquer ce qu’il espérait y rapporter. Pas simple, mais faisable. Ayant vu son homme tourner au coin de la rue, elle bondit de sa corniche pour grimper sur le toit et courut jusqu’à l’autre bout pour le suivre du regard alors qu’il se déplaçait en contrebas. S'il y avait bien une chose qu’elle avait appris à propos des pirates, c’était qu’ils ne regardaient que rarement au-dessus de leur tête. Grossière erreur, surtout dans une ville il était si facile pour quelqu’un d’un tant soit peu agile de se déplacer de toit en toit.

Sautant sur la maison d’en face, prenant garde de ne pas glisser sur les tuiles, Luz poursuivit sa traque en faisant bien attention de ne pas laisser le bonhomme sortir de son champ de vision. Elle n’acceptait que rarement les missions d’interpellation et de vol comme celle-ci, mais les temps étaient durs et la messagère mercenaire avait fichtrement besoin d’un salaire. Ce boulot-là était tombé à pic. Son commanditaire était resté relativement flou sur l’identité exacte de sa ‘victime’, mais sur le coup, elle n’y avait prêté que modérément attention. Tout ce qu’elle avait à faire, c’était trouver sa cible, l’intercepter, récupérer le document qu’il avait sur lui, et le ramener à son employeur. Rien de trop difficile en soi, sa cible ne semblant être ni un sorcier ni un monstre de force, mais mieux valait être prudent. Profiter d’un mouvement de foule pour lui chiper le précieux document serait plus prudent que l’affronter directement. Et la prudence, c’était quelque chose d’important dans ce métier.

Constatant que son homme s’était engagé dans une ruelle relativement encombrée, probablement pour passer inaperçu, la messagère improvisée pickpocket décida qu’il était temps de passer à l’action. S’agrippant au bord du toit, elle se laissa tomber silencieusement sur le sol et se mit à marcher comme si de rien n’était, consciente qu’elle était assez loin pour ne pas se faire remarquer. La tête baissée, avançant d’un pas rapide, elle rattrapa rapidement le porteur du message et continua de marcher à seulement quelques pas de lui, attendant que l’occasion se présente. Et lorsqu’un passant bouscula inopinément le pirate, elle vit là sa chance. Elle passa derrière lui, profita de cette seconde d’ouverture pour glisser sa main dans son sac et en retirer le papier qu’elle glissa dans sa propre veste, et disparut dans la foule. Pas de remous, pas de bruit, rien qu’une seconde d’inattention. Luz continua sa route sans se retourner, désireuse de se fondre dans la foule, et à la première occasion, s’échappa dans une ruelle nettement moins bondée. S’adossant au mur, laissant échapper un soupir de soulagement, elle se laissa même aller à sourire. La première partie du plan était une réussite. Maintenant, elle n’avait plus qu’à retourner voir son commanditaire, lui remettre le document, et…

Elle n’eut guère le temps de penser à la suite : à peine avait-elle tourné les talons pour reprendre sa route qu’elle sentit une présence dans son dos, et avant même qu’elle n’ait le temps de se retourner, elle sentit des bras de la taille d’un tronc d’arbre l’enserrer et l’immobiliser, alors qu’une grosse main se plaquait sur sa bouche pour étouffer ses cris de protestation. La jeune fille n’eut pas non plus le temps de comprendre ce qu’il lui arrivait : un choc sourd à l’arrière du crâne et une douleur fulgurante plus tard, elle avait perdu connaissance.

Lorsqu’elle se réveilla, la première chose qu’elle perçut fut le roulis caractéristique d’un bateau en mer. Ou d’un état d’ébriété avancé, ses pensées n’étaient pas encore assez claires pour faire la différence, mais dès qu’elle put ouvrir les paupières et faire fonctionner ses cinq sens, elle constata que le bois dur sur lequel elle était allongée était le plancher d’une cellule, que ce mouvement était bien celui d’un navire en mer, et que vu l’obscurité et la douleur lancinante à l’arrière de son crâne ainsi que les menottes à ses poignets, elle pouvait raisonnablement conclure qu’elle avait été capturée. Par la barbe du diable, ça c’était bien sa veine. La brunette essaya de se redresser, mais étouffa un grognement de douleur alors que sa tête lui semblait sur le point d’exploser. Son plan avait superbement foiré. Et maintenant elle était en pleine mer, coincée avec… Avec qui, au juste ? Elle aurait bien voulu méditer sur la question, mais on avait visiblement d’autres plans pour elle, ainsi que le lui prouva l’entrée de son geôlier qui avait dû l’entendre se réveiller.

« Debout gamine. T’as des comptes à rendre, il me semble. »

Trop sonnée pour répliquer, Luz grogna quand l’homme lui empoigna le bras pour la forcer à se lever et la traîner avec lui hors de la cellule. Désorientée, elle essayait désespérément de savoir où elle était, mais à l’intérieur du navire aucun indice ne put l’aider. Il lui fallut attendre d’être sur le pont, où la conduisit le pirate. Aveuglée par la soudaine lumière du soleil, elle cligna des yeux, incapable de se repérer.

« Allez avance ! On n’a pas toute la journée ! »

Un coup dans le dos la poussa en avant, manquant de la faire trébucher. Réussissant enfin à mettre un pied devant l’autre, elle avança sans poser de questions, distinguant enfin ce qu’il se passait autour d’elle. Le spectacle lui glaça les sangs : c’était tout un équipage qui l’entourait et la regardait avec des envies de meurtres ou une curiosité sadique dans les yeux, si bien qu’elle se demanda à quelle sauce elle allait bien pouvoir être dévorée. Mais un détail attira son attention : la plupart des membres de l’équipage arboraient un même sigle, tatoué sur leur peau ou dessiné sur leurs vêtements. Elle était sûre d’avoir déjà vu ce Jolly Roger, mais où ? Son cerveau était encore trop embrumé pour le lui dire. Elle allait rapidement déchanter.

« Oï, Oyaji ! Voilà la prisonnière ! Quand je pense qu’une mioche pareille a failli nous échapper… Enfin, elle n’est pas allée bien loin. On l’interroge ou on la balance à la flotte maintenant ? »

Un piège ? Luz comprenait mieux maintenant, sa cible avait dû avoir des complices dès le départ. Elle avait donc été sous surveillance ? Son commanditaire avait-il une taupe dans son entourage ? Mais toutes ces questions s’évaporèrent instantanément lorsque ses yeux se posèrent sur l’homme qui se tenait en face d’elle, à la place d’honneur semblait-il, assis sur une chaise gigantesque et assisté de ce qui ressemblait à des perfusions. Mais les perfusions, elle s’en fichait : ce qu’elle reconnaissait, ce que son cerveau lui hurlait enfin, maintenant qu’il était pleinement réveillé, c’était l’identité du capitaine. Un semi-géant à la moustache blanche, une légende des mers à laquelle elle n’avait jamais vraiment su si elle y croyait ou non…

« Barbe-Blanche… » souffla-t-elle les yeux écarquillés par la stupéfaction. Toute couleur avait déserté ses joues, et ses jambes lui semblaient bien faibles d’un seul coup. Edward Newgate, l’homme le plus fort du monde. De deux choses l’une, soit elle était en train de rêver… soit elle avait décidément le pire karma du monde.
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MessageSujet: Re: La main dans le sac [PV Newgate]   Ven 28 Nov 2014 - 19:43

Topic archivé.
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La main dans le sac [PV Newgate]

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