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 Sujet 1: Chariot Jaune

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PNJ Banaro
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MessageSujet: Sujet 1: Chariot Jaune   Jeu 24 Avr 2014 - 21:15

1. Vos pas vous mènent jusqu'à la rue principale de la ville de Banaro. Parsemée de magasins offrant des denrées alimentaires et utilitaires, allant des vêtements de cow-boys aux outils pour fixer soi-même ses éperons. Bien qu'ayant su rester simples, les habitants de Banaro aiment s'afficher chacun à leur façon. De manière générale, les hommes jouent aux gros durs du far ouest, passant pour des excités de la gâchette sans pour autant posséder d'armes à feu, ces dernières étant interdites par le Shériff. Ils ne sont donc que des poseurs cherchant à se mettre en valeur en se roulant une cigarette en chocolat à l'ombre du Saloon ou en saluant les autres passants d'un bref hochement de tête du haut de leur canasson. Les femmes, quand à elles, semblent aimer se mettre en valeur avec des robes bouffantes bien trop larges, contenant moult jupons ou carrément une armature métallique. Les ombrelles sont à la mode, le temps étant au beau fixe aujourd'hui.

Un détail qui peut frapper l'attention du passant est cette grosse charrette au bois peint d'un jaune pétant qui dépasse allègrement dans l'avenue pourtant large. Le chariot est surmonté d'une bâche opaque blanc cassé posée sur des arceaux métalliques empêchant de distinguer son contenu. Deux chevaux sont d'ores et déjà attelés mais aucune trace du cocher. Peut-être est-il à l'intérieur de la banque devant laquelle est stationnée le chariot? Quoi qu'il en soit, il semble qu'il soit prêt à partir d'une minute à l'autre...


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Bart P. Salazar
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MessageSujet: Re: Sujet 1: Chariot Jaune   Ven 2 Mai 2014 - 16:45

Le petit groupe de l'équipage s'avance lentement jusqu'à la ville, les quelques pirates ayant suivi Bart, amassés derrière-lui, observe avec curiosité les alentours. Finalement, ils débouchent dans ce qui semble être la rue principale de Banaro, celle traversant cette dernière en long. Celle qui une fois empruntée, vous fait remarquer de tous, impossible de passer inaperçu. Moins encore lorsque l'on est un colosse mesurant presque trois mètres, vêtu sauvagement d'une peau d'ours dont la gueule ouverte repose sur votre crâne. Le reste de ses habits, d'un rouge vif, attire facilement l'oeil. Et avec la bande de joyeux lurons qui l'entourent, cela ne fait qu'amplifier le phénomène. Très rapidement, les natifs du coin braquent tous les regards sur les pirates de l'Ours Blanc. Ceux-ci sont quelques peu surpris de voir de quelle façon les gens du coin s'habillent. Les hommes tels des pistoleros, sans pistolet. Les femmes, dans des robes affreusement bien trop amples et dont le buste bien serré fait remonter comme jamais les poitrines.

Le Capitaine sauvage affiche un large sourire, heureux comme il est de découvrir ce qu'il pense être une toute nouvelle espèce humaine. Tandis qu'ils avancent, ils finissent par remarquer les magasins se dressant sur les côtés. L’œil expert du sauvage remarque immédiatement celui abritant la nourriture. Reniflant une alléchante odeur de viande fumée, s'en léchant les babines comme un vulgaire animale, son ventre sonnant la charge. Laissant libre de leur mouvement ses hommes, il se rue vers la fameuse boutique, dans l'espoir de remplir la panse. Une personne civilisée se serait contentée de pousser la porte calmement, jeter un œil à l'intérieur à la recherche du propriétaire et saluer à sa rencontre. Est-il nécessaire de préciser qu'un type se prenant depuis sa naissance pour un ours n'est pas civilisé ? De toute la délicatesse qu'on lui connait, Patch enfonce la porte d'un puissant coup de pied, un important flot de salive dégoulinant de sa bouche, s'entremêlant au milieu de l'amas de poils constituant sa barbe.

Quelques pas à l'intérieur du magasin plus tard, ses pieds frappant lourdement le plancher du sol, il remarque la présence d'un gars chauve, à lunettes rondes et fines, derrière son comptoir. Surpris d'une intrusion pareille, l'homme ne dit rien, attendant une réaction de la part du pirate. Rien ne vient. Tout simplement car Bart peut bien renifler autant qu'il le veut, il n'arrive pas à comprendre comment l'odeur de viande grillée peut bien provenir de cet endroit. Il n'y a rien, si ce n'est un grand étalage de porcelaine en tout genre. Le tout entreposé sur les étagères de vieilles armoires qui menaceraient de s'écrouler au moindre éternuement du barbu. Nouveau reniflement, accompagné d'un grognement de frustration. C'est bien de par ici que l'effluve se dégage. Le gérant quant à lui, ne se risque à aucune parole ou geste, de peur d'allumer la mèche qui déclencherait l'explosion chez le colosse. Finalement, après de longues minutes d'observation de la pièce, dans un hurlement de joie, le doigt du Capitaine se lève et pointe la pièce située dans le dos du dégarni.

GREUAAAARH ! SANS POILS CACHER VIANDE A BART ! PAS BIIIIEEEEN ! BART AVOIR TRES FAAAAAAAAAAIIIIIIM !

Dans l'arrière pièce, trônait au beau milieu une table usée, garni d'un plat de viande dont les volutes de fumées s'échappaient pour venir se heurter aux narines des deux protagonistes. Le couvert dressait indiquait que le propriétaire de la boutique s'apprêtait à passer à table. Malheureusement pour lui, aujourd'hui, Banaro recevait la visite d'un être particulier. Le genre à s'approprier tout ce qui lui faisait envie. D'un bond, il dépassa le comptoir sous l’œil affolé du vieil homme. D'un autre, il se rua sur la table, bras tendus en avant, gueule grande ouverte, atterrissant dans un craquement sonore. Bois et vaisselles brisés se répandirent au sol, seul le plat principal ne connut pas le même sort, puisque déjà, Bart l'engloutissait comme un goinfre. Attristé et furieux d'un tel comportement, le vieillard eut un sursaut d'orgueil le fi empoigner son balais pour écraser son manche sur le crâne du pirate. L'arme se brisa en deux sans que le Salazar ne ressente une quelconque douleur.

A vrai dire, il ne prêtait aucune attention à son agresseur, se relevant déjà, son repas fini, en quête d'autre chose à se mettre sous les crocs. Dans cette bâtisse, visiblement, il ne trouverait rien d'autre, aussi préféra-t-il retourner dehors. C'est à cet instant qu'il remarqua que ses hommes s'étaient amassés autour de ce qui ressemblait à un chariot. Habillé d'un jaune sautant aux yeux, le moyen de transport était à l'arrêt, au beau milieu de la rue. Notre héros décida d'aller voir de plus près, sans faire le rapprochement un seul instant entre l'emplacement du chariot et le bâtiment situé à proximité. Tout ce qu'il espérait découvrir à l'intérieur, c'était de quoi faire un énorme banquet avec ses compagnons. Arrivé à hauteur, il renifla dans un premier temps la bâche, n'y décelant aucune odeur particulière, avant de décider d'y passer la gueule à l'intérieur, afin d'être fixé.
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Erayn
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MessageSujet: Re: Sujet 1: Chariot Jaune   Mer 7 Mai 2014 - 1:31

Les turbulences passées, les habitudes avaient repris leur droit. Les mauvaises pour commencer. C'était toujours comme ça. Plus encore quand le vieil homme était sorti un peu trop brutalement de cette transe dans laquelle il s'abîmait un peu plus à chaque fois. Loin de lutter contre, il semblait même y prendre un certain plaisir, ce qu'Erayn n'avait pas manqué de lui reprocher. Convaincu que la clarté d'esprit était l'âme du sabreur, il ne saurait supporter que l'on bafoue ce principe – à son sens fondamental – en se comportant en bête écervelée. Et s'il était bien forcé d'admettre que ce penchant bestial leur avait plus d'une fois été d'un certain secours en situation de crise, il était persuadé que s'y abandonner à tort et à travers ne pouvait mener à aucune idée positive.

S'en était suivie une altercation, le bougre refusant de prêter l'oreille à ce qui n'était pour lui que foutaises dépassées. Et comme à chacune de leurs esclandres ou presque, ils avaient résolu cela en empruntant des chemins séparés. Bien que des années aient passé - ce qui ne risquait pas d'arranger son âge déjà bien avancé -, Thorn se comportait toujours comme le dernier des crétins. Il n'était pourtant pas sans savoir que ses lubies tapaient sur les nerfs de son partenaire, mais en tenir compte était visiblement - et comme à chaque fois - trop lui en demander. Sans plus s'attarder sur son cas, voilà longtemps jugé désespéré, la Sentinelle était donc partie à la découverte de cette terre infertile – la seule qu'il ait à se mettre sous la dent (ou sous le pied) en ces sombres heures.

Le Gardien Aveugle s'était connu plus vaillant, et ne pouvait qu'espérer que ce qu'il trouverait en chemin le remettrait d'aplomb. La pensée que son imbécile de compère ne doive pas être en meilleur état lui fut d'un douillet réconfort – même si celui-ci n'anesthésia hélas pas bien longtemps la douleur de ses ecchymoses. Rien que de très bénin, mais cela ne les rendait pas plus agréables à arborer, d'autant qu'il n'y avait nulle fierté à en tirer. Oui, si le choc qui avait fendu leur embarcation – et manqué d'en faire de même avec leurs crânes – les avait laissé dans un piteux état, c'aurait pu être bien pire. Une nuit de sommeil, et il n'y paraîtrait plus, même s'il pouvait sentir à la caresse tiède du vent sur sa peau et à la discrète brûlure du soleil qu'il n'en était pas encore l'heure.

Et puis, il croyait son instinct quand il lui disait qu'il n'était pas encore couché. Et quelle qu'en soit la raison, force était d'envisager – par bonheur ou malheur, il n'aurait su dire – qu'il n'allait pas tarder à l'apprendre. Le brouhaha des conversations succède rapidement au silence pesant que seuls venaient rompre ses bruits de pas, aussi réguliers que sa respiration pouvait l'être. Il aurait dit à l'aune du nombre de décibels qu'ils ne devaient pas avoir touché terre (et pas qu'un peu) en un lieu particulièrement peuplé, mais il était fort probable que l'île entière ne le soit que bien peu. Rien ne disait qu'elle comporte d'autres hameaux fussent-ils aussi modestes que celui qu'il foulait au pied – l'envergure qu'il lui devinait rendait exagérée l'appellation de ville proprement dite.

Même s'il n'avait pas senti les regards braqués sur lui par-delà le voile de sa visière, Erayn aurait su qu'il attirait l'attention ; sa tenue ne s'adaptait et ne passait inaperçue que dans certains types d'environnement, et il aurait pu dire au seul climat local que ce ne serait pas le cas ici. Mais s'ils le regardaient avec insistance, ce n'était pas pour autant qu'ils le faisaient de travers. Aussi pouvait-on logiquement supposer que cela ne les incommodait pas outre-mesure – et il en fut fort aise. Le peu de fonds qu'il lui restait (leur restait, même s'il se plaisait à l'oublier à cet instant) était déjà trop fluet pour ne serait-ce que penser à payer le ravaudage de leur voirolle. Le dépenser en friperies indigènes ne lui disait rien, d'autant plus que sa tenue lui seyait parfaitement – à lui.

L'intérêt collectif finit par se détacher de lui et il ne fut bientôt plus qu'un promeneur parmi les promeneurs, badaud parmi les badauds. Qu'il se meuve avec autant de naturel que s'il y voyait parfaitement leur avait selon toute vraisemblance fait croire que c'était le cas, contribuant à sa libération des fers de leur attention. Sans être authentiquement mal à l'aise en public, se faire remarquer était contraire à tout ce qu'il était, à tout ce qu'il représentait. Moins c'était le cas et mieux il se portait – une autre notion qui n'avait jamais eu de vrille assez acérée pour se forer un chemin à travers le crâne épais de son acolyte. Qu'on l'oublie, qu'on oublie jusqu'à son existence était ce qu'il pouvait demander de mieux. Ces moments de plénitude s'étaient hélas faits de plus en plus rare depuis sa chute. Il allait sans dire qu'il en connaissait la cause...

Si navrantes soient ces anicroches, elles avaient cela de bon qu'elles le rendaient à sa solitude tant prisée pour quelques heures. Délai qui ne s'étirait le plus souvent que parce que le vieux barbu avait toutes les peines du monde à retrouver sa trace - furtivité oblige – mais permettait à Erayn de se ressourcer loin du fracas qu'il avait coutume de causer. Loin du sang et du bruit, de la fureur et des cris... Oui, cela le rendait à la possibilité de faire les choses à sa manière, et ce n'était que rarement pour lui déplaire. S'il se faisait déjà remarquer, qu'aurait-ce été avec la montagne de muscles pour l'accompagner ? Lorsqu'il posait pour la première fois ses pieds nus en un nouvel endroit, il était fréquemment tenté de se dépouiller son masque pour en capturer le paysage.

Rien dans « son » code ne le lui interdisait... Mais il eut trouvé cela trop facile. Et puis viendrait bientôt le jour où le regard qu'il porterait avec les yeux du coeur surpasserait celui de sa véritable vision. Céder à l'envie ne pourrait alors plus que le décevoir en comparaison. Alors aurait-il achevé sa formation – du moins à ce niveau. Le chemin à parcourir était encore long et semé d'embûche, quand bien même son point de départ lui semblerait tout aussi lointain s'il daignait regarder en arrière. Mais ne pas le faire était le propre de la voie qu'il avait choisi de suivre et que jamais il ne trahirait. Même s'il ne savait exactement où cela finirait par le mener sur ces Mers Bleues qu'il ne connaissait encore que trop mal, il avait la ferme assurance que ce parcours le rendrait meilleur en tant qu'homme. Il n'en attendait pas moins, et n'en demandait pas plus.

Son ouïe raffinée par la cécité atteignait des sommets d'acuité. Et pour une fois que l'animal à peau d'homme qui l'accompagnait n'était pas là pour la saturer de palabres inutiles, Erayn en profitait. Tout au plus lui fallut-il une poignée de seconde pour aviser l'attroupement qui s'était formé et le rejoindre d'un pas traînant. Serait-ce une chance dans son malheur que d'être venu s'y perdre le jour d'une attraction spécifique ? Les discussions fusaient en tous sens, trop pour en extraire quoi que ce soit – l'inconvénient à « trop » bien entendre étant d'être mis à mal en cas de cacophonie. Qu'importe, il se renseignerait par ses propres moyens. Ainsi, l'ange déchu se faufila entre les passants tel un courant d'air pour aller prendre connaissance de ce qui avait provoqué ce rassemblement. Ce qu'il devait trouver quelques mètres plus rien n'avait toutefois rien de conventionnel, et ne manqua pas de lui faire dresser le sourcil sous son masque.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Tout compte fait, peut-être n'était-ce pas à un événement planifié qu'il avait à faire. Plus cela allait, et plus il lui semblait que l'effervescence des autochtones était le fruit de leur surprise et de leur curiosité – voire de leur avidité ? - plus que de quelque impatience. Mais si aucun d'eux n'avait osé s'approcher de ce qu'il identifiait comme étant une carriole, méfiant qu'ils étaient, il lui semblait qu'une créature ne partageait pas leur appréhension. Et Erayn ne voyait pas d'autre mot pour désigner cette entité qui échappait à toute logique. S'il avait d'abord cru qu'il s'agissait d'un animal curieux – volumineux, de ce que lui rapportaient ses perceptions -, une analyse plus minutieuse l'avait forcé à revoir son jugement. Même si sa double-vue n'était pas entièrement au point – pas encore - elle l'était bien assez pour faire la différence entre homme et bête en temps normal. Et sa confusion au sujet de cet être hybride l'interpellait.

Bien que rudimentaire, son savoir des fruits du démon lui avait appris qu'une partie de ceux à en avoir consommé acquéraient la faculté de changer de forme pour devenir autre chose – le plus souvent issu du règne animal. Mais ce n'était pas le cas ici, il en aurait mis sa main à couper – et compte tenu de l'importance qu'elles avaient à ses yeux, ce n'était pas peu dire. Il n'avait jamais rencontré qui que ce soit à être dans ce cas mais était certain qu'il aurait pu très clairement faire la distinction malgré leur métamorphose. La forme de vie qu'il avait devant lui était différente, et cette différence s'opérait à un degré plus intime qu'une simple histoire d'apparence. C'était une question d'âme. Et, plus étonnant encore, si atypique puisse-t-il être, ce phénomène lui était familier.

Intrigué, l'homme aux ailes arrachées fendit la foule pour se rapprocher de lui et, à mesure que s'évanouissait la distance, comprit que c'était bien d'un être humain qu'il s'agissait – si étrange qu'il soit. Le temps d'une respiration, il crut que ce n'était autre que Thorn qui l'aurait précédé en ayant emprunté – sans le vouloir – un raccourci. Ce ne serait pas la première fois. Il avait finalement compris que l'impression de déjà vu était causée par l'autre visage de son binôme, qu'il combattait encore un peu plus d'une heure auparavant – avant que leur combat n'ait les fâcheuses conséquences qu'on lui connait. Mais non. Car si massive soit la carcasse de son ami, celui de cette personne, puisque c'en était une - même s'il avait bien du mal à la considérer comme telle – était encore un cran au-dessus.

Erayn n'avait jamais vu tant de physionomies ineptes que depuis qu'il était tombé du ciel pour rejoindre « le monde d'en-bas ». S'il avait déjà plus ou moins évalué que le sauvage devait être coincé dans quelque chose, ses hésitations sur son appartenance raciale l'avaient plutôt fait pencher pour un piège quelconque. Ce n'est qu'une fois à proximité qu'il assimila pleinement que c'était le chariot qui l'emprisonnait entre bois et étoffe. Bien que sceptique sur le bien-fondé de l'en délivrer – Thorn lui-même ne perdait-il pas tout sens commun quand il était dans « cet état » ? -, une rapide réflexion lui avait suggéré que l'abandonner à son sort n'avait que plus de chances de le faire sortir de ses gonds d'ici à ce qu'il réussisse à se dégager seul. Puisque personne n'avait l'air de vouloir s'en approcher et encore moins de s'en occuper, il n'y avait plus qu'à s'en charger lui-même. Au moins apprendrait-il dans la foulée quel pouvait être ce mystérieux chargement.

Besoin d'un coup de main ? demanda-t-il, laconique. Ne bouge pas.

Et de sectionner d'un coup sec les liens qui maintenaient le tissu en place.



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MessageSujet: Re: Sujet 1: Chariot Jaune   Mer 7 Mai 2014 - 22:42

Le voile tomba sur le contenu du chariot jaune, découvrant... Un vieil homme à la barbe d'un blanc immaculé vêtu d'un trenchcoat délavé, certainement aussi ancien que son porteur. Tout autour de lui, une dizaine d'hommes armés de fusils mirent les deux inconnus en joue. Leurs tenues étaient disparates, certains portaient des stetsons, d'autres non, d'autres avait opté pour un simple marcel crasseux et des bretelles retenant leurs pantalons. Un point commun les unissaient tous, c'était la présence d'une étoile dorée accrochée au niveau de leur cœur. Quelqu'un connaissant un peu le système policier de Banaro n'aurait aucun mal à en venir à la conclusion que c'étaient le shériff et ses adjoints qui attendaient patiemment à l'intérieur que quelqu'un morde à l'hameçon. Sans hésiter, le shériff leva un bras en l'air avant de l'abattre, donnant un ordre qui, au jugé du ton de sa voix signifiant une part de joie libératrice, il n'espérait plus pouvoir donner après toutes les heures passées dans cet espace exigu avec ses hommes:

Shériff de Banaro: Abraham Taro


-"Feu à volonté! Trouez-moi le cuir de ces étrangers!"

La joie partagée par ses hommes fut palpable au travers de l'odeur de poudre qui ne manquait pas de répandre dans l'air suite au nombre impressionnant de cartouches tirées dans la direction globale des deux énergumènes. Le shériff se joignit également à la fête, tirant à chaque cible trois balles de son six-coups. Devant lui aussi recharger après cela, il leva un poing en l'air afin de donner l'ordre de cesser le feu. Mettant un pied sur le rebord du chariot jaune, il laissa tomber sur le sol les cartouches vides encore fumantes pour y mettre à leur place de nouvelles. Méthodique, il se prit à s'adresser aux deux silhouettes cachées par la fumée soulevée par le feu nourri qu'elles avaient subit. Abraham se parlait à moitié à lui-même, certains que les deux inconnus étaient soit morts, soit mourants après une telle douche de plomb:

-"Ici, à Banaro, on aime pas beaucoup les étrangers, étrangers! Je ne sais pas comment vous avez pu entendre parler de la cargaison d'or mais, foi d'Abraham Taro, je ne laisserai personne de votre espèce mettre leurs sales pattes dessus! Les intrus seront tirés à vue et les survivants seront à nouveau tirés dessus! Préparez-vous à une autre salve, mes gars! On sait jamais avec ces légumes du démon ou ces trucs dans le genre."

Avant même que les premiers coups de feu aient retentis, toute la foule présente dans la rue s'était carapatée comme un seul homme. Il ne restait plus sur la terre battue de l'avenue que le chariot jaune, la fumée dans laquelle étaient cachés les deux inconnus, et quelques objets épars abandonné durant la fuite précipitée des badauds qui observaient depuis les coins des bâtiments. Une botte de foin passa, soulevée par une petite brise qui dissiperait bien vite la fumée...

Attaque sur Bart et Erayn a écrit:
Tir de barrage: Une dizaine d'hommes déchargent la totalité de leurs chargeurs sur un nombre variable de cibles désignées. Lesdits hommes ne sont pas très forts pour viser mais ont tout de même des chances de toucher si les conditions leurs sont favorables (effet de surprise, proximité, coup de bol...). Une blessure d'arme à feu saigne abondamment et nécessite un garrot ou des soins adaptés, comme par exemple le retrait de la balle par un moyen ou un autre. Selon la partie du corps touché, un malus aux actions associées est envisageable (jambe = déplacements ralentis, etc...).

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