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 [Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira

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Luz Misson
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MessageSujet: [Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira   Mar 26 Aoû 2014 - 23:56

« Chauuuuud. » se lamenta pour la douzième fois en douze minutes la jeune femme qui tentait tant bien que mal de se protéger du soleil en transformant son éternelle écharpe rouge en turban. Sa veste nouée autour de la taille, les épaules nues qu’elle sentait irrémédiablement cuire comme des œufs au plat sous le cagnard, le débardeur trempé de sueur, Luz Misson en bavait. A mort. Décidément, la native de Codex n’était pas faite pour les climats estivaux. Et encore moins désertiques. Que diable allait-elle donc faire dans cette galère ? Pourquoi n’avait-elle pas fui lorsque les marins de ce navire marchand l’avaient prévenue qu’ils se rendaient sur une île aux conditions météo plutôt rudes ? L’euphémisme aurait été charmant, si l’infortunée messagère ne s’était pas retrouvée pratiquement cuite à point sur une route poussiéreuse zigzaguant entre deux montagnes arides. Encadrée par trois marchands qui avaient débarqué en même temps qu’elle, des marchands de tissus locaux si elle avait bien compris, elle faisait de son mieux pour faire bonne figure dans cette excursion, mais pour être honnête, elle n’en menait pas bien large.

« Courage mademoiselle, nous y sommes presque. » lança l’un de ses compagnons d’un ton encourageant, auquel elle se força à sourire pour ne pas trahir sa profonde envie de se laisser tomber dans un coin et dépérir là. Deux heures. Deux heures qu’ils marchaient sur ce chemin rocailleux, dans l’espoir d’atteindre la capitale, Rosta, avant la nuit. Deux heures que deux questions tournaient en rond dans sa tête : pourquoi elle avait accepté cette mission, et de quoi allait-elle mourir d’abord, de déshydratation ou d’insolation ? Les collègues de Blue Mockbird devaient bien rigoler en pensant à elle, bien à l’abri derrière leurs bureaux dans les salles aérées de l’entreprise. Dire qu’ils s’étaient tous défilés, et qu’elle s’était portée volontaire parce qu’elle avait ‘envie de voir du pays’… On l’y reprendrait, tiens. En attendant, elle était là, sur cette île de Zargun, avec ses montagnes, son soleil, ses cailloux, et une mission à accomplir. De la plus haute importance, paraissait-il. Du moins, c’était comme ça que la chef, Jane Mortemart, lui avait vendu la chose lorsqu’elle avait signé le contrat de mission.

La mission comportait deux parties. D’abord, Luz avait quitté Codex pour se rendre sur l’île de Diggidy, où on lui avait appris que les excavateurs de l’île étaient en négociations avec l’île de Zargun pour venir creuser dans leurs mines en extraire des pierres précieuses, jusqu’ici passées inaperçues aux yeux du monde. Les dirigeants de Diggidy voulaient naturellement s’assurer de la bonne foi de leurs interlocuteurs, et leur avaient demandé de leur envoyer un échantillon des pierres trouvées dans les grottes de l’île. Et c’était à Blue Mockbird qu’on avait demandé de se charger du transfert. Et c’était Luz qui se retrouvait à faire l’aller-retour. Une mission intéressante, qu’elle allait se faire un plaisir de remplir… Si elle ne finissait pas cuite à point avant. Et elle espérait qu’il n’y avait pas de bestiole en mal de steak qui traînait dans le coin, sinon, elle était doublement mal barrée.

« Regardez, Misson-san. Rosta ! »

Sortant de son état de zombie semi-comateux, Luz releva la tête et regarda dans la direction indiquée par son guide avant d’ouvrir la bouche sans pouvoir dire un mot, estomaquée. Le spectacle qui s’offrait à ses yeux était époustouflant. Toute une ville construite non seulement à flanc de montagne… Mais aussi incrustée dans la montagne ! Les rues, les bâtiments mêmes étaient bâtis à même la roche, dont les teintes avec le soleil couchant devenaient rougeoyantes. Médusée, Luz suivit ses guides, et en arrivant devant le palais royal, elle oublia complètement la fatigue et ses coups de soleil. Finalement, Zargun et Rosta valaient bien le détour. Et la souffrance. Et la transpiration. Sapristi, que c’était beau. Tirée de sa rêverie par un garde qui l’invitait à entrer, lui rappelant qu’elle était attendue par l’un des conseillers du roi, elle entra dans le palais, prête à récupérer enfin le précieux colis à ramener à Diggidy…

Quelques heures plus tard, Luz était à nouveau à l’entrée de la ville. Elle avait passé une heure avec le conseiller, interrogée de long en large et en travers sur ses méthodes de travail et les délais, mise en garde à de nombreuses reprises sur le contenu précieux de son colis et du message qui l’accompagnait, et était finalement ressortie victorieuse, prête à passer à la suite des opérations. Elle avait trouvé à se loger chez l’un de ses guides de précédemment, et avait profité de quelques heures de repos pour se rafraîchir dans un bain d’eau froide, manger, et dormir un peu. Lorsqu’elle s’était réveillée, elle s’était aussitôt préparée pour se remettre en route. La commande était urgente, un bateau allait partir au matin, elle n’avait pas de temps à perdre, d’autant plus qu’elle n’aurait pas de guide ni d’escorte sur le chemin du retour jusqu’au port. Le coffret de pierres et la lettre soigneusement enfermés dans un coffre scellé d’un verrou codé dans son sac à dos, Luz longeait maintenant le flanc de la montagne en direction de la côte vers le sud. L’épuisement de l’aller avait pratiquement disparu, la messagère étant entraînée à couvrir de très longues distances en un temps record quelles que soient les conditions de terrain ou météo, et seuls subsistaient les coups de soleil de son calvaire. En d’autres termes, elle se sentait parfaitement à l’aise et confiante pour rejoindre le bateau. Elle aurait dû se rappeler que sur Grand Line, les choses étaient rarement aussi simples.

Un peu au-dessus d’elle, sur un relief rocheux, un caillou roula. Le son du ricochet fit écho jusqu’aux oreilles de la jeune femme, qui ralentit le pas jusqu’à s’arrêter tout à fait, scrutant les roches environnantes. Qu’est-ce que c’était que ce bruit ? Un animal ? Une des chèvres qu’elle avait vues en ville ? Une autre bestiole ? Ou tout bêtement une bourrasque de vent chaud qui avait repoussé un caillou en équilibre précaire ? Attentive, elle tendit l’oreille, à l’affût du moindre bruit suspect. Rien. C’était probablement son imagination, ou un lézard quelconque. Reprenant sa marche, Luz resta néanmoins sur ses gardes. Ce ne serait après tout pas la première fois qu’elle se frotterait à des pillards ou des espions désireux de mettre la main sur la marchandise… Et un deuxième bruit suspect confirma ses soupçons. Luz Misson n’était pas une grande guerrière, elle ignorait tout de l’aura ou de la présence des gens, mais elle avait pour elle deux avantages : la force de l’habitude, et un solide instinct. Qui en ce moment même, lui disait : méfie-toi, les ennuis ne sont pas loin. Quelqu’un la suivait. Elle en était sûre. Qui, elle n’en avait aucune idée, mais elle était bien déterminée à le savoir.

« Oï. » s’exclama-t-elle en s’arrêtant net et en levant la tête vers les rochers, la main sur la gaine un des éventails suspendus à sa ceinture. « Je sais que tu me suis. Montre un peu ta trogne au lieu de te cacher dans ces cailloux, on pourra discuter plus facilement. Sors de ta cachette ! »

Et s’il fallait en découdre, Luz était tout à fait prête. Après tout, s’il y avait bien une chose qu’elle n’aimait pas, c’était les stalkers qui suivaient leur proie dans l’ombre. Attaquer de front, c’était sûrement plus bourrin, mais nettement plus efficace.

Spoiler:
 


Dernière édition par Luz Misson le Mer 3 Sep 2014 - 14:40, édité 1 fois
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Yoshikage Kira
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MessageSujet: Re: [Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira   Ven 29 Aoû 2014 - 14:39

On dirait bien que ma discrétion légendaire m'a fait défaut, sur ce coup-là. Pour ma défense, je ne suis pas habitué aux chemins de montagne... On n'a pas idée de mettre autant de cailloux sur la route. En plus, sur Grand Line, on passe d'îles glaciales à de véritables fournaises, et vice-versa... Ah, décidément, ce voyage n'a rien d'un séjour de complaisance! Et j'ai beau être là depuis quelques temps déjà, et n'être qu'au début de mon aventure, je n'arrive pas à m'y faire. Mais bon, ce n'est pas l'heure adéquate pour réfléchir sur mon avenir et sur les questions métaphysiques. La femme m'a repéré, et il n'est pas poli de faire attendre une dame, que diable! Surtout quand elle est aussi jolie que celle-ci... Dommage d'ailleurs que je doive l'arrêter. J'espère qu'elle va se montrer coopérative, sans quoi il faudra que j'envisage d'abîmer son joli minois, et ça va à l'encontre de tous mes principes... Souplement, je me redresse, sortant de derrière l'aplomb rocheux qui masquait mon élégance à la face du monde. Par quelques bonds gracieux, j'achève de descendre à hauteur de la demoiselle, et je la dévisage sans honte, un grand sourire sur les lèvres, pour paraître à mon avantage. Elle est plus mignonne qu'en photo. Pas forcément des plus féminines, mais elle a un petit quelque chose qui fait que... Ah la la la, vraiment dommage de devoir l'arrêter. Passant une main dans ma longue chevelure, que j'ai nouée au cas où il faille me battre, j'apostrophe la brune qui me fait face:

- Bien le bonjour, mademoiselle. Je vous félicite pour votre oreille aiguisée. Et je complimente votre beauté, également. Malheureusement, je vais devoir vous demander de faire demi-tour et de me remettre le contenu de votre sac. Et votre numéro de Den-den Mushi, si vous le souhaitez, évidemment.

Et tandis que j'attends la réponse de la demoiselle, je me mets à penser à comment je suis arrivé dans cette situation....

***

Ah, Zargun! Une île dont on m'avait vanté la beauté de la capitale, taillée à flanc de montagne, avec une architecture rocambolesque. Un endroit à voir une fois dans sa vie, visiblement. Par contre, étant donné l'isolement relatif de Rosta, la dite capitale, beaucoup de voyageurs se contentaient de bivouaquer aux abords de l'île, attendant simplement que leur Log Pose se recharge. J'aurais bien suivi cette solution aussi, mais je manquais un peu de moyens, en ce moment, et quoi de mieux qu'une capitale pour remplir les caisses? Elle regorgeait sûrement de badauds, et je pourrais leur vendre quelques produits miracles ou souvenirs étincelants pour pouvoir payer ma traversée jusqu'à la prochaine île. Durant les heures qu'avaient duré le trajet, j'avais réfléchi à ma combine, même si mes pensées étaient ralenties par le soleil de plomb qui se déchaînait impitoyablement sur mon crâne. Moi qui avais le teint clair, j'étais bon pour ressembler à une écrevisse une fois arrivé là-bas.... Mais effectivement, le jeu en valait la chandelle. La ville semblait presque irréelle, et l'un des gusses dont je m'étais servi pour venir jusqu'ici me certifia que c'était loin d'être le plus bel endroit de Grand Line. Voilà pourquoi j'avais décidé de venir sur la Route de tous les Périls....

Mais la beauté ne soigne pas une gorge sèche, et je m'étais séparé de mes compagnons d'un jour après avoir pénétré dans Rosta même, pour prendre la direction de mon lieu de prédilection: une taverne. Ce n'était pas ce qui manquait, ici, et j'avais choisi un estaminet appelé "Pierre qui roule", intrigué par son nom et attiré par le bruit qui s'en échappait. L'ambiance était festive, à l'intérieur, et les serveuses, dont certaines assez élégantes, avaient fort à faire avec tous les clients. Certains dansaient, beaucoup beuglaient, et quelques-uns jouaient au carte. M'installant à une table à l'écart, histoire de pouvoir apercevoir toute la salle d'un clin d’œil, j'avais appelé une serveuse d'un geste. La femme, une petite brune aux yeux verts, s'était approchée et m'avait demandé d'une voix presque trop aiguë:


- Bonsoir, mon bon monsieur! Quelque chose a-t-il plu à vos yeux?

Ah oui, les rimes... J'avais déjà remarqué ça lors de mes déambulations jusqu'à la taverne, et on m'en avait informé plus tôt. Rien de dérangeant, enfin, du moins rien qui ne m'avait empêché de commander mon gueuleton. Une fois la serveuse partie vers les cuisines, pour y réclamer un plat de viande et du rhum, un type à l'air louche s'était approché de moi. Long manteau noir, poignard pas assez dissimulé pour mes yeux d'expert... Mon bon Kira, voilà que les ennuis étaient venus à toi! Ça faisait longtemps, tiens. L'autre m'avait demandé si je n'étais pas d'ici, parce que je n'avais pas fait de rimes aujourd'hui. Sans savoir s'il avait placé le aujourd'hui pour la rime ou s'il m'avait suivi depuis mon arrivée, ce qui aurait été plus inquiétant, je m'étais contenté de hocher timidement la tête. S'en était suivi un interrogatoire, tout ça pour arriver à la conclusion que j'étais quelqu'un de confiance. Satisfait, mon mystérieux interlocuteur m'avait proposé une mission, après un blabla imbitable sur une pseudo Résistance dont il faisait partie: capturer une certaine personne au service de la Marine, dont j'avais pu remarquer la présence importante au sein de la capitale, et récupérer sa cargaison. Pour s'assurer que je signe, il avait même évoqué des pierres précieuses en récompense. D'habitude, je l'aurais envoyé paître, mais ma "cible" était plutôt mignonne, et puis, des pierres précieuses, que diable!

***

Et me voilà ici, après une courte nuit de sommeil, un rhum tiède et une viande pas assez cuite. Pierre qui roule n'amasse pas mousse, après tout. Bref, je continue de fixer la jeune femme de mes yeux bleu acier. Sa main étant posée sur la poignée d'un sabre, la mienne vient instinctivement se loger sur celle de mon katana. Ma vie passe avant l'intégrité de son joli minois, malheureusement.


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MessageSujet: Re: [Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira   Mer 3 Sep 2014 - 14:39

Nom d’une pipe, c’était bien sa veine. Luz était habituée à se faire régulièrement intercepter par des gens mal intentionnés qui rêvaient de mettre la main sur sa cargaison, mais d’habitude, ils ne pointaient jamais le bout de leur nez aussi tôt. Là, elle n’avait pas vraiment eu le temps de réfléchir à un plan de secours si jamais elle tombait sur un pépin, d’autant que le voyage l’avait considérablement éprouvée et qu’elle avait préféré dormir que d’y penser… Erreur de débutante. Enfin, songea-t-elle en soupirant, heureusement que l’improvisation faisait aussi partie de son quotidien. Ce n’était pas la première fois qu’on cherchait à lui dérober sa marchandise, et ce ne serait certainement pas la dernière. Et jusqu’à maintenant, elle pouvait se targuer d’avoir toujours réussi à échapper à ses poursuivants. N’était pas messager de Blue Mockbird qui voulait… et s’il fallait en faire une démonstration à ce drôle de bonhomme en face d’elle, elle s’en ferait un plaisir.

Bien campée sur ses positions, elle suivit du regard la silhouette qui surgit soudainement de derrière le rocher qu’elle avait repéré, et observa le bonhomme rebondir agilement jusqu’à elle. Hm. Rapide, souple. Elle ferait mieux de se méfier. Elle était une experte en fuite rapide et en esquive, mais sur Grand Line, on ne savait jamais sur quel genre d’alien on pouvait tomber, et nul doute que viendrait le jour où elle rencontrerait plus doué qu’elle dans ce domaine. Elle espérait juste que ce ne soit pas aujourd’hui, vu la nature cruciale et confidentielle du contrat. Perdre des joyaux et un accord diplomatique, voilà qui ferait une sacrée tâche sur son historique… Et sa chef, Jane Mortemart, n’aimait pas les tâches. Mieux valait ne pas provoquer la colère divine de la boss, elle n’en connaissait que trop bien le danger et les conséquences. Elle se souvenait encore du remontage de bretelles de la dernière fois, quand elle et son co-équipier avaient momentanément perdu une livraison à cause d’une soirée trop arrosée… Le fait qu’ils avaient rattrapé le voleur en moins de vingt-quatre heures n’avait pas joué en leur faveur. Jane était impitoyable, dans son genre. Alors laisser volontairement les joyaux de Zargun au premier lascar qui les demande gentiment… Non.

Difficile de le prendre au sérieux, ce type-là, d’ailleurs. Dès qu’il avait ouvert la bouche, Luz avait affiché une mine dubitative, perplexe devant la politesse de son interlocuteur. Et assez insensible au compliment. Se sachant rouge et pelée de partout grâce à ses coups de soleil et probablement assez poussiéreuse, il avait soit de drôles de goûts, soit les yeux pas en face des trous. Le deuxième cas de figure l’arrangerait bien d’ailleurs. Redressant le menton, bien décidée à ne pas s’en laisser conter par un beau parleur, elle répliqua :

« Et en quel honneur est-ce que je devrais vous obéir ? J’effectue une livraison officielle au nom de la compagnie Blue Mockbird, je suis protégée par les lois de Zargun aussi bien que les lois internationales. C’est moi qui vais vous demander de faire demi-tour. »

Vaguement consciente que son argument n’aurait probablement que peu d’impact sur son interlocuteur, elle raffermit sa prise sur son sac sans cesser de fixer l’homme en face d’elle. Etait-ce un samouraï ? Il avait les cheveux longs et sombres, l’habit traditionnel qui rappelait ces fameux guerriers, et un katana à la ceinture. Voilà qui pouvait s’avérer dangereux. Elle avait l’avantage d’avoir ses éventails et de pouvoir se battre à distance, mais elle ignorait tout du niveau du bonhomme d’en face. Et dans le métier, mieux valait ne pas prendre de risques, si on voulait faire de vieux jours. Après ce court raisonnement, elle esquissa un sourire.

« Navrée l’ami, mais tu vas devoir repartir les mains vides. A plus ! » s’exclama-t-elle en dégainant un de ses éventails à projection de fumée à la vitesse de l’éclair, avant de le lancer sur son adversaire. Aussitôt la fumée grise s’échappa du projectile dans un sifflement, et Luz ne perdit pas une seconde. Il était temps de mettre les voiles. Contractant les jambes, elle bondit sur un rocher voisin, et enchaîna immédiatement avec le suivant, puis le suivant, véritable sauterelle de la montagne. L’écran de fumée lui ferait gagner un peu de temps, et la puissance de ses jambes ferait le reste. Du moins l’espérait-elle. Son écharpe la protégeant de la poussière soufflée par le vent, elle bondit un peu plus haut, s’accrocha à une paroi d’une main, tira de toutes ses forces et se servit de l’impulsion pour se hisser rapidement sur un chemin à flanc de montagne hors de portée de son poursuivant. En cas de fuite, ne plus passer par le chemin le plus évident. Les petits chemins rocailleux seraient ses meilleurs alliés pour rallier la côte sans se faire rattraper. Elle avait l’avantage du terrain, et elle comptait bien en profiter.

Pendant une dizaine de minutes, elle courut droit devant elle, changeant occasionnellement de chemin en sautant d’un roc à l’autre, essayant de ne pas laisser de traces dans le sable ou la poussière du chemin. Lorsqu’elle estima avoir pris assez d’avance, elle ralentit avant de s’arrêter, reprenant sa respiration en regardant autour d’elle. L’autre ne semblait pas avoir réussi à tenir la distance. Parfait. Autant en profiter. Apercevant un chemin en contre-bas, elle se laissa glisser et tomber sur le sol avec légèreté, avant de continuer en marchant. Elle n’était clairement plus sur le chemin principal, mais elle était sûre d’être dans la bonne direction. Ne restait plus qu’à s’assurer qu’elle arriverait à bon port. Mais quelques secondes plus tard, elle s’aperçut que son chemin menait à une impasse.

« Flûte. » souffla-t-elle. Elle allait être obligée de grimper. Laissant échapper un soupir, elle remonta ses manches et plaça ses mains sur la paroi, cherchant les meilleures prises… Jusqu’au moment où un bruit se fit entendre dans son dos. Un bruit qui commençait à devenir bien trop familier. Incrédule, elle fit volte-face.

« Vous avez réussi à me suivre ?! Mais comment… »

Non, elle n'avait pas le temps de discuter. Lâchant prise d'une main, à un mètre du sol, elle essaya aussitôt de s'emparer d'un autre éventail. Mais...

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MessageSujet: Re: [Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira   Dim 7 Sep 2014 - 10:41

Oh, super. La fille fait de la résistance. Et la loi... J'ai beau être un gentleman, Dame la Loi n'arrive que très rarement à me toucher. Je suis libre comme l'air, comme le vent, comme tout ce qui bouge librement et fait ce qu'il veut, quoi. Et cette petite femme n'arrivera pas non plus à me faire changer d'avis. La paie est trop bonne pour que je lâche l'affaire si facilement. Après un sourire de sa part, qui n'annonce rien de bon, elle lance dans ma direction un projectile grisâtre. Mon corps parle avant mon esprit, et j'arrache mon sabre à son fourreau, frappant l'objet pour l'envoyer au sol comme un animal blessé. Par contre, je ne peux rien faire contre la fumée âcre qui s'échappe de son éventail, dont j'ai reconnu la forme maintenant qu'il gît au sol. Pris d'une quinte de toux, je l'entends fuir, sa précipitation faisant rouler cailloux et gravats. Distribuant les coups de katana avec la ferveur d'un bûcheron, j'essaie de dissiper un minimum la fumée. On m'y reprendra, à faire preuve de générosité parce que l'adversaire est une donzelle... Deux ou trois minutes plus tard, j'y vois enfin clair et je rengaine mon katana. Je ferme les yeux et tend l'oreille. Rien, absolument rien, si ce n'est le bruit du vent. Comment vais-je retrouver cette créature du démon?

Il va falloir courir à travers la montagne. Et rien que pour ça, ça mériterait que je demande une augmentation. Mais en même temps... J'ai un peu la flemme. Je vais me contenter de marcher tout droit, et si je ne suis pas tombé sur ma cible d'ici... un quart d'heure, je commencerai à grimper et à explorer plus en détail le paysage. Il fait un peu chaud, ici, et je ne voudrais pas tomber et me rompre le cou. Ce serait du gâchis. J'entame donc mon périple, un pied, puis l'autre, suivant le chemin qu'aurait continué à emprunter la jeune femme si votre serviteur n'avait pas fait irruption pour la déposséder de sa cargaison. Quel idiot j'ai été, aussi... J'aurais dû gagner sa confiance pour pouvoir ensuite la dépouiller pendant son sommeil et m'enfuir. Si c'était à refaire, je procéderais comme ça. Autant je ne changerais certains de mes actes pour rien au monde, autant je pouvais parfois être idiot et faire preuve d'un manque de jugeotte. Mais bon, pour ma défense, la chasse à l'homme - ou à la femme, dans le cas présent - n'est pas dans mes attributions premières. Mes larcins sont plus insidieux, des escroqueries pleines de malice!

J'avance, sans trop de convictions, pendant cinq grosses minutes, admirant le paysage tout en commençant à me lasser de tout ce marron et de tout ces petits cailloux qui s'enfoncent sous mes pieds, je tends l'oreille de temps en temps, mais je commence à me préparer à jouer au cabri dans cette montagne stupide. Il va falloir que je réclame une prise de risque en plus... Mon employeur a intérêt à être riche, parce que je vais saigner sa bourse sans aucune pitié. Et là... Oh non! Une impasse. C'est bien ma veine. Tout ce que j'ai fait a servi à rien. Super, génial même! Bon, je n'ai plus qu'à faire demi-tour... Mais avant, un peu de repos. Bondissant sur un escarpement un peu à l'écart du chemin, je m'assieds, le dos calé contre un rocher, et ferme les yeux. Je n'ai pas spécialement sommeil, mais ça me permet de me couper un peu du monde. Histoire de faire corps avec mon sabre et d'aiguiser mes sens pour la dure tâche qui s'annonce... Et puis, soudain, un être supérieur semble faire un geste dans ma direction, me donnant un sacré coup de pouce sacré. Quelqu'un arrive dans l'impasse, et la probabilité que ce soit ma cible est très élevée. Je jette un œil par-dessus mon rocher, et... bingo! C'est elle.

Ni une ni deux, je bondis sur le chemin, sans me préoccuper du bruit. Elle ne m'aura pas deux fois, puisque je sais désormais qu'elle n'est pas inoffensive et que je vais devoir me salir les mains, façon de parler, pour la capturer. Tous mes réflexes convergeaient vers le même point d'attention. Son corps. Le moindre mouvement qu'elle ferait me suffirait pour me détendre comme un ressort et l'arrêter. Elle essaie d'atteindre une arme, peut-être un éventail. Elle n'y arrivera jamais, puisque je suis sur elle en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Je saisis fermement son poignet de ma main droite, stoppant son mouvement et l'accompagnant jusqu'à ce qu'elle ait de nouveau les pieds sur terre. Puis, de ma main libre, je pousse son épaule opposée pour la mettre dos à moi, et enfin je saisis ses deux poignets dans une seule main, comme pour faire des menottes. J'en profite pour loucher sur son postérieur, mais ça, elle ne le saura jamais. Il y a du potentiel. Pas le meilleur, mais loin d'être le plus affreux. Qu'à cela ne tienne, j'ai autre chose à faire. Mais d'abord...


- Désolé pour ça, mademoiselle. Je n'ai rien contre vous, mais la Résistance, ou des rebelles quelconques, me paient grassement pour vous arrêter. Et je suis bon prince: même si vous m'avez fait courir, je ne vous ferai pas de mal, c'est contre mes principes. Alors maintenant, remettez moi tout ce que vous transportez. Et pas de blague, ou je devrais vous fouiller moi-même. Et vous n'en avez pas envie, n'est-ce pas?

[i]Même si je suis très beau, les femmes n'aiment en général pas se faire toucher par des inconnus. En tout cas, sans attendre sa réponse, je la libère de mon étreinte et la pousse délicatement en avant. Et pour m'assurer de sa collaboration, je dégaine ma lame avec un chuintement qui évoque le sifflement d'un chat en colère: pas encore dangereux, mais peut rapidement le devenir...[i]


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MessageSujet: Re: [Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira   Sam 13 Sep 2014 - 0:47

Quelle idiote, mais quelle idiote ! Le mot se répétait inlassablement dans sa tête, martelant les parois de son crâne et de sa cervelle de moineau, alors qu’elle comprenait qu’elle s’était sans le savoir jetée droit dans la gueule du loup ! Bravo ! Bien joué, la messagère insaisissable ! Si Jane la voyait, elle l’attraperait probablement par la nuque pour la noyer dans le lavabo, histoire de lui apprendre un peu à revoir ses classiques. Ne jamais croire trop vite qu’on a réussi à semer un poursuivant. Surtout sur Grande Line. Elle était rapide, très rapide même… Mais non seulement elle n’était probablement pas la créature la plus rapide de Grand Line, mais en plus, on n’était jamais à l’abri d’une mauvaise surprise. Comme, au hasard, re-croiser son poursuivant alors que celui-ci vous avait perdu de vue.

« K’so ! » lâcha-t-elle alors que sa main agrippait l’éventail qui aurait pu lui servir à se défendre – trop tard. Avant même qu’elle n’ait le temps de déplier l’objet, son adversaire était devant elle, bien trop près à son goût, bien trop près dans sa zone de sûreté. Elle n’avait presque plus de marge de manœuvre. Sentant l’urgence de la situation, elle entama un pas de côté pour tenter une fuite, mais avant d’avoir pu faire un geste une main ferme lui empoigna le bras, les doigts de l’homme aussi douloureux que les serres d’un vautour autour de son poignet. Une douleur fulgurante lui traversa l’épaule alors qu’il lui retournait le bras dans le dos, la faisant dégringoler de son perchoir avant de la pousser contre la paroi.

« Aouch ! » Le choc rude et brutal de la roche irrégulière contre son torse et son visage lui avait arraché une exclamation de douleur, alors que l’autre resserrait sa prise et lui attrapait l’autre poignet, l’immobilisant totalement. Bon sang ! Attrapé au vol le moineau, abattue comme une débutante ! Furieuse contre elle-même et contre ce type qui avait réussi là où beaucoup d’autres avaient échoué, elle tenta tant bien que mal de se débattre, mais ne réussit à s’écorcher un peu plus contre la paroi rocheuse et à grogna comme un animal enragé. Si au moins elle pouvait le mordre ! Mais il était trop loin, hors de portée de ses dents, et ses tentatives de coups de pieds n’avaient pas l’air très efficaces. L’enfoiré ! Si seulement Anri était là, il pourrait lui faire sauter la caboche d’une cartouche… mais malheureusement, la chef l’avait envoyée seule, sur ce coup-là. Tout ça parce qu’elle avait réclamé plus d’indépendance ! Ca lui apprendrait, tiens !

Soudain, elle se sentit tirée en arrière, se détachant de la falaise – au moins une bonne nouvelle, sa tempe et sa pommette droite lui faisaient horriblement mal et il lui semblait bien qu’elle sentait du sang couler sur sa joue – et la voix de son agresseur se fit entendre, bien trop près de son oreille à son goût. Dès ses premiers mots, son sang se figea dans ses veines. La Résistance ? C’était bien sa veine ! Le conseilleur du roi l’avait bien prévenue à leur sujet, et elle avait espéré que l’échange avait été suffisamment passé sous secret pour ne pas parvenir à leurs oreilles, mais visiblement le secret avait fuité. Et voilà qu’ils lui avaient collé un mercenaire aux trousses, mercenaire qui était bien près du but à l’heure actuelle. Au moins, ils n’avaient pas l’air d’avoir payé pour la tuer… Et c’était peut-être bien là que résidait sa chance de s’en tirer. Elle grimaça à l’idée de voir ce type la fouiller pour mettre la main sur son chargement, mais une autre idée lui vint à l’esprit. Après tout, tout n’était peut-être pas perdu.
Luz ne put réprimer un sentiment de soulagement lorsqu’elle sentit l’étreinte se desserrer et ses poignets libérés. Prenant garde de ne pas faire de mouvement brusque pour ne pas se retrouver à nouveau proprement maîtrisée et saucissonnée, elle massa ses avant-bras endoloris en se retournant pour faire face à son adversaire, sa consternation de s’être fait attraper clairement peinte sur son visage incapable de mentir – la comédie n’avait jamais fait partie de ses savoir-faires – et garda le silence quelques secondes, comme si elle se donnait le temps de réfléchir. Ce qu’elle faisait effectivement, mais non pas pour décider si elle allait lui donner les joyaux ou non : plutôt pour décider de comment elle allait réussir à négocier un juste milieu et retourner le jeu à son avantage.

« Si vous vous attendez à des remerciements pour m’avoie laissé la vie sauve, ne vous faites pas trop d’espoirs. » commença-t-elle, boudeuse. Mais puisqu’il lui avait laissé la vie sauve, justement, elle comptait bien en profiter et ne pas laisser passer cette chance. Il allait voir à qui il avait affaire ! Lentement, Luz fit glisser son sac de son épaule, l’ouvrit, et en sortit une boîte en fer forgé qui contenait les précieux joyaux. Mais pour cette fois, la culture improbable de Codex allait lui donner l’avantage.

« C’est ça que vous voulez ? » demanda-t-elle en montrant la boîte à son interlocuteur, mais sans faire mine de la lui donner. « Ca ne vous servirait à rien de la voler telle quelle. Chez Blue Mockbird, quand on voyage, on prend ses précautions. Cette boîte est scellée par un code à cinq chiffes dont moi seule connaît la clé. » Non, elle n’avait pas pu s’empêcher de sourire. De ce même sourire qu’ont les gosses qui s’amusent au détriment des autres, comme quelqu’un qui a fait une bonne blague. « Et si vous essayiez de forcer la serrure, vous briseriez une petite fiole dont nos chimistes ont le secret, dont le contenu se déverserait dans le verrou pour se solidifier et le fermer à jamais. »

Décidément, la technologie bizarre qu’on trouvait sur Codex n’avait pas que du mauvais. Elle s’en rendait compte une fois de plus. Mais si elle voulait échapper à une mort quasi-certaine, maintenant qu’elle avait prouvé qu’elle ne se laisserait pas faire, elle se devait de proposer une ouverture à cet homme. Qu’elle prouve sa bonne volonté, et gagne un peu de temps.

« Je vois bien que je suis coincée, je vous propose donc un marché. » lança-t-elle en ramenant la précieuse boîte contre elle. « Conduisez-moi à la résistance. Ils vous ont juste demandé de m’arrêter, non ? Alors menez-moi à eux, ils auront de toute façon besoin de moi pour ouvrir la boîte. Promis, je ne tenterai pas de coup tordu. Marché conclu ? »

Si Luz espérait ainsi pouvoir marchander avec la Résistance, elle ne s’attendait certainement pas de la direction inattendue que les évènements allaient prendre par la suite.
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Yoshikage Kira
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MessageSujet: Re: [Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira   Lun 15 Sep 2014 - 22:27

Voilà qui faisait bien les affaires du natif de Shimotsuki, tiens. S'il récupérait la boîte mais pas la donzelle, il ne pourrait pas ouvrir la boîte et filer avec son contenu, plantant là toutes ces histoires de Résistance, de messager et de royauté, beaucoup trop compliquées à son goût. Et bien trop ennuyeuses. Le gars qui l'avait engagé, s'il représentait la Résistance, ne donnait pas une très belle image de cette dernière, et Kira les imaginait bien être le genre de personnes qui faisaient exploser tout et n'importe quoi pour réclamer des droits. Qu'ils essayent donc de forcer la boîte malgré l'interdiction lui paraissait tout à fait probable, et cette solution était donc de fait impossible à essayer. Plus que toute chose, Kira détestait perdre son temps, et celui-ci serait perdu si le contenu de la boîte l'était. Peut-être qu'il pourrait tenter de corrompre la jeune femme, en lui offrant la moitié du contenu du coffre contre sa liberté. Non, elle avait un employeur, Blue Mockbird. Et si le sabreur ne les connaissait ni d' Eve ni d' Adam, il était clair en revanche que la gourgandine les tenait en haute estime, vu comme elle en parlait. C'est le souci, avec les gens trop intègres: en général, ils ne font pas bon ménage avec ce roublard de Kira. Ce dernier commença à se gratter le menton, réfléchissant à la meilleure chose à faire, fixant toujours la demoiselle de ses yeux en amande. Après tout, il était sur Grand Line, qui sait ce que pouvait lui réserver cette femme.

Le mieux à faire était encore de la présenter à la Résistance. Le disciple du Bushido n'avait strictement rien écouté de ce que lui racontait hier son "employeur", mais il y avait relevé moult larmoiements. Peut-être que la messagère retournerait sa veste et rejoindrait les forces rebelles, plantant un couteau dans le dos du Roi et de sa clique. Le problème de cette option là venait plus en aval de l'histoire: le sol de l'île regorgeait de joyaux, comme ceux de la boîte et ceux promis à Kira. Si la Résistance exploitait le filon à son compte, elle pourrait sûrement mener à bien une révolte et acheter la vindicte populaire. Et en tant que responsable du contact entre les mineurs et les rebelles, l'épéiste à la longue chevelure d'ébène serait sans doute porté aux nues. Non pas que l'idée lui déplaise, bien au contraire, mais cela lui apporterait beaucoup trop de reconnaissance, et trop de gens voudraient sa tête. Il se retrouverait peut-être même avec une prime, puisque la Marine était de mèche avec le Roi - ça, il l'avait retenu puisque ça pouvait potentiellement lui amener des ennuis -. Mais malheureusement, c'était la seule option qui s'offrait à lui. Enfin, non, il pouvait toujours tout lâcher, mais il finirait les mains vides. Disons que c'était l'option la plus lucrative et la moins pire, à défaut de la mieux.

Soupirant, il acquiesça l'offre de la jeune femme, et l'invita à prendre la tête de leur cheminement en sens inverse, histoire qu'il puisse garde un œil sur elle: simple question de précaution, affirma-t-il, loin de lui l'idée de mettre en cause l'honnêteté de cette messagère. Comme pour prouver qu'il insistait pour qu'elle prenne la tête, il caressa le pommeau de son sabre, qui semblait prêt à jaillir hors de son fourreau à tout moment. Bon gré, mal gré, le duo improvisé se mit donc en route en sens inverse, direction Rosta. C'était bien la peine d'avoir crapahuté dans ces montagnes. Tout ça pour ça, résuma parfaitement un énième soupir du hors-la-loi d' East Blue. Aux premiers instants du trajet, il se tut, ne cherchant pas à briser le silence étrange qui étendait son voile entre lui et sa "prisonnière". Et puis, n'y tenant plus, il se lança alors qu'ils suivaient un sentier relativement tranquille:


- Je crois que nous n'avons pas été présentés, mademoiselle. Yoshikage Kira, pour vous servir. A qui ai-je l'honneur?

Il n'arrivait plus à se souvenir si on lui avait ou non donné le patronyme de la messagère. Il ne lui semblait pas, il s'en serait souvenu le cas échéant, puisqu'il ne pouvait pas oublier une demoiselle à l'aspect sympathique, mais il était tout à fait possible que le gusse de la Résistance l'ait placé au détour d'une explication chiante à mourir sur la montée au pouvoir de la Marine et la dictature subséquemment instaurée. Tout en attendant sa réponse, qui viendrait, il l'espérait, puisque la perspective de voyager avec une porte de prison ne l'enchantait guère, il passa une main dans ses cheveux, et l'en retira poisseuse: il demanderait un bain avant de repartir. Le dernier contact de sa peau délicate avec de l'eau propre et du savon remontait à... beaucoup trop longtemps.

Spoiler:
 


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Luz Misson
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MessageSujet: Re: [Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira   Dim 21 Sep 2014 - 18:02

Un point pour elle. Le samouraï – ou quoi que fut ce type – en face d’elle semblait céder à sa proposition, probablement faute de meilleur plan face à ce retournement de situation inattendu. Dieu bénisse les inventeurs farfelus de Codex. Cette drôle d’idée d’améliorer ces boîtes codées sont l’île tirait son nom lui avait probablement sauvé la vie aujourd’hui. Si on lui avait dit ça il y avait quelques années quand elle avait rejoint les rangs des messagers, elle aurait sûrement ri au nez de son interlocuteur. Ce qu’elle avait sûrement fait d’ailleurs en y repensant. Elle revoyait encore son père, quand elle était encore gamine, lui apprendre le fonctionnement et comment « craquer » un de ces codex. Elle l’embrasserait, tiens. Au moins, elle aurait quelque chose à lui raconter à son retour… Si elle réussissait à s’extirper de cette situation incongrue.

Après une seconde d’hésitation, Luz s’avança à contrecoeur et passa devant son « ravisseur » pour prendre la tête de la marche. Qu’il garde un œil sur ses mouvements, soit. Mais elle n’était pas rassurée à l’idée qu’un type avec un sabre pendant à sa ceinture se promène derrière elle. Elle restait donc sur ses gardes, prête à prendre la tangente au moindre mouvement suspect. S’il y avait bien quelque chose qu’elle souhaitait encore moins que perdre sa livraison, c’était de finir en rondelles. Elle n’allait pas tenter le diable avec celui-là, mais elle espérait qu’il ne faisait pas partie de ces types qui rompent un marché à tout bout de champ. En passant devant lui, elle lui jeta un regard à la dérobée. Que voulait-il exactement ? Etait-ce un mercenaire complètement dévoué à la cause de la résistance ? Ou bien travaillait-il pour son propre compte ? Aurait-elle l’occasion de le pousser à retourner sa veste et la laisser filer ? Malheureusement, elle ne put rien lire d’indicatif sur les traits impénétrables du guerrier, et par prudence, décida qu’il valait mieux lui obéir sagement. Pour le moment. Elle aurait tout le temps d’élaborer un plan de secours plus tard, une fois qu’ils auraient rejoint la cachette des rebelles.
La chaleur ne décroissait pas, bien que le soleil, lui, ait déjà commencé lentement à entamer sa descente. On disait que sur Zargun les journées étaient longues et les nuits courtes, et que le soleil mettait toujours des heures à se coucher, offrant les plus longs crépuscules auxquels l’on puisse assister sur Grand Line. Tant mieux. Quitte à se faire conduire chez des rebelles comme prisonnière avec quelqu’un de certainement peu bavard, autant avoir le paysage comme distraction. Le duo cheminait en silence, ayant quitté les bordures escarpées de la montagne pour avancer sur un chemin plus plat et mieux aménagé. Songeuse, Luz gardait les yeux fixés au sol, considérant sans le voir le sable qui se fixait à ses bottes. Lorsque la voix de son geôlier la tira de ses pensées.

« Yoshikage… Kira ? » répéta-t-elle, sans que ce nom ne lui rappelle quoi que ce soit – et sans savoir si c’était une bonne chose ou pas. Elle garda le silence une demi-seconde, se retournant brièvement pour jauger le jeune homme. « Je m’appelle Luz Misson. Etonnant qu’on ne vous ait pas donné le nom de votre cible, à la résistance. » remarqua-t-elle en remontant son écharpe sur son nez. Ainsi, ce Kira voulait faire la conversation ? Etonnant de la part d’un ravisseur, mais au moins, ça lui permettait d’en apprendre un peu plus. Et surtout, son petit doigt lui disait qu’il était moins dangereux qu’elle ne l’avait d’abord cru. Elle pouvait toujours se tromper bien sûr, mais quel genre de type faisait la conversation à une future victime ? Peut-être avait-il réellement l’intention de se contenter de la mener aux résistants et ensuite de la laisser tranquille ? Allons, ce serait trop beau. Mais après tout, l’espoir faisait vivre. C’est pourquoi elle décida de se fier à son instinct, et de se dire que la fin n’était pas pour tout de suite. « Et que faites-vous dans la vie, Yoshikage Kira ? Enlever des gens, c’est un travail à plein temps ? Ou c’est occasionnel et j’ai juste manqué de chance ? »

Oui, Luz se permettait même un peu d’humour, mais hé – déclencher de nouvelles hostilités de mènerait à rien tant qu’elle ne saurait pas exactement à quoi s’attendre.

L’improbable duo continua d’avancer pendant environ une heure, et ce fut sans grande surprise qu’ils finirent par quitter les sentiers battus pour emprunter à nouveau un chemin escarpé que visiblement Kira connaissait. Suivant ses indications, puisqu’il continuait de la laisser précéder, elle passa agilement d’un rocher à un autre, prenant garde de ne pas se fouler une cheville et se laissa finalement tomber un peu plus bas dans ce qui ressemblait à une minuscule vallée particulièrement difficile d’accès. Et surtout, qui semblait ne déboucher sur rien d’autre qu’une impasse. Perplexe, elle jeta un regard à son compagnon, qui semblait sûr de lui, et elle haussa les épaules avant d’achever de descendre jusqu’en bas. Là, au creux de ce véritable trou rocheux, elle regarda sans comprendre les parois rocheuses qui les entouraient.

« Kira-san, loin de moi l’idée de douter de vous, mais vous êtes sûr qu’on est au bon endroit ? » demanda-t-elle, mais avant même qu’elle n’ait le temps d’entendre sa réponse, un autre bruit attira son attention.

Des bruits de coups que l’on donnait contre la roche.

Des bruits de coups que l’on donnait contre la roche, qui venaient de l’intérieur de la roche.

Stupéfaite, Luz fixait la paroi.

« Ca alors… ne me dites pas que la résistance… est là-dedans ? »
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MessageSujet: Re: [Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira   Dim 21 Sep 2014 - 23:29

Cette brave fille avait de l'humour. C'était respectable. Peu de gens auraient trouvé le cran d'essayer de blaguer avec quelqu'un susceptible de les tuer à n'importe quel moment. Dommage que le destin ait voulu que Kira et elle soient dans des camps opposés pour cette histoire. Son sérieux allié à la nonchalance du natif de Shimotsuki aurait pu donner un duo des plus intéressants. Mais bon, il gardait espoir: peut-être qu'elle accepterait de rejoindre la Résistance. Tout en continuant de marcher, il répondit à la demoiselle:

- Dans la vie? J'essaye d'en faire le moins possible tout en gagnant le plus d'argent possible. Ça passe parfois par des enlèvements, mais croyez bien que je n'ai rien contre vous, jeune fille.

Il ne savait pas si elle était ou non plus jeune que lui, mais qu'importe. Il était plus grand, et, surtout, c'est lui qui tenait le sabre. Durant le reste du trajet, le duo échangea des banalités, mais la conversation ne mènerait pas bien loin puisque la demoiselle devait sans doute se poser trop de questions sur son sort pour pouvoir mener une conversation intelligente avec un homme d'esprit tel que Kira. Ce dernier faisait de son mieux pour se remémorer les instructions du rigolo de la veille. Il savait qu'il lui avait dit de se rendre à un de leurs repères dans les montagnes une fois sa mission accomplie, mais il avait perdu le fil au milieu des explications parce qu'une charmante serveuse était passée non loin de la table où le type louche lui tenait la jambe. Toutefois, pour éviter de créer une brèche psychologique dont la jeune messagère profiterait sans doute, le ton de Kira ne tremblait pas, et le sabreur avait l'air de savoir où il allait, même si plus d'une fois il pria pour emprunter le bon escarpement. Et il faut croire que Dame la Destinée avait du goût en matière d'hommes, puisqu'elle avait prêté main-fort à Kira: le duo avait atteint le rocher en étoile, signe distinctif de l'entrée du repaire où devait se rendre le sabreur. Alors, bien sûr, la jeune femme commença par douter. Et puis, le bruit de coups la fit taire.

S'approchant de la paroi, tout en gardant un oeil sur sa "prisonnière", l'élégant bretteur frappa trois coups avec le pommeau de son sabre. Tous les bruits de martèlement s'interrompirent, et seul le bruit du vent semblait troubler les alentours, qui retenaient leur souffle. Après quelques interminables secondes, un bruit de pierre raclant le sol débuta, et un pan rocheux de deux mètres de haut pour deux de large commença à pivoter: l'entrée du repaire, d'où sortit le gars d'hier. En voyant Kira, il sourit. En voyant Luz, il sourit moins et commença à brandir une pioche de sa ceinture, sans doute décidé à régler son compte à la messagère. Le disciple de Koshiro eut tôt fait de bloquer le poignet de son commanditaire: qu'est-ce qu'il se disait, déjà, sur les méthodes "expéditives" de ces crétins? Soupirant, il lui expliqua qu'il gérait la situation et qu'à défaut d'avoir ramené le contenu du coffre, il avait ramené le moyen de l'ouvrir. L'autre haussa un sourcil, l'air interrogateur, et le hors-la-loi au grand cœur saisit délicatement Luz par la main, pénétrant dans le repaire sans attendre les instructions de son commanditaire, qui les suivit toutefois, sans oublier de refermer la porte. Suivant une galerie aux murs recouverts d'une drôle de matière phosphorescente, le trio arriva rapidement à une gigantesque salle, au plafond naturel voûté et parsemé de stalactites étincelantes. Dans un coin, un chariot rempli de quelques diamants et autres pierres précieuses. Et, ça et là, quelques hommes avaient lâché pioches et pelles pour observer les nouveaux arrivants. Intéressant, tout ça...

Trottinant derrière le guerrier aux cheveux d'ébène, le Résistant était revenu à sa hauteur, et il explosa: pourquoi avait-il amené une traîtresse ici? A coup sûr elle allait tous les éliminer, et puis s'emparer des pierres, et.... Le sabreur fronça les sourcils et fixa l'autre de son regard le plus froid possible, ses yeux semblant ceux d'un fauve prêt à dévorer sa proie. L'autre ravala sa salive, et surtout, se tut, et Kira se lança sur un ton enjoué, chassant toute dureté de ses yeux qui reprirent leur air las:


- Pas de panique, je surveille la demoiselle. Je vous l'ai ramenée puisqu'elle est la seule à pouvoir offrir le coffre contenant les pierres sans qu'il soit scellé à jamais, ou quelque chose du genre. Ce qui n'est ni dans mon intérêt, ni dans le vôtre. Elle voulait vous voir, et je me suis dit que vous étiez les mieux placés pour la convaincre, donc nous voilà.

Le Résistant acquiesça, puis ouvrit la bouche, mais s'interrompit et se retourna pour fixer la source d'un bruit nouveau. Kira avait déjà les yeux rivés sur ce qui provoquait ces coups sur la roche: les pas d' un inconnu, plutôt costaud avec ça. Borgne, cheveux mi-longs, quelques poils de barbe ça et là... Kira grimaça. Encore un rustre. Grand Line en regorgeait, et ils pullulaient encore plus sur Zargun. Le costaud posa une main sur l'épaule de l'interlocuteur privilégié du disciple de Koshiro, et l'invita à se retirer. Puis, il fixa sabreur comme messagère, et annonça d'une voix grave qu'il allait expliquer à la jeune fille les tenants exacts de sa mission, qu'elle comprenne. Persuadé que tout ça allait être ennuyeux à mourir, le sabreur réprima un bâillement, histoire de garder des munitions, et commença à se gratter l'oreille tout en observant le plafond, tournant la tête pour détailler les stalactites... Il aurait voulu pouvoir être sourd sur commande.


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MessageSujet: Re: [Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira   Jeu 25 Sep 2014 - 23:09

Il n’y avait pas que les alentours qui retenaient leur souffle : Luz elle-même avait oublié de respirer dès le moment où le regard de Kira croisa le sien pour confirmer ses doutes. Nom d’une pipe. Une cachette dans la roche. Même à Codex, île qui se targuait de détenir l’apanage du progrès scientifique en matière de puzzles tordues et machins cachés, ils n’avaient rien d’aussi discret. Pourtant, Dieu savait que l’île regorgeait de cachette. Mais manquait de roches, aussi. Ceci expliquait peut-être cela. En attendant, c’était Zargun qui ne cessait de surprendre la jeune fille. D’abord un palais dans la montagne, ensuite un samouraï kidnappeur, et maintenant ça ? Décidément, on ne s’ennuyait pas dans les parages, malgré les apparences. Et quelque chose lui disait qu’elle n’était pas encore au bout de ses surprises. Les yeux fixés sur la porte qui venait de pivoter, elle ne parvint à sortir de sa stupeur que lorsqu’un homme assez large d’épaule et la peau noircie par la poussière de la mine fit son apparition. Et le regard qu’il posa sur Luz ne lui plut pas. Du tout. Avant qu’elle ne puisse fournir la moindre explication, le garde portait la main à sa pioche, et par réflexe, Luz porta la main à son éventail – mais Kira l’avait devancée et avait déjà fait changer d’avis leur charmant hôte. Ce n’était pas passé loin. Le cœur battant sous le coup de cette brève montée d’adrénaline, Luz s’efforça de garder un visage impassible en laissant retomber sa main, avant de sentir celle de Kira s’y glisser et l’entraîner vers la mine. Non mais, oh. Faudrait voir qu’il ne se permette pas trop de choses quand même, le sabreur gentleman, là. Mais rapidement, Luz oublia de réfléchir à une façon de l’envoyer promener sans s’attirer ses foudres : le décor qui l’entourait était bien plus passionnant et fascinant.

« Ca alors… » souffla-t-elle, éblouie, sans prêter particulièrement attention aux hommes qui s’intéressaient peut-être d’un peu trop près à leurs deux visiteurs. Hélas, l’homme qui les avait accueillis recommençait à faire du bruit, et c’est à bout de patience que Luz le fusilla du regard, prête à lui rétorquer que si elle avait voulu filer avec les pierres, elle aurait certainement trouvé un moyen plus malin que ça, mais encore une fois, le jeune homme qui avait eu le mauvais goût de l’arrêter l’avait devancée. Il faudrait voir à ce que ça ne devienne pas une habitude, non plus. Sinon, elle allait mal le prendre.

« Dis donc le sabreur, je te remercie bien de les avoir fait taire mais c’est pas parce que tu as réussi à m’attraper que je ne peux pas me défendre tout seule… » glissa-t-elle en grinçant des dents à son compagnon, mais avant que celui-ci ne puisse rétorquer, un autre personnage fit son entrée en scène. Et dès qu’elle le vit, Luz comprit que cette fois elle avait probablement affaire à un gros poisson. Possiblement au grand manitou, même. Au chef de la résistance, en somme. Formidable. De deux choses l’une : ou bien ce bonhomme allait en avoir assez dans la caboche pour accepter de négocier, soit… il allait être encore plus buté que les autres, auquel cas elle n’était pas sortie de l’auberge. Mais que Diable allait-elle faire dans cette galère ?
« Mes excuses pour cet accueil, les étrangers sont rarement les bienvenus dans notre écueil. J’ai entendu mes hommes dire que vous étiez prête à parlementer ; j’en conclus que vous acceptez de nous écouter ? »
« Enfin quelqu’un qui a l’air raisonnable, par ici. » soupira Luz en se retenant de relever les rimes. « C’est exact, même si ce n’est pas vraiment comme si j’avais le choix. »
« Vous êtes la seule à pouvoir ouvrir le coffre. Je vous invite donc à venir écouter notre histoire et notre offre. »

L’homme s’effaça pour indiquer le passage à ses invités, et le duo suivit un passage étroit et bas de plafond jusqu’à ce qui ressemblait à une salle taillée dans la pierre – et dans le diamant, à en juger par les reflets des torches sur la voûte, formant comme une étrange constellation au-dessus de leur tête alors qu’ils s’asseyaient à même le sol, leur hôte en face de ses deux invités, le visage particulièrement grave. Au loin, Luz distinguait le bruit amplifié par l’écho de perles d’eau tombant des stalactites. Le silence des hommes, ajouté à cette ambiance particulière, conférait à la scène un caractère solennel pratiquement religieux. Les bras fermement agrippés sur son sac, Luz ne quittait pas son interlocuteur des yeux. Après tout, la suite dépendait surtout de lui.

Et la messagère ne fut pas déçue. Retranscrir le récit complet de Stepan Minervo, ancien conseiller du roi et désormais chef de la résistance de Zargun, serait bien trop long et fastidieux pour nos chers lecteurs – d’autant que Luz avait l’impression de devenir chèvre, avec ces rimes à chaque phrase. Mais l’histoire qu’elle entendit ce jour-là, celle d’un roi trop doux, d’un colonel trop fourbe, d’une amitié trahie, et d’un pays au bord de la guerre civile se grava dans sa mémoire et fit forte impression sur son esprit pourtant peu enclin au sentimentalisme facile. Elle n’était pas insensible, mais elle en avait entendu des histoires, lors de ses expéditions. Mais celle de Zargun, Malo, et Minervo, était sans conteste l’une des farces les plus tragiques qui lui ait été donné d’entendre. Durant tout le récit de Minervo, Luz ne l’avait pas lâché des yeux, sondant son visage, à l’écoute de son intuition. Elle avait peut-être un talent certain pour se mettre dans les ennuis, mais son instinct la trompait rarement. Et de même que son instinct lui avait dit qu’il valait mieux suivre Kira et que celui-ci ne la tuerait pas, son instinct lui soufflait maintenant que Minervo et son récit étaient sincères. Après que l’homme ait apporté le point final à son histoire, un silence étrange tomba sur l’assemblée immobile, les ombres seules dansant au rythme délicat des flammes. Minervo dévisageait ses invités, et Luz n’avait à aucun moment détourné le regard.

« Maintenant que la situation vous est connue, j’espère que vous ne m’en voulez plus. La Marine ne peut pas mettre la main sur ces joyaux – il faut que le plan de Bern tombe à l’eau. Jamais les experts de Diggidy ne doivent poser le pied sur l’île, autrement, nous n’aurons d’autre choix que la guerre civile ! »
« C’est un peu extrême comme solution. » remarqua Luz en se gardant de tout autre commentaire. « Vous voulez donc que je vous remette les joyaux ? C’est tout aussi idiot : jamais je ne leur dirai que je les ai perdus, et la seule alternative est de leur dire qu’on me les a volés. Il ne faudra pas longtemps à Bern pour savoir qu’il s’agissait de vous et soit recommencer, soit raser toutes les montagnes jusqu’à vous tomber dessus. Dans les deux cas, vous perdez. »

Les paroles de Luz eurent l’air de faire mouche, puisqu’elle entendit des murmures s’élever dans son dos. Le visage buriné de Minervo se crispa imperceptiblement, avant d’afficher une expression de profonde lassitude. Furtivement, Luz eut l’impression qu’il venait de vieillir de dix ans. La jeune femme se radoucit légèrement. Au fond, cet homme n’était pas fait pour cette vie de hors-la-loi, ça se sentait. Au fond, cet homme lui faisait pitié. Ce pays tout entier lui faisait pitié.

Et ce Bern, lui, lui donnait foutrement envie de lui jouer un petit tour à sa façon.

Lentement, Luz ouvrit son sac et en extirpa le coffret-codex, qu’elle déposa devant elle.

« Comprenez un peu ma situation. Si je veux sauver mon poste et ma peau, je ne peux pas me pointer les mains vides au rendez-vous. » commença-t-elle, et le garde de tout à l’heure commença encore à grogner. Décidément, celui-là ! « Néanmoins… » reprit-elle d’une voix plus forte pour couper court à toute chamaillerie, « … je ne suis pas obligée de donner les vrais. »

Un lourd silence s’installa à nouveau. Luz inspira, puis se lança dans l’explication de son plan. Improvisé, certes. Mais c’était mieux que rien.

« Minervo, si vous et vos hommes êtes en mesure de fabriquer de faux joyaux pour remplacer ceux-ci d’ici demain, il y a peut-être une solution. Et vous Kira-san… » fit-elle en se tournant vers son ravisseur. « Vous sentez-vous capable de jouer la comédie ? Et de prétendre m’attaquer sur Diggidy lors de la remise des joyaux ? »

Après tout, si de faux joyaux remplaçaient les vrais, Kira n’aurait même pas besoin de prendre de risques pour les voler. Une fois qu’il serait parti et que la supercherie serait découverte, on en conclurait que le voleur avait dérobé les vrais pour les remplacer par des faux. Il suffirait qu’ils jouent suffisamment bien leur rôle, tous les deux…

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MessageSujet: Re: [Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira   Ven 26 Sep 2014 - 22:34

Drôle d'histoire que celle de Zargun. Au fond, ce Stepan Minervo était un peu comme Kira, en beaucoup moins élégant, tout de même. Un type qui ne demandait qu'à vivre tranquillement mais se retrouvait embrigadé dans une affaire quelconque. Bon, la comparaison était peut-être un poil exagérée, puisque Kira n'avait pas à porter à bout de bras une rébellion contre un roi manipulé par un Colonel retors faisant passer son profit avant la sécurité de ceux qu'il avait juré de défendre, et qu'il lui arrivait souvent de chercher à rejoindre les dites affaires quelconques par intérêt, mais il y avait quand même des atomes crochus. D'ailleurs, la seule chose qui avait empêché l'homme aux yeux couleur de miel d'aller tapoter sur l'épaule du rebelle sur fond de "I know that feel, Bro.", c'était que Luz avait l'air captivée par l'histoire et lui en aurait sûrement voulu d'interrompre le conteur improvisé pour quelque chose d'aussi trivial. En tout cas, comme il l'avait prédit, la demoiselle était bien décidée à faire de son mieux pour aider la Résistance. Et un pas de plus vers les joyaux promis au sabreur! La messagère semblait même avoir déjà concocté un plan pour que l'histoire se finisse bien pour tous les camps sauf celui de Bern.

Après la question de la demoiselle, Kira se gratta le menton: certes, il y avait de l'idée dans ce stratagème, mais quelque chose ne lui plaisait pas. C'était peut-être son côté gentilhomme qui luttait pour ressortir, mais il avait envie d'en faire plus pour les rebelles. Peut-être parce qu'il comprenait leur désir de liberté, lui qui cherchait par tous les moyens à l'être? Y avait-il un moyen de forcer les gens de Diggidy, l'île où Luz devait se rendre, à travailler pour la Résistance et non pour les hommes du Roi? Si ça fonctionnait, Stepan et ses hommes auraient la mainmise sur la ressource principale de l'île. Il leur serait alors aisé de faire ployer le Colonel et de briser son joug... Mais la stratégie pouvait tout aussi bien se retourner contre eux: le Roi les accuserait de trahison, et les ferait décapiter, d'une façon ou d'une autre, utilisant toutes ses ressources et mettant l'île à feu et à sang, provoquant une guerre civile atroce. La seule approche qu'ils avaient était donc celle du Moineau. Soupirant, Kira lança:


- Avant toute chose, on arrête de me vouvoyer, s'il te plaît, demoiselle. Je pourrais être ton frère, pas ton père. Et puis, on se connaît assez pour ce genre de familiarités, non? Un enlèvement, ça crée des liens!

Sourire charmeur à l'adresse de la jeune femme. Puis il reprit:

- Ton plan me convient, c'est sans doute la meilleure alternative. Jouer la comédie et mentir, c'est un peu mon gagne-pain préféré. Pour le paiement, je veux le contenu du coffret en plus de la paie initialement prévue. Voyez ça comme une prime sur le risque. Je doute que Bern soit très content de se faire berner, sans mauvais jeux de mots. Sur ce... Topons-la.

Et le disciple de Koshiro serra la main de Minervo puis celle de Misson. Bien sûr, il se demanda ce qu'il se passerait au cas où les gens de Diggidy soient assez expérimentés pour identifier les pierres comme des fausses avant que voleur comme messagère n'aient le temps de s'enfuir. Mais ça, il gèrerait sur le moment... Après tout, la nature l'avait fait beau et intelligent! Passant une main dans ses cheveux, il demanda à Minervo s'ils avaient de quoi se laver, dans ce bouge. Le rustre mentionna une source chaude, découverte par hasard un peu plus profondément dans la montagne, où ils avaient taillé un bassin. Se frottant d'avance les mains, le disciple du Bushido à temps partiel réclama d'un ton impérieux qu'on l'y mène. Il avait bien le droit de les faire courir un peu, puisque la réussite du plan dépendait grandement de son bon vouloir, et manque de chance pour la Résistance, il adorait qu'on le serve. D'un geste sec et d'une moue fermée, Stepan demanda à un mineur lambda de conduire le sabreur aux bains.

Suivant son guide via des enfilades de couloirs rocheux tantôt bas de plafond, tantôt étroits, tantôt larges, le hors-la-loi d' East Blue parvint bien assez tôt à la dite source chaude. Cavité naturelle incroyablement vaste, un bassin semi-ovoïde partant d'un mur d'où s'échappait la source comme d'un robinet constituait le bain à proprement parler. Tout sourire devant tant de luxe, Kira congédia le quidam, réclamant simplement qu'on lui amène une serviette, non, deux serviettes parce qu'il en fallait une pour ses cheveux, et à boire. L'autre grommela dans sa barbe, n'espérant sans doute pas être entendu, et l'escroc au grand cœur ne releva pas, trop heureux. Pas gêné pour deux sous, Kira abandonna kimono comme hakama et haori sur un rocher, pour qu'ils ne prennent pas trop la poussière, puisqu'il doutait que ces gens-là aient des vêtements assez élégants à lui proposer, et dénoua la corde qui tenait sa chevelure d'ébène, qui cascada soudain jusqu'au bas de son dos, et entra dans le bain dans le plus simple appareil.

Chaleur. Contact revigorant de l'eau sur sa peau. Et bientôt, à boire, si tant est que la Résistance ait eu la bonne idée de prévoir de quoi se désaltérer après une journée à la mine. Que demander de plus, vraiment?


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MessageSujet: Re: [Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira   Dim 5 Oct 2014 - 20:23

Un enlèvement, ça crée des liens ? Luz se laissa aller à un sourire, peut-être le premier depuis le début de cette aventure pour le moins foireuse et inattendue. Elle n’avait aucune idée de ce qui l’attendait ni d’à quel point l’entreprise pouvait s’avérer dangereuse, mais avait-elle vraiment le choix ? Tant qu’à faire, elle préférait finir ses jours en essayant de faire une bonne action, au lieu de se faire exécuter ici et maintenant par la Résistance. Et puis la torture, si jamais ça faisait partie de leurs pratiques, merci bien mais non, très peu pour elle. Elle aimait mieux collaborer, et au fond, elle n’était pas peu satisfaite de son plan ni de la tournure que prenaient les choses. Jane Mortemart, son employeuse, serait sans doute furieuse en apprenant son échec, mais c’était un risque à courir, et les licenciements étaient chose rare à Blue Mockbird. Surtout si officiellement, ce n’était pas de sa faute si les joyaux avaient été dérobés par un voleur vagabond… C’est donc sans regret et même avec un certain plaisir que Luz conclut son accord avec Stepan Minervo et avec Kira.

« Topons-là, comme tu dis. Heureusement quand même que je ne suis pas rancunière. J’aurais très bien pu les demander moi, ces joyaux… En dédommagement. » fit-elle remarquer avec une pointe de malice. Mais les joyaux, très peu pour elle. Non seulement elle ne portait jamais de joaillerie, mais elle gagnait suffisamment bien sa vie pour se passer du souci que lui donnerait une soudaine fortune aussi importante. Si elle avait su ce qui l’attendrait quelques deux ans plus tard, elle aurait peut-être révisé son opinion, mais qui aurait pu prévoir que cette petite messagère sans histoire finirait hors-la-loi à courir les routes pour éviter de se faire attraper ? Certainement pas la principale concernée, en tout cas.

Lorsque Kira demanda s’il pouvait se laver et que Minervo mentionna des sources chaudes, Luz failli demander si l’on pouvait l’y conduire aussi, mais se ravisa. Elle était assez peu enthousiaste à l’idée de se balader à moitié nue dans une galerie pleine d’inconnus, et surtout, elle avait d’autres choses à régler avant de se détendre. Elle laissa donc son compère s’éloigner seul, et resta avec Minervo afin de régler les derniers détails de leur plan et observer les mineurs créer les faux joyaux qui serviraient de diversion. Elle n’aurait franchement pas dit non à un bain chaud, elle se sentait poisseuse avec toute cette poussière et cette chaleur, et ses muscles protestaient vigoureusement dès qu’elle faisait le moindre effort, mais elle décida de prendre sur elle. Plus tard, songeait-elle. Pour le moment, il y avait plus important à penser.

Suivant ses hôtes jusqu’à une espèce de forge aménagée directement dans la galerie, elle assista à la fabrication des fausses pierres, suivant avec attention les explications de Minervo qui lui expliqua comment ses hommes réussissaient à manipuler les roches pour les façonner jusqu’à créer l’illusion d’une pierre précieuse. Bien sûr, les hommes de Diggidy étaient des experts, ils ne se feraient pas berner bien longtemps, mais sûrement juste assez pour permettre à Kira de déguerpir et leur faire croire que c’était lui qui avait volé les vrais lors que Luz avait ouvert la boîte. Tout allait être une question de timing du côté de Kira, et de talent de comédie de son côté à elle. Ce n’était pas exactement son talent de prédilection, mais pour cette fois, ça ferait l’affaire. Elle avait suffisamment raconté de bobards à ses chefs pour couvrir des virées nocturnes ou des petites entorses au règlement pour se sentir confiante sur le sujet.

Une fois les faux joyaux en bonne progression, Luz estima qu’il était temps pour elle de se reposer à son tour, et à défaut des bains, demanda si on pouvait lui apporter une bassine d’eau chaude pour qu’elle se débarbouille la figure. Dans un sens, elle se disait qu’au moins, sa fatigue apparaîtrait naturelle à Diggidy, si elle arrivait dans cet état-là. On la croirait plus facilement, probablement. S’installant dans un coin pendant que les mineurs s’affairaient et que Minervo réglait les derniers détails avec ses hommes pour leur départ du lendemain, elle retira sa veste poussiéreuse et son écharpe qu’elle abandonna dans un coin, constata sous les bretelles de son débardeur que ses coups de soleil avaient bien rougi, et songea qu’elle en était quitte pour quelques jours de souffrance. Remerciant d’un hochement de tête l’homme qui lui apporta une bassine, elle plongea les mains dans l’eau avec délice et en recueillit au creux de ses paumes. Elle resta ainsi quelques secondes, contemplant son reflet d’un air pensif, puis interrompit sa méditation pour s’asperger le visage. Dieu que ça faisait du bien. Elle grimaça lorsqu’elle se passa de l’eau dans le cou et les épaules, sa peau criant pitié, mais pas de pitié pour les UV. Au moins, l’eau avait le mérite d’apaiser ses muscles et de la détendre. C’était mieux que rien.
Quelques instants plus tard, des pas en approche lui firent lever la tête, et elle reconnut Kira, frais comme un pinson.

« Alors, ces sources chaudes ? Après un tel traitement, tu n’as plus d’excuse pour ne pas être en pleine forme pour demain. » lança-t-elle en essorant ses cheveux humidifiés par les éclaboussures. Repoussant la bassine du pied, elle attrapa le sac qui traînait non loin, farfouilla dedans, et en sortit le Codex tant convoité.

« Tu ne m’en veux pas si je ne l’ouvre pas tout de suite ? Je ne voudrais pas que tu files avec les joyaux avant qu’on ait mené le plan à terme, j’attendrai donc qu’on soit avec ce brave Stepan pour ça… une bête précaution. » ne put-elle s’empêcher d’ajouter. Un enlèvement, ça crée des liens, mais faudrait voir à ne pas la prendre pour une idiote non plus. Il est vrai que Kira avait remonté dans son capital sympathie, mais il n’en restait pas moins un mercenaire qui avait failli lui casser le bras.

« Dis-moi la vérité, tu as vraiment envie d’aider ces gens-là, ou c’est juste l’appât du gain qui t’attire ? Tu peux être franc, ça ne changera rien à la situation. C’est juste que je préfère savoir à quoi m’en tenir quand je fais équipe avec quelqu’un. »

La voix de Luz n’avait rien d’hostile, mais c’était bien le ton de quelqu’un qui n’avait pas vraiment envie de plaisanter. Maintenant, il y avait d’autres vies en jeu…
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MessageSujet: Re: [Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira   Dim 5 Oct 2014 - 22:25

S'il avait eu droit à son saké, en revanche, c'était bien là la seule distraction qui s'était offerte à lui. Il avait espéré, un temps, que Luz partage le bain avec lui, pour créer des relations amicales en vue de leur collaboration à venir, mais il avait attendu, attendu, et elle n'était jamais venue. C'est donc un Kira penaud qui était sorti du bain après près de trois quarts d'heure dans l'eau et deux coupes de saké, et avait entrepris de se sécher. Si son corps à la peau de porcelaine fut rapidement sec, en revanche ce ne fut pas aussi simple pour ses cheveux. Il allait attraper la mort, à courir partout dans ces froids couloirs avec les cheveux mouillés... Qu'importe, il se rhabilla et quitta la "salle de bains" naturelle, non sans un dernier regard plein d'amour pour cette source chaude salvatrice. Maintenant, il fallait qu'il retrouve son point de départ... Il n'avait pas fait attention à l'environnement en suivant le type tout à l'heure, et n'avait aucune idée de comment regagner les artères principales. Décidant de suivre son instinct, il entama des déambulations dans les couloirs rocheux, croisant ça et là quelques mineurs qui le considéraient avec différents visages: certains admirant ses cheveux dénoués, d'autres son visage aux traits juvéniles, son katana, sa tenue... Tous se pâmaient devant son élégance en tout cas, ou du moins il en était persuadé.

Il tomba au détour de son voyage sur la salle où s'affairaient les hommes de Stepan, cravachant pour fabriquer de fausses pierres convaincantes. Le leader de la Rébellion chapeautait lui même les opérations, et invita Kira à venir voir à grands renforts de gestes de la main. Très expressif, comme bonhomme. Le natif de Shimotsuki s'approcha et se pencha sur l'ouvrage avec un air curieux, tandis que les termes scientifiques de Minervo rentraient par l'une de ses oreilles et ressortaient aussitôt par l'autre. Alors qu'il luttait pour ne pas bailler, Luz le sauva sans le vouloir, puisqu'il l'aperçut dans un coin de la salle. Prenant congé de Stepan, qui était passé à d'autres préparatifs pendant que le disciple de Koshiro ne l'écoutait pas - c'est à dire durant la totalité de ses paroles - il s'approcha de la jeune femme, occupée à se débarbouiller. Il lui aurait bien proposé d'aller aux sources chaudes, maintenant qu'elles étaient libres, mais elle avait l'air de se contenter du strict minimum. Kira ne comprendrait jamais ces gens-là.

Et en plus, elle le vexa presque. Il avait donné sa parole, il n'allait pas essayer de filer en douce avec les joyaux. C'était contraire au Bushido, ce genre de choses. Des petits mensonges sans importance, ça pouvait passer, de temps en temps, pour remplir son assiette et renouveler sa garde-robe, mais quand des vies étaient en jeu, jamais l' Atom Heart ne prenait les choses à la légère, contrairement à ce qu'elle avait l'air d'insinuer. Elle méritait presque qu'il la snobe et parte seul dans son coin sans lui répondre, pour sa peine. Mais ça ne serait pas la meilleure façon de débuter leur collaboration, qu'ils allaient devoir conduire au succès bon an mal an. Croisant les bras, Kira repoussa une longue mèche d'un mouvement de tête, et répondit, laconique:


- Les deux, mademoiselle Misson. Et d'ajouter, conscient qu'elle ne se satisferait pas de si peu: Au début, c'était pour l'argent. Mais j'ai vraiment éprouvé de la sympathie pour Stepan Minervo et son combat. Être libre, c'est ce que je veux, et c'est ce qu'ils veulent. On est compagnons d'infortune, même si je suis beaucoup moins rustique qu'eux. Et puis, qui dirait non à des joyaux?

Il adressa un clin d’œil à la demoiselle, puis se retourna pour bâiller. C'est qu'il marchait depuis longtemps déjà, et qu'il n'aurait pas dit non à une nuit de sommeil, même s'il n'avait aucune idée de l'heure qu'il était. Dans un bon lit, de préférence, mais il doutait que ça existe dans ces tunnels creusés à flanc de montagne. Minervo n'étant plus en vue, le sabreur héla le sous-officier qui les avait accueillis de façon musclée à leur arrivée, et lui demanda où ils pourraient dormir. Son interlocuteur lui répondit que leur confort n'était que secondaire ici et qu'en général, les mineurs dormaient à même le sol, roulés en boule, l'épuisement les aidant à ignorer le manque de confort, justement. Le hors-la-loi se saisit la tête entre les mains d'effroi à cette idée: dormir à même le sol? Passe encore, il l'avait déjà fait, mais il était autrement plus fatigué. Et puis, il n'y avait pas partout de la poussière et des gravats susceptibles de déchirer ou salir sa tenue, qu'il ne pourrait peut-être pas changer avant d'arriver sur Diggidy. Se tournant vers Luz, il lâcha un:

- Luz, tu l'as entendu? C'est... une horreur. Je ne peux pas conceptualiser la chose.

Il lui restait donc une épreuve à surmonter avant le grand départ: dormir par terre.


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MessageSujet: Re: [Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira   Ven 17 Oct 2014 - 0:19

Allons bon, voilà qu’elle allait le vexer. Luz esquissa un bref sourire alors que le samouraï s’embarquait dans ses explications, la rassurant aussitôt sur ses intentions. A dire vrai, elle n’avait pas vraiment douté de lui. S’il avait voulu voler le coffret, il en aurait eu l’occasion une demi-douzaine de fois déjà, et quelque chose dans l’intonation de sa voix lui disait qu’il ne mentait pas. Mais on ne savait jamais. Il y avait de très bons menteurs de par le monde, et Luz s’était déjà suffisamment fait avoir par le passé pour éviter de retomber dans les mêmes pièges. On apprenait de ses erreurs, et quelques années sur les routes lui avaient appris à poser les bonnes questions et repérer les bonnes réponses. Dieu merci, Kira n’avait l’air ni d’un mythomane ni d’un type bien compliqué. S’il disait qu’il compatissait avec le sort des mineurs, pourquoi ne pas lui accorder au moins le bénéfice du doute ? Luz laissa aller son dos contre la paroi rocheuse derrière elle, considérant le guerrier errant avec un sourire en coin. La liberté, hein ? Ca, elle ne pouvait que le comprendre. Bon d’accord, elle n’avait jamais été enfermée à proprement parler, mais seigneur. Après des années sur les bancs de l’école à toujours apprendre à être meilleure que les autres, après des années à écouter les conseils et remontrances de ses parents au moindre écart de conduite, quelle bouffée d’air c’avait été lorsqu’elle était partie de Codex pour sa première mission ! Le grand large, les îles improbables, l’aventure, et personne à qui rendre de compte, à part quand elle rentrait faire son rapport bien entendu… Silencieusement, elle laissa son regard dériver sur les mineurs qui travaillaient encore sur les faux joyaux, le dos courbé au-dessus de leurs enclumes et de leurs instruments, le front dégoulinant de sueur et les yeux brillants d’une concentration extrême. Que vivaient-ils au quotidien, ces gens-là ? Quelle frustration, quelle colère les rongeait alors qu’ils voyaient leur souverain prisonnier sous l’égide de ce maudit Bern ? Pauvres gens.

« Des joyaux et la liberté. Ca m’a l’air plutôt pas mal, ton programme. » concéda-t-elle en étirant ses bras. La fatigue commençait à se faire sentir, et elle ne dirait pas non à quelques heures de repos. Se doutant qu’il n’y avait pas d’hôtel caché dans cette grotte, elle commençait déjà à chercher des yeux un coin à peu près plat où s’allonger, lorsque Kira s’adressa au garde qui les avait accueillis. Un endroit où dormir ? Luz haussa un sourcil, se demandant si son compagnon de route plaisantait où s’il s’attendait vraiment à trouver une literie par ici. Et la tête qu’il fit quand l’homme lui répondit faillit la faire éclater de rire. Envolé, le brave samouraï épris de liberté ! Le voilà qui affichait la tête d’un condamné à mort ! Se mordant la langue pour ne pas se laisser aller, Luz fit semblant de chercher quelque chose dans son sac pour ne pas craquer… Jusqu’à ce que Kira reprenne la parole, complètement déconfit. C’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Malgré la fatigue du voyage et les circonstances peu joyeuses qui les avaient amenés ici, la brunette ne put réprimer un fou rire.

« Bon sang Kira, on est au fond d’une grotte pour éviter la dictature d’un colonel de la Marine dérangé, et toi tu t’inquiètes de la literie ? » réussit-elle à demander lorsqu’elle parvint à retrouver son souffle. « Pardon, je ne voulais pas me moquer. Tu as raison, c’est une tragédie. Une horreur. Honnêtement, je ne sais pas comment on va survivre. »

Après exactement quatre secondes à avoir réussi à garder son sérieux, elle faillit éclater de nouveau de rire, mais se retint juste à temps. Allons, on n’allait pas le vexer une deuxième fois, quand même. Attrapant son sac, elle fouilla dedans et en sortit un duvet pour le lancer à son camarade.

« Tiens, petite nature. Utilise ça pour t’en faire un oreiller ou un matelas. Il fait trop chaud pour une couverture, de toute façon. » Elle était habituée à dormir dans des conditions de confort minimum. Elle utiliserait son sac comme oreiller, voilà qui serait bien suffisant. De toute façon, elle était tellement épuisée qu’elle réussirait sûrement à s’endormir sur un lit d’oursins venimeux. Arrangeant le sac de toile et son contenu de manière à lui arranger le minimum syndical de confort, elle s’allongea à même le sol, ne se souciant guère de la poussière de roche ou des quelques cailloux éparpillés çà et là. A peine allongée, elle sentit déjà ses membres s’engourdir, complètement anesthésiés par l’épuisement. Fermant les yeux quelques secondes pour profiter de cette sensation de semi-torpeur, elle finit par les rouvrir pour s’adresser à Kira :

« Tu as dit que Minervo et toi étiez des compagnons d’infortune. Tu faisais quoi avant de débarquer sur cette île ? » Tournant la tête pour observer son camarade, elle ajouta avec une pointe de provocation dans la voix : « A moins que les guerriers errants ne parlent pas de ce genre de chose ? »

Effectivement, Luz n'avait pas encore passé assez de temps sur les routes, ni n'avait encore l'expérience d'une hors-la-loi pour comprendre qu'il pouvait être dangereux pour les vagabonds de parler de ce genre de chose. C'était encore le bon vieux de temps de l'innocence, en quelque sorte. Si elle avait su que ça n'allait pas durer, elle n'aurait probablement même pas songé à poser la question et se serait aussitôt endormie comme une pierre.
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MessageSujet: Re: [Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira   Ven 17 Oct 2014 - 21:54

Luz avait décidé de se moquer de lui, visiblement. Elle ne savait pas ce qu'il lui en coûterait si elle procédait ainsi, et Kira commençait déjà à relever la tête et le nez de l'air le plus snob possible, quand elle lui proposa son duvet en guise d'oreiller. C'était déjà ça, même si ça ne réglait pas le problème de salir ses vêtements et du mal de dos qui le guettait. Mais bon, il décida de pardonner à la jeune femme ses moqueries, et il ne la snoberait pas pour le moment. Bon an, mal an, il essaya d'arranger le duvet de la meilleure des manières. D'abord, il le déplia entièrement et l'installa sur le sol, avant de se coucher dessus. Le problème principal étant sa différence de taille avec Luz: quelque chose d'adapté pour le bout de femme ne l'était pas pour le natif de Shimotsuki, plus grand qu'elle. Alors qu'il était occupé à replier la chose, pour en faire un simple oreiller, et qu'il se résignait à devoir salir sa tunique, une question de la messagère l'interrompit dans sa conception de stratagèmes. Quelle curiosité, pour quelqu'un qui lui en voulait de l'avoir "enlevée"... Mais Kira se garderait bien de faire la remarque. Quitte à voyager avec quelqu'un, autant qu'il soit intéressant et qu'il n'ait pas à se dépatouiller avec une porte de prison dont la sociabilité frôlait le zéro pointé.

Il ne répondit pas tout de suite, se contentant de rester debout les poings sur les hanches à fixer l'oreiller improvisé. Non, ça n'irait pas, bon sang. Soupirant, il s'agenouilla de nouveau et déplia le duvet avant de s'installer dessus en chien de fusil, prenant garde à ce que pas un centimètre carré de sa tunique ne touche le sol rocheux et poussiéreux. Des cailloux lui piquaient le dos, l'air était lourd et puait la sueur rance dans cette grotte, mais au moins il serait propre. Il avait envisagé de dormir nu, mais il n'était pas persuadé que Luz aurait été d'accord, et puis de toute façon il restait toujours le problème de trouver un endroit sans poussière pour déposer ses vêtements. Il se tourna vers sa compagne du moment, observant un instant le profil de la jeune femme, puis commença à distiller les éléments de réponse, pour ne pas faire attendre plus longtemps la dame qu'elle était:


- J'ai fait des choses et d'autres, disons. Minervo et moi sommes compagnons d'infortune, mais au sens figuré, est-ce que tu m'imagines sérieusement fricoter avec de pareils rustres? Je n'ai vu en lui que la beauté de son combat, ma finalité, c'est d'être libre, comme tous les hommes. Trop de choses nous oppriment, en ce monde, et nous gâchent la beauté qu'il renferme. L'argent, les conventions sociales, les lois et leurs représentants... Tant d'ennuis qu'on finit par perdre de vue l'essentiel. Mon ennemi n'est pas incarné comme l'est celui des rebelles de Zargun, c'est pourquoi je ne sais pas quand j'atteindrai mon but, pas même si je l'atteindrai un jour... Mais j'y crois tout de même. Je sais qu'un jour je pourrai déployer mes ailes et m'envoler, admirant de haut ce monde, flottant au gré des vents sans jamais redescendre et en n'écoutant que la musique des battements de mon cœur...

Waouh. C'était vachement beau, ce qu'il disait. Ça ne lui ressemblait pas d'en dire autant à une inconnue, avec un tel sérieux... Les femmes étaient pour la plupart des créatures intéressées seulement par la beauté ou par l'argent, enfin, les femmes qu'il côtoyait habituellement. Mais bien souvent, ça se résumait à une nuit d'amour et rien d'autre. Il s'éclipsait comme un voleur et les faisait taire dès qu'elles commençaient à parler, parce qu'elles ne savaient rien faire d'autre que se regarder le nombril et déblatérer des inepties. Elles restaient bien évidemment un passe-temps des plus intéressants, mais il n'aurait jamais pensé voir en une femme un égal intellectuel... Il y avait peut-être matière à faire quelque chose de cette Luz. Elle manquait peut-être un peu de folie pour être pleinement intéressante, mais leur collaboration risquait de faire des étincelles. Se retournant sur sa couche, toujours en chien de fusil, pour observer les détails des parois rocheuses plutôt que le profil du petit bout de femme qui venait de prendre plus d'épaisseur (métaphoriquement, hein!) à ses yeux, il lâcha sur un ton amusé:

- Mais je t'ennuie avec ça, ce ne sont que des considérations sans queue ni tête... Allez, il est temps de dormir. Du travail nous attend demain.

Et il ne croyait pas si bien dire. Diggidy, et le trajet jusqu'à cette dernière, allaient lui réserver son lot de surprises, et d'ici à la fin de l'aventure, il aurait l'occasion de salir de nombreuses fois sa tenue. C'était bien la peine d'essayer de rester propre au milieu d'un réseau de grottes au sein duquel de nombreux mineurs clandestins s'efforçaient d'exploiter un filon particulièrement riche en joyaux, tiens...


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[Zargun] Diamants sur canapé - PV Kira

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