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 Ne nourris pas de rêves! La ville de toutes les provocations, Mock Town!

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Batsu
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Pirate Barbe Noire
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MessageSujet: Ne nourris pas de rêves! La ville de toutes les provocations, Mock Town!   Dim 20 Juil 2014 - 17:12


Mock Town... Teach et son équipage, en pirates avertis, avaient bien sûr entendu parler de ce port franc où la frontière entre ce qui légal et illégal est plus floue que partout ailleurs. Si les souvenirs du Capitaine du Marutabune étaient exacts, il fallait éviter de tuer qui que ce soit. Et si le cas de figure devait tout de même se présenter, s'arranger pour ne pas être pris sur le fait ou posséder suffisamment d'argent pour acheter le silence de quiconque se targuait de représenter le semblant d'autorité en ce lieu de débauches. Pas de règles à piétiner, peu de civils, beaucoup de pirates. Cela n'était pas leur fond de commerce mais ils devraient faire avec. Le marutabune tombait encore en morceaux et il avait besoin de subir la révision des 5000 milles marins. A peine accostaient-ils avec leur rafiot rapiécé que déjà un type les accueillait en tendant une main, réclamant 1000 Berries pour les frais d'accostage et de manutention. Teach sauta sur le quai, cachant de toute sa hauteur le soleil qui éclairait auparavant celui qui se disait employé du port. Détaillant en silence l'inconnu de son œil acéré de Capitaine, il décida de lui décocher un uppercut magistral qui envoya valser le malheureux au large dont le "plouf!" fut à peine audible. Le type puait l'alcool et la sueur, nul doute qu'il s'agissait d'un attrape-nigauds et que les Berries auraient bien vite alimenté son foie plutôt que les finances du port. Teach attrapa quelques dents qui retombèrent à côté de lui, sous les rires de son équipage se préparant à amarrer leur navire. Il leur fit écho de son rire gras si significatif en balançant les chicots à la flotte d'un geste désinvolte par dessus son épaule.

Teach détestait Mock Town plus que tout mais cette garce de ville servirait sans nul doute leurs intérêts, qu'elle le veuille ou non. L'édenté se remémora la conversation qu'il avait eu quelques jours auparavant avec son navigateur, cette asperge de Laffitte. Pendant qu'il se chargeait du beau rôle consistant à aller boire du thé et manger des petits gâteaux avec les grands de ce monde afin de vanter les mérites de son cher Capitaine, il revenait à eux de faire le sale boulot ici, à Mock Town. Teach était à la recherche de quelque pirate possédant une prime suffisamment importante qui ferait un beau cadeau en guise de sa bonne foi pour une éventuelle nomination au poste de Shichibukai. La tâche n'en serait que plus aisée si la prime dudit pirate était surévaluée par rapport à sa puissance réelle. Certains types sont tout simplement chanceux et parviennent à commettre nombre de méfaits qui contribuent à leur donner une certaine réputation aux yeux de la Marine. Si comme d'autres ils ne s'étaient pas trouvés au bon endroit au bon moment, leur carrière aurait bien sûr été tuée dans l’œuf. Ce que ces petits joueurs ne savaient pas encore c'est qu'il existait aussi des individus comme Marshall D. Teach, votre serviteur, qui n'hésiteraient pas à leur coller la trempe de leur vie et à les échanger contre un bon gros tas de berries, un joli navire flambant neuf ou un titre ronflant, tout ce qui pouvait servir leurs intérêts.

Humant l'odeur de vieille bibine et de pisse qui émanait de la ville, Teach épousseta sa chemise d'un blanc qui ne resterait certainement pas bien longtemps immaculé. Il réajusta son bandana noir semblant faire partie intégrante de ses cheveux bruns frisés. Une petite remontée de pantalon kaki stratégique en tirant sur la ceinture jaunâtre et il était paré. Derrière lui, l'équipage se préparait également à se fondre dans la foule. Bien sûr, ils s'étaient arrangés pour garder à tour de rôle leur embarcation. Qui sait, peut-être que quelqu'un serait assez fou pour tenter de mettre le pied sur le Marutabune. Teach aurait presque voulu rester pour le voir essayer. Mais il avait plus important à faire. D'abord, trouver un bar quelconque où se restaurer, boire, et écouter les racontars des ratés qui s'y trouvaient. Déambulant dans une foule où il passait pour un récif au milieu de ce flot de chair tant il les culminait de sa masse, ses yeux s'illuminèrent quand il tomba sur un établissement qui retint son attention de fin gourmet qu'il était. "Pub and Pies", la pancarte était prometteuse. Comme soudainement attiré par un de ses Kurouzu, il fonça en ligne droite vers la porte à battants de l'établissement, dégageant tous ceux qui se mettaient en travers de sa route. Sourd aux insultes des bousculés, Teach dégomma la porte avec fracas, marquant son entrée par une commande instantanée:

-"Oyaji! Une pile de dix tartes à la cerise pour commencer et une boisson pour rincer le tout!"

Posant son non moins imposant séant sur un tabouret du comptoir, il ne prêta aucune attention aux autres clients qui s'étaient tus l'espace d'un instant, le jaugeant du regard. Décidant qu'il n'était qu'un gros lard avide de sucreries de plus en ville, ils reprirent leurs ragots comme si de rien n'était. Le propriétaire, un homme à l'allure bonhomme tirant sur la quarantaine dont les deux seuls éléments distinctifs étaient une moustache de pompier noire comme la suie et un bandeau orange vraiment plus de son âge s'affaira à servir son nouveau client dont la faim était aussi colossale que l'apparence. La bave aux lèvres, il tapait du doigt, ne cherchant aucunement à cacher son impatience, le fumet des tartes promises faisant son effet. Derrière lui, les discussions allaient bon train, déjà quelques noms prometteurs comme "Bellamy la Hyène" se faisaient entendre. Un client potentiel pour les ténèbres du Yami Yami no mi...
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Roronoa Zoro
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MessageSujet: Re: Ne nourris pas de rêves! La ville de toutes les provocations, Mock Town!   Dim 20 Juil 2014 - 21:46

Bien prompt à répondre aux râles poussés par un quidam visiblement décédé à l'instant, Zoro fut le premier à rallier le plancher des vaches. Non qu'il se lassait de ce bon vieux Vogue-Merry, simplement s'était-il laissé aller à ce que son instant combatif lui dictait. Tel le doux murmure d'une aventure taillée pour les durs, Jaya lui tendait les bras, non sans faire naître un sourire de circonstance sur son faciès habituellement impassible. Entre autres choses, c'est pour ainsi dire réflexivement qu'il caressa du bout des doigts de la main gauche les lanières écarlates enserrant la poignée du Sandai Kitetsu. Dans le même ordre d'idées et toujours en faisant montre du même naturel, il s'assura que le Wadô Ichimonji était fermement rentré dans son fourreau. Une routine vieille de plusieurs années, c'est à peine s'il l'avait remarquée tant elle s'était imposée à lui. De là à savoir si ses sabres étaient appelés à être mis à contribution en cette terre des plus accueillantes, il y avait un pas qu'il ne put franchir. Car déjà la rabat-joie de service se chargeait de tempérer les ardeurs des vrais hommes, ce à quoi Roronoa se contenta de répliquer d'un soupir explicite avant de feindre l'approbation. En surface, il était redevenu placide et désintéressé, ses traits de nouveau tirés ayant pris la place d'une mine préalablement enjouée. Intérieurement, le contraste se voulait cinglant tant la présence du sabreur en cette contrée balnéaire laissait transiter en lui palpitations et exaltation. Sans doute le décor et l'atmosphère lui rappelaient-ils une période pas si lointaine, coïncidant avec sa brève carrière de chasseur de primes. Reliquat de cette époque, sa capacité à repérer les gros poissons était toujours vivace, tant et si bien qu'il balayait la ruelle de gauche à droite et inversement. Il n'y eut guère que Luffy pour l'ôter quelque peu à sa concentration aiguisée, le capitaine ayant bon gré mal gré obtempéré en marge de la requête formulée par l'ancienne alliée d'Arlong. Contraint à imiter son capitaine, le pirate à la tignasse verdâtre lui emboîta le pas au propre comme au figuré.

"Ouais, ok. On ne se battra pas."

En soi, si Zoro n'était pas homme à chercher des crosses au premier venu, il n'en demeurait pas moins preneur d'une petite baston à l'occasion. Tel le blondinet avide d'ingrédients neufs lorsqu'il faisait les courses comme une ménagère besogneuse, le bretteur aimait offrir quelque sang de qualité à ses lames, jusqu'à satiété. Qu'importe, il pouvait à tout le moins profiter du folklore local, mariant pauvres diables et femmes de petite vertu de part et d'autre du fragile ponton qu'il venait de franchir avec ses nakamas. Mock Town exsudait une fragrance ragoûtante, dans laquelle il était aisé de distinguer félonie, perfidie, meurtres et magouilles. Restait à savoir à quelle sauce les membres d'équipage du Mugiwara seraient alpagués par cette étrange mixture, maintenant qu'ils se retrouvaient mêlés à la crasse et aux baraques délabrées. Observateur, le porteur de Yubashiri ne manqua pas d'écouter les rumeurs circulant au sujet d'un soi-disant "champion" qui contribuait à donner du boulot au croque-mort du coin. Piqué au vif, il répliqua d'un "Champion ?!" défiant dans le vide l'autoproclamé fauteur de troubles, mais fut aussitôt stoppé dans son élan par Nami. Luffy avait connu pareille déconvenue, comme quoi il était écrit qu'il serait impossible de s'amuser aujourd'hui. Face à cette nouvelle déception, l'ancien disciple de Koshiro se fit la réflexion qu'il aurait bien défié les soi-disant géants croisés en pleine mer s'il avait su que la suite des évènements serait patronnée par la moins apte à ce faire. Toutefois, il n'eut pas l'occasion de s'égarer dans pareils songes, car déjà un autre énergumène leur bloquait-il le passage. Peinant à demeurer en bonne position sur sa monture, un type à l'allure douteuse les fixait, implorant leur aide entre deux toussotements. Zoro ne put réprimer un cillement, tant il était évident qu'il y avait anguille sous roche. Ou canasson sous gros lard, en l'occurrence.

Ostensiblement enclin à se faire berner, Luffy s'avança et redressa visiblement l'homme de faible constitution. Roronoa ne put confirmer si leur vis-à-vis feignait la douleur, sa position n'offrant pas un angle de vue parfait pour s'en faire une bonne idée. Toujours est-il qu'en guise de remerciement, l'inconnu proposa une pomme à son bienfaiteur et à ses camarades. Guère emballé par l'idée, le sabreur lui fit comprendre qu'il n'avait guère d'attrait pour les pommes-clochards sises dans le panier en osier. Le natif de Fuchsia, par contre, tomba comme à son habitude dans le panneau et croqua le fruit à pleines dents. Au même moment, une explosion se fit entendre non loin, suite à quoi les locaux en panique manifestèrent stupeur et incompréhension. Si l'on s'en fiait à leurs dires, les victimes s'étaient contentées de manger des pommes, possiblement piégées. Il n'en fallait pas plus à Zoro pour faire le lien, aussi se saisit-il derechef du Wadô Ichimonji avant d'en pointer la lame vers le supposé coupable. Protéger son capitaine était le devoir du chasseur de pirates, aussi était-il hors de question qu'il laisse ce subreptice assassin s'en tirer à bon compte. Un air sévère s'esquissa sur le visage du natif de Shimotsuki, tandis que son regard perçant fixait le cavalier au teint livide. Aussi est-ce avec fermeté qu'il le mit face au fait accompli, sans laisser de place aux faux-fuyants.

"Explique-toi un peu, gros lard ! C'est quoi, cette histoire de pommes piégées ?!"

Paradoxalement, celui qui ne niait pas son implication dans les crimes afférents se voulait rassurant. Malgré son air malicieux, il était évident qu'il ne mentait pas lorsqu'il certifiait qu'aucune de ses pommes ne fonctionnait selon un mécanisme à retardement. Ce qui signifiait que le fruit cédé à Luffy était sans danger, du moins les explications fournies suffirent-elles à convaincre Zoro. Passant ainsi leur chemin non sans échanger un regard noir avec ce drôle de type, les trois acolytes se retrouvèrent alors face à un établissement détonnant nettement avec les taudis l'entourant. Et pour cause, c'est ni plus ni moins qu'un hôtel cosy qui leur faisait de l'oeil. Monté sur pilotis, il constituait pour ainsi dire un authentique palace dans le coin. Même s'il appréciait particulièrement le tempérament des riverains et autres badeaux, celui dont la tête était mise à prix pour soixante millions de Berries n'était pas contre une petite halte par ici, d'autant qu'il y aurait peut-être moyen d'y larguer la préposée au log pose afin d'aller s'amuser avec Luffy. Et déjà un employé s'empressait-il de les accueillir, les incitant par là même à rebrousser chemin. A le croire, l'endroit faisait l'objet d'une réservation au nom d'un certain bel ami. Consterné par un tel manque de bon sens, Roronoa fit glisser la paume de sa main contre son visage, du front jusqu'au menton. Qu'est-ce que la beauté venait faire là-dedans ? Tout ça le dépassait, au point que l'envie de mettre à profit ses talents le démangeait tant et plus. Fallait-il trancher la moustache de ce groom remuant pour obtenir les informations souhaitées ?

Difficile d'apporter des réponses à quelque introspection que ce soit aujourd'hui, car c'est un nouveau duo d'empêcheurs de taillader en paix qui se manifesta. Pour couronner le tout, ces deux trouble-fêtes n'étaient autres que les détenteurs de la réservation susmentionnée. De fait, Zoro fit preuve d'un calme olympien au moment de les écouter. Non qu'il était sujet au respect de l'esprit et de la lettre, tant s'en faut. Par contre, il était enclin à trouver un compromis avec eux, l'objet de cette escale à Jaya demeurant la quête d'informations en vue du périple vers les îles célestes. Bras croisés et regard fixement posé sur celui qui n'avait rien d'un bellâtre, l'ancien chasseur de primes ne manqua pas de remarquer la présence de lames incurvées, à hauteur de la taille du tatoué. L'essentiel était ailleurs, cependant, dès lors que leur interlocuteur faisait davantage montre d'une belle faconde que d'une belle gueule. C'était à se demander pourquoi le gringalet de tout à l'heure l'avait qualifié de "bel ami". Par ailleurs, le gaillard n'était pas davantage pourvu de belles manières, lui qui prenait de haut les pirates du Chapeau de Paille. Sans cette histoire de promesse faite à la plus faible du trio, le sabreur n'aurait pas loupé l'occasion d'ajouter un tatouage de sang au smiley noir figurant sur le torse de leur vis-à-vis. Pauvre type s'il en est, il avait poussé le vice jusqu'à les prendre pour des mendiants, leur lançant une liasse de billets et autres piécettes qui atterrirent à leurs pieds. Nullement décontenancé pour si peu, Luffy avait certes manifesté son désir de refaire le portrait à ce minable, mais cela ne l'empêchait pas de diriger sa main vers les Berries jonchant le sol. Spectateur malgré lui de cette scène pitoyable, Zoro sentait que l'odeur nauséabonde était finalement bien plus manifeste chez le dénommé Sarquiss que chez les locaux. Un goût amer venait titiller son palais, l'envie de tailler autre chose qu'une bavette avec le concerné y succédant. C'était sans compter sur Nami, impulsant le départ du trio vers un autre établissement. Une sage décision, il n'y avait de toute façon rien à gagner à donner une leçon à ce gars-là. Encore que l'honneur et la fierté du bretteur lui disaient le contraire...

Qu'importe, il passa rapidement à autre chose lorsqu'il lui fut proposé de se rincer la gorge à l'aide d'une bonne chope de rhum. C'est que sous ses dehors les moins appréciables, Nami savait comment s'y prendre avec ses nakamas. Pour cette raison, mais bien plus encore parce qu'il était toujours partant pour une gorgée de rhum, Zoro se laissa tenter et pénétra dans le bouge qui se trouvait non loin de l'hôtel. Le tenancier ne payait pas de mine et les clients éparpillés dans la salle arboraient tous la même trogne patibulaire, les relents d'urine se rappelant quant à eux aux bons souvenirs du sabreur. Rien de neuf donc, juste les traditionnelles joies de ce genre de bouis-bouis. Le plan de Nami se voulait simple : Zoro boirait et Luffy mangerait pendant qu'elle se chargerait de la collecte de données. Guère homme à se mettre en porte-à-faux d'un stratagème aussi méticuleusement pensé, le bretteur s'exécuta. Prenant place sur l'un des tabourets faisant face au comptoir, il s'empressa de porter à sa bouche le verre qui venait de lui être servi, avalant d'une traite son contenu. Désireux de passer au second acte, il ne put néanmoins pas passer commande. C'est qu'à sa droite, deux crétins avaient trouvé le moyen de rouscailler pour des peccadilles. Interloqué par cette étrange querelle, il se contenta d'observer dans un premier temps. Le rhum attendrait sagement.


"Huh ?"


Undisputed.

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MessageSujet: Re: Ne nourris pas de rêves! La ville de toutes les provocations, Mock Town!   Jeu 21 Aoû 2014 - 10:43

Si Luffy était pressé de jeter l'ancre, ce n'était pas vers Jaya elle-même que se portait tout son intérêt. Celui-ci était déjà bien au-delà. Car bien qu'il ne sache encore rien de l'île où ils étaient forcés de faire escale pour glaner quelque renseignement, la vision que s'en faisait Chapeau de Paille n'était que celle d'un tremplin vers les cieux. Ce n'était que bien malgré lui qu'il avait dû se résigner à admettre sur leur itinéraire ce passage obligé, le moyen de s'élever plus haut que les nuages demeurant un secret bien gardé. Plus insatiable encore que son appétit repoussant pourtant les limites de l'humainement possible, sa soif d'aventure le lancinait, quel que soit le désaccord qu'y apposent ses complices. Un schéma si commun qu'il en devenait partie intégrante du quotidien.

Pour changer, ce n'était toutefois pas tant le périple qui le subjuguait par avance que son caractère insolite, promesse d'une expérience unique. Née rumeur, élevée au rang de mythe, cette contrée du firmament était en son chef un défi à relever absolument – l'un de ceux auquel seul le Seigneur des Pirates peut prétendre ! Qui mieux qu'une légende peut en appréhender une autre ? Même si Luffy était loin de pousser la réflexion à un degré aussi philosophique. C'était principalement le caractère invraisemblable – et à ce titre d'autant plus aguichant – d'une telle destination qui l'enjoignait à s'y rendre par tous les moyens. Poser le pied sur ce que nul n'avait arpenté, y voir ce qu'aucun autre ne verrait, ses comparses exceptés – mais ne formaient-ils pas une seule et même entité ?

Lesquels ne partageaient pas tous son enthousiasme, quand bien même cette saugrenue entreprise semblait en passe de se concrétiser. Sceptiques pour certains, curieux pour d'autres, force était d'en déduire qu'il fallait bien voir une épave transpercer les nuages pour les convaincre d'y administrer un zeste de crédit. Foi que la carte trouvée sur le galion - depuis lors dégluti - s'était faite forte de cimenter. Or, si fantasques – ou périlleux ! - que ses choix puissent être parfois, le natif de Fuschia n'en était pas moins seul maître à bord ; aussi ne purent-ils que se plier à sa décision, la pandémie d'entrain dont il était le patient zéro aidant toutefois la pilule à passer. C'est sans mauvaise volonté qu'ils avaient donc résolu d'aller se documenter, faute d'ailes pour les porter.

La pléiade de vaisseaux pirates mouillant dans le port, loin de lui apparaître aussi dissuasive qu'aux moins téméraires de la bande, prit même à ses yeux des allures conviviales. Étant pirate lui-même, une ville qui les accueillait à bras ouverts n'avait-elle pas tout pour - lui - plaire ? Aussi mithridatisé aux inquiétudes de ses compagnons que sa peau était imperméable aux balles, Chapeau de Paille ne changea rien à ses habitudes en posant le pied à terre... Soit sans précaution aucune et avec toute la dangereuse insouciance que ses pairs avaient appris à craindre. Ce en quoi il rejoignit Zoro – lequel était, à l'évidence et à son instar, plus conquis qu'autre chose. Une solidarité qu'en bonne rabat-joie de service, leur navigatrice se sentit obligée de nuancer.

« Je-jure-de-ne-pas-me-battre-dans-cette-ville. Voilà, t'es contente ? »

Le serment manquait peut-être de conviction, mais qu'espérait-elle à ainsi les tarabuster ? Celui qui valait depuis peu soixante-dix millions de plus avait beau priser ses dons naturels pour les aiguiller sur les flots, le harcèlement auquel elle l'avait astreint pour en arriver à ce résultat ne manquait pas de lui rappeler pourquoi il préférait la voir rester à bord. Suivi dans son engagement à contre-coeur par son ami sabreur, il tâcha d'en faire fi pour plutôt s'imprégner de la fièvre ambiante. Mock Town exhalait une authenticité licencieuse telle que chaque détail semblait n'être prévu et pensé que dans le seul but de donner corps à son image première. Celle d'une bourgade où toute loi n'avait d'autre usage que d'être aboli, pourvu qu'y vivent encore des gens à connaître le sens de ce mot.

Avoir juré le pacifisme n'empêcha pas l'instinct de prendre le pas quand une oreille égarée eut vent de la réputation d'un dénommé « Champion ?! » - ainsi que s'en exclama Luffy, en choeur avec son fidèle second. Semblait-il toutefois que l'hostilité dans leur voix était prétexte suffisant à ce que la rouquine leur souffle une fois de plus dans les bronches à leur grande frustration. De quoi se dire que sa présence n'avait pour but que de leur gâcher le séjour. Regrettant d'ores et déjà d'avoir cédé à ses instances, Mugiwara reprit sa marche dans l'espoir que quelque attraction que ce fût vienne le distraire de ces pesantes restrictions – un repas, par exemple. Il fût en partie exaucé, l'odeur fruitée du panier de pommes parvenant à sa vue dès avant la vue – pitoyable – de son propriétaire.

Tout de noir vêtu, le pauvre hère gisait aux pieds d'un canasson que même l'esprit étriqué de Luffy supposa être le sien - l'allure dégingandée qu'ils avaient en commun étant toutefois pour beaucoup dans cette brillante déduction. Ostensiblement mal en point, le moribond requit leur appui pour se remettre en selle. Moins regardant que son lieutenant, le capitaine du Vogue Merry s'exécuta en le soulevant de terre pour le hisser sur son cheval blanc – encore que ce fut difficile à discerner tant la pauvre bête, cacochyme, avait le poil terne. Non sans raison puisque la pauvre bête s'avéra être tout aussi sujette aux toux sanglantes que son passager – lequel pesait bien plus son poids que sa trogne émaciée ne le laissait penser. En homme avisé, Roronoa dédaigna les pommes que le valétudinaire personnage leur proposa en remerciement, là où Luffy...

« Oh, des pommes ! »

...Se montra égal à lui-même et en saisit une pour mieux l'engloutir. Moins d'une seconde plus tard, le souffle d'une explosion balayait une ruelle adjacente et les bâtiments les plus proches – non sans que les témoignages de tout un chacun laissent entendre qu'il tenait entre ses mains un exemplaire de l'objet du délit. Toutefois était-il un peu tard pour s'en prémunir, le fils de Dragon étant toujours en train de mastiquer quand son compère à la crinière d'émeraude entama envers le responsable ce qui ressemblait à un interrogatoire musclé. La fruiticultrice à ses heures perdues ne lui laissa quant à elle pas le temps d'arguer que le met était en fait plutôt goûteux avant de lui sauter littéralement à la gorge, le sommant de recracher. Ce dont il fut, du reste, bien incapable.

Quiconque avait déjà été contraint de partager sa table savait que son système digestif était à sens unique. Ironiquement, le crevard désamorça la tension qui commençait à croître en avançant que s'il avait dû en mourir, ce serait déjà fait. La confiance susceptible d'être placée dans ses propos après le tour pendable qu'il venait de leur jouer était pour le moins relative. À sa décharge, ils furent bien obligés de reconnaître que le petit frère d'Ace était toujours en un seul morceau. Chose heureuse, l'imbécile en question continuant de mâchonner son en-cas comme si de rien n'était. Paraissant ne pas même remarquer qu'il avait une fois de plus échappé à la mort, il tourna les talons à la recherche d'une autre occupation, rendant le jockey macabre à son apparente agonie.

Si la voleuse à la chevelure de feu n'en demandait pas plus pour le sermonner tout au long du trajet, il n'en écouta pas un mot, préférant de loin terminer son frugal repas – lequel lui avait, par ailleurs, plus ouvert que comblé l'appétit. Leur pérégrination les emmena vers un gite qui jurait atrocement avec les environs en cela qu'il était bien plus avenant que tout ce qu'ils avaient pu voir de ce patelin jusqu'alors. Un havre de paix au milieu du coupe-gorge ? C'était difficilement crédible – quand bien même Luffy échappait à de telles considérations, ne voyant là qu'un gîte pseudo-paradisiaque où ils pourraient prendre leurs aises. C'aurait du moins pu être le cas si le sort ne s'acharnait point contre eux, une soi-disant réservation étant semble-t-il déjà en vigueur.

S'il ne cacha pas sa déception, le porteur de la Volonté du D n'eut pas le temps de s'en ouvrir qu'un nouveau duo d'importuns s'ajoutait au présumé tenancier pour leur refuser l'accès. À les entendre, ils faisaient partie de l'équipage qui avait pris possession des lieux – et qui, comme toute vermine qui se respecte, n'avait pas l'intention de s'en laisser déloger. Faisant une à deux têtes de plus que le capitaine des pirates de Chapeau de Paille, l'homme de ce drôle de couple sembla y voir une excuse pour les prendre de haut, à commencer par lui. Aussi méprisant que méprisable, les dévisageant de derrière ses lunettes de soleil bon marché, le paltoquet eut l'air de ressentir le besoin impérieux de marquer son territoire en leur ordonnant de débarrasser le plancher d'un ton sans réplique. Ce qui ne pouvait chez Luffy valoir qu'une seule réaction.

« Je peux lui éclater la tête ? » demanda-t-il en se retournant vers Nami, désignant la cible en sursis du pouce.

Si justifiée qu'eût été la faveur, il fallait croire que la fille de Belmer était résolue à jouer les trouble-fêtes jusqu'au bout. Ravalant bon gré mal gré ses pulsions belliqueuses, Mugiwara eut tôt fait de les mettre de côté quand l'escogriffe leur fit l'obole d'une poignée d'espèces sonnantes et trébuchantes. L'aurait-il mal jugé ? C'était peut-être un chic type, finalement ! Passée l'exclamation de joie, Luffy se pencha pour recueillir la somme étalée à ses pieds, mais n'eut le temps de n'effleurer ni pièces ni billets que la main de Nami se refermait sur son visage. La joue distendue comme seul son Fruit du Démon pouvait le lui permettre, il fut fort en peine d'articuler qu'il pouvait marcher par ses propres moyens et qu'elle n'avait nul besoin de le trainer dans son sillage.

Perplexe mais peu désireux de sentir ses ongles acérés se planter plus profondément dans sa chair, il suivit le mouvement et quitta la scène sous les quolibets de leur « généreux donateur ». L'épisode peu glorieux qu'ils venaient de vivre n'occupa pas longtemps ses méninges, la proposition d'aller se ravigoter dans quelque gargote du coin captant toute son attention. Rendre un homme heureux ne tient parfois qu'à bien peu de choses, et c'était particulièrement vrai dans le cas de Luffy – façon de parler, car s'il n'avait effectivement besoin « que » d'un bon repas, les quantités consommées ne se privaient pas d'entrer en contradiction. Qu'importe : Nami étant bien placée pour savoir ce qu'elle risquait en faisant une telle offre, elle ne pourrait pas venir se plaindre quand viendrait le moment de régler l'addition.

Aussi bienheureux que s'il n'avait pas plus risqué sa vie qu'été publiquement humilié, Luffy se hâta de prendre place au comptoir de la gargote sur laquelle ils avaient jeté leur dévolu. Si le siège ne lui faisait en soi pas plus envie qu'un autre, c'était encore en étant au plus près du tenancier qu'il serait servi le plus vite ! Sitôt sa commande passée, le poulain de Shanks se mit à osciller dangereusement sur son siège comme tout enfant turbulent le ferait – ce qu'il était, dans l'absolu. Enfant auquel on n'aurait pas fait part des risques d'une telle manoeuvre, quand bien même ses pouvoirs réduisaient ceux-ci à presque rien. À contrario de son bras droit – pour l'occasion situé à sa gauche -, il ne jeta qu'un regard curieux aux pochards qui peuplaient la taverne avant que ne lui soit servie sa tarte aux cerises, sur laquelle il se jeta sans préavis.

« Patron !! »

...Du moins jusqu'à ce qu'il s'interrompe dans son gavage à en faire pâlir les oies de compétition pour taper du poing sur la table. Geste qui, si rustre soit-il, lui ressemblait bien peu au demeurant ; d'autant plus à l'heure des repas où rien n'avait plus d'importance que le contenu de son plat. Or, là était tout le problème. Rien de ce qu'il avait dû subir aujourd'hui ne l'avait fait sortir de ses gonds, mais ça, c'était intolérable ! Dans son emportement, il ne remarqua même pas que le type placé à sa droite (celui duquel il s'était inspiré pour sa commande, par ailleurs) venait d'imiter son geste dans une parfaite synchronisation. Auraient-ils voulu le faire exprès qu'ils n'y seraient pas parvenus. Pris d'une furieuse envie de se réfugier sous le comptoir, peu habitué à ce que les réclamations puissent se régler dans le calme, le moustachu se tourna vers eux sans cesser de récurer le verre qu'il tenait à la main.


« Elle est infecte à en mourir, cette tarte aux cerises !! »

Réalisant cette fois le mimétisme dont il était victime, l'appréciation inverse envenimant les choses plus qu'elle ne les apaisait, Chapeau de Paille lança au fautif un regard aussi hostile que suspicieux. Qu'est-ce qui lui prenait, à ce gras du bide, de le singer ? D'autant que si quelqu'un devait avoir des manières simiesques, le nom de son « auguste » lignée n'en faisait-il pas le meilleur candidat ? Son regard soutint celui du bibendum, avec la ferme intention de lui faire comprendre qu'il ferait mieux de laisser là son petit manège. N'ayant d'autre hâte que de faire passer le goût abject qui mettait ses papilles au supplice, il s'empara de la chope qui accompagnait sa pitance pour se la jeter derrière la cravate qu'il ne portait pas. Peut-être était-ce par effet de contraste, mais la boisson susmentionnée lui fit l'effet d'un divin nectar. Si ce n'était pas la meilleure qu'il ait jamais bu, ça devait grandement s'en approcher.

« Super-bonne, cette boisson ! » Ce en quoi l'obèse morbide se sentit une fois de plus obligé de le contredire, insulte en supplément. « ...Et chez toi c'est le cerveau qui tourne pas rond, non ? »

Le contact visuel déjà aussi acéré que s'ils s'échangeaient des couteaux de lancer peaufina son affûtage tandis que Luffy se mettait en tête et de mettre quelque chose par-dessus cette pâtisserie, et de faire des provisions à sa façon – qu'il engloutirait sans aucun doute avant de rentrer au navire. Ainsi réclama-t-il pas moins de cinquante friands à la viande. À quoi son corpulent voisin prit le parti de surenchérir en exigeant le même nombre de tarte aux cerises, plus un. Or, si mot « buté » s'agissant de le définir n'était déjà qu'un doux euphémisme en temps normal, cela ne se vérifiait jamais mieux que quand l'on touchait au domaine culinaire. Il ne perdrait pas ! Mais à peine eut-il augmenté la quantité de sa commande de deux unités que le tas de graisse augmentait déjà la mise...

Et Luffy de se dresser d'un bond sur le comptoir, poing brandi sous le nez de son rival alimentaire.

« TU ME CHERCHES OU QUOI ?! »


« So, you don't like to get hit, huh ? Well, you're about to have a very bad day. »



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MessageSujet: Re: Ne nourris pas de rêves! La ville de toutes les provocations, Mock Town!   Jeu 21 Aoû 2014 - 17:26


Teach ne tenait plus en place sur le tabouret qui grinçait sa souffrance sous le poids anormal de sa charge. Depuis combien de temps n'avait-il pas dégusté de tartes aux cerises? Deux jours? Trois jours? Trop longtemps! Rien que le fumet du met parvenant à ses naseaux lui donnait l'eau à la bouche. A peine servit, il se jeta sur le plat comme s'il n'avait rien avalé depuis deux semaines. Le barman aux bras tatoués lui servit aussi sa boisson, sûrement du jus de pomme ou un truc du genre à en croire la coloration. Tant pis pour Teach qui n'aimait pas les boissons de gamins, la prochaine fois il spécifierai qu'il lui faut un truc d'hommes, un bon grog, rhum, n'importe quel tord-boyaux mais pas un jus de fruits... Le mec qui essuyait des verres derrière le comptoir l'avait-il bien regardé? Passé un certain âge on pouvait avoir la vue qui baisse mais tout de même.

Dégustant sa tarte aux cerises, il fut chassé de ses considérations concernant la boisson qui lui avait été servie par un trio pour le moins hétéroclite qui s'installa à côté de lui au comptoir. Teach laissa traîner son oreille de leur côté au cas où. Après tout, il était bien venu ici pour glaner des informations au sujet d'un éventuel candidat au rôle critique du parfait cadeau envers la Marine dans le but d'appuyer une éventuelle nomination au rang de Shichibukai. Malheureusement, ils ne parlaient avec le barman que de banalités, une conversation que le pauvre moustachu devait tenir cinq fois par jour avec les bleus comme ceux-là qui débarquaient à Mock Town pour la première et souvent dernière fois. Et apparemment cette ambiance déplaisait à la donzelle rousse qui les accompagnaient. Teach lui aurait bien expliqué deux ou trois vérités en tête à tête mais elle était un peu trop jeune pour lui et manquait foncièrement de classe à ses yeux. Ceci représentait un facteur important pour Barbe Noire et malheureusement pour elle, la donzelle qui déprimait à l'annonce de rester coincée quatre jours sur cette île mal famée ne passait pas les tests d'admissions au cercle très fermé des conquêtes potentielles du Dom Juan ventripotent qu'il était.

De plus, Teach avait bien mieux à faire que de batifoler, il avait une tarte aux cerises juste devant lui à se mettre dans la panse! Le gosse au chapeau de paille qui s'était assis à côté de lui semblait prendre plaisir à le singer. Non seulement il avait commandé les mêmes choses que lui mais en plus il semblait avoir la même façon de manger que Teach: mâcher peu, avaler beaucoup. Certainement pas enclin à se laisser distancer sur son terrain de prédilection, Barbe Noire engloutit de concert plusieurs parts en même temps. L'explosion de saveurs sur ses papilles l'envoya en esprit au Nirvana des sucreries. Ces cerises avaient certainement été macérées dans de l'eau sucrée plusieurs jours durant avant d'être encore une fois saupoudrées de sucre qui caramélisa leur surface dans le four. Teach pouvait sentir son corps se rapprocher du diabète à chaque bouchée qu'il ingérait. Les sucres rapides s'infiltrant instantanément dans son système sanguin, il frappa des poings sur la table pour extérioriser sa joie intérieure avant de féliciter le gérant, la bouche encore pleine de morceaux à demi mâchés:
-"Oi, Oyaji!!! Cette tarte aux cerises est bonne à en crever!.. Nn?"

Teach jeta un regard assassin au minus à côté de lui. Non content de l'imiter avec une synchronisation digne d'un mantra épique, il s'amusait par la même occasion à porter un jugement totalement inverse à celui de Kurohige. Décidant que c'était un coup de bol, le Capitaine du Marutabune laissa passer l'insulte à la tarte qu'il trouvait tout bonnement délicieuse. Histoire de se rincer le gosier et se donner une contenance envers le nabot qui le fixait de travers autant que lui, Teach porta le verre de ce qu'il pensait être du jus de pomme à ses lèvres. C'était bien la coloration jaune pisse qui l'avait amené à penser que c'était de la pomme. Il devait y en avoir aussi mais cela ne pouvait pas être que ça. Quel était ce breuvage immonde dont il avait eu le malheur de remplir ses bajoues? Plus le liquide restait dans sa bouche, moins il avait de mal à imaginer le barman moustachu se soulager dans le tonneau alors qu'il n'avait pas encore terminé de piétiner tous les fruits qu'il avait pu trouver dans le coin pour donner naissance à cette abomination de boisson qu'il vendait au prix honteux de 500 berries le verre. Comment est-ce que le type aux cheveux couleur ficus avait-il seulement pu boire ce machin d'une traite avec un sourire et un soupir de satisfaction? Il y avait des jours où Teach se sentait comme étant la seule personne censée au monde et c'en était un. Il se sentit obligé de communiquer son mécontentement au tortionnaire essuyant nonchalamment son verre comme si de rien n'était. Le minus habillé de rouge à côté fit de même, persistant et signant. S'ensuivit une joute verbale digne d'une bataille d'anthologie entre deux gosses en maternelle, mais en grande section quand même:
-"Cette boisson est particulièrement infecte!.. Eh, toi, là, t'aurais pas un problème à ta langue? Oyaji, donne-moi 51 tartes aux cerises à emporter. Ouais, non, désolé, plutôt 53 tartes... 55 tartes... 70 tartes... 100 tartes... C'EST QUOI TON PROBLÈME, TOI?! TU VEUX QUE JE TE FASSE TA FÊTE?!! "

L'air était électrique et la tension palpable entre les deux rivaux aux goûts culinaires si antagonistes. Sans les remontrances et les "tsukkomi" des camarades du chimpanzé au chapeau ridicule, ils seraient déjà en train de se mettre joyeusement des pains dans la face pour une histoire de tartes. Se souvenant qu'il mettait un peu la charrette avant les bœufs, Teach demanda soudainement à celui qui avait l'air de s’appeler Luffy le montant de sa prime. Si le montant était celui qu'il pensait il y aurait peut-être intérêt à lui faire un ravalement de façade express, faisant ainsi d'une pierre deux coups. Mais la surprise fut de taille à la déclaration de son interlocuteur au sang aussi chaud que le sien:

-"T'es un pirate? C'est quoi ta prime? 3 millions, toi?! SALE MENTEUR, Y'A PAS MOYEN!!!"

Soit ce marmot était un fieffé menteur comme le clama haut et fort Kurohige, soit la Marine avait encore fait un piètre travail en estimant la prime de ce "Luffy". Son œil ne le trompait pas, ce blanc-bec valait bien plus que ce qu'il annonçait. Se résolvant quand même à lui faire une tête au carré quand même, juste pour la forme, le barman intervint. Décidément, ce type devait avoir l'habitude de ce genre de querelles puériles. 50 tartes offertes par la maison ce n'était pas une offre qui se refusait. Pas quand les tartes étaient aussi délicieuses, quoi qu'en dise cet autre énergumène sans goût pour les bonnes choses. Refroidit dans ses ardeurs par l'odeur émanant du paquet de tissus, Teach agrippa le cadeau et tourna le dos en pestant. Que ce gamin au chapeau de paille aille au Diable avec cette boisson à base de pisse qu'il semblait tant apprécier!

Alors qu'il poussait les portes battantes du "Pub and Pies", Teach tourna légèrement la tête. Celui qu'il croisa semblait être un cran au-dessus du genre de pirates qu'on peut rencontrer à Mock Town. Peut-être que Barbe Noire ferait mieux de rester un peu plus longtemps dans les parages, sait-on jamais...

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Ne nourris pas de rêves! La ville de toutes les provocations, Mock Town!

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