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 Air et mer pollués

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Baba Mako
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MessageSujet: Air et mer pollués   Jeu 10 Avr 2014 - 20:37

La nuit est le domaine des exécrables hommes qui peuplent notre terre ou, dans mon cas, notre mer. J’en fais partie et pourtant, la nuit ne m’est pas favorable : il y a toujours moins de monde la nuit, donc moins de personne à voler, moins de foule dans laquelle se fondre. Sauf ici.
A croire que la vie y est nocturne.
Ici, c’est Bangarang, une île qui croise le chemin que je suis pour traverser Grand Line, à la recherche de ma nouvelle idole, plus si nouvelle que ça, tant je ne suis plus sur l’île des Hommes-Poissons depuis un bon moment déjà. Bien sûr, j’appelle toujours ma copine une fois par jour, mais je ne préfère pas tergiverser sur cette routine qui m’attendrit trop pour une sale gueule comme la mienne.
Bref. Tout ça pour dire qu’en fait, Bangarang, ça pue.

« Kof Kof !! »

L’air y est irrespirable. Il me faut vraiment un masque, même si ça me rendrait encore plus suspect que je ne le suis déjà. Ces difficultés à respirer étaient si lourdes que ça me donnait presque envie de plonger, pour cesser d’inspirer cet air suffoquant. Mais il n’y a rien à voler dans la mer, si ce n’est pas assez profond. Et je ne nagerais pas si profondément pour chercher un trésor, c’est plus simple et surtout plus amusant de voler les gens.
De surplus, autant profiter de la vie de la nuit ! Pour une fois que c’est animé la nuit ! Bon, animé d’une sombre ambiance pesante et tendue certes, mais tout de même. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir après tout. Même dans une telle île où l’air est irrespirable.
Enfin, il y a aussi ce problème de l’eau. Pendant ma navigation, je ne la sentais pas, une fois accosté, encore moins. A la berge, la mort régnait parmi la vie marine, les poissons et calamars s’entassant au bord de la plage. Bref, très peu pour moi ce danger, je n’aime pas l’hostilité. Je préfère clairement vivre paisiblement, ou plutôt sans ennemis. J’aime l’animation, la paix n’est donc pas pour moi, en fait.
Bref, je cherchais un masque blanc à me mettre sur la bouche moi.

Pourtant, malgré l’air qui pesait sur l’île, je ne trouvais aucun marchand décent capable de me proposer cela. A croire que les insulaires avaient dû s’y habituer. Enfin, ce serait florissant que de commencer un petit marché de masques sur cette île, en particulier pour les touristes, bien que celle-ci n’ait pas l’air très accueillante. Quoiqu’il en soit, je ne me poserai pas ici de toute façon, vu l’air pesant ici.
Il faisait froid. Donc, réaction on ne peut plus normale, je passais par une taverne, commandai un petit shooter à boire en deux secondes et sortis en piquant un petit imperméable couleur café au porte-manteau miteux.
Mission accomplie, mais le fait de porter cet imperméable ne me réchauffa pas immédiatement. Donc après m’être éloigné un peu de la taverne, histoire de ne pas m’attirer de problèmes, je frottai mes mains les unes contre les autres pour me réchauffer et trouvai un bidon rempli de flammes dévorant des planches de bois dépassant du bidon. Ce bidon, illuminant la nuit couvrant Bangarang, me servait de feu de camp pour me réchauffer.

« Ah, ça fait du bien de se réchauffer un peu… »

J’étais peut-être un Homme-Poisson assez frais, mais j’étais mieux cuit ! Le poisson cuit est tellement meilleur que le poisson frais !
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Baggy le clown
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Pirate Baggy
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Dim 13 Avr 2014 - 3:58

Un marteau cognant une enclume, un marteau-piqueur brisant un roc… Voila ce qui se tramait dans mon pauvre crane. Je me réveillais à peine que déjà cet insupportable état me donnait la nausée. Je battis lentement des paupières, l’air pâteux et amorphe incrusté sur ma face de clown. Il me fallut quelques minutes pour réaliser que j’étais allongé sur le sable d’une plage, plongé dans l’obscurité la plus total. Mes membres totalement engourdis se mouvaient avec peine et j’eus besoin d’une autre paire de minutes pour parvenir à me redresser sur mon séant.

-« Oh… Ma … Tête… Quelle horrible gueule de bois. » Énonçais-je d’une voix enrouée et craquée, résumant ma situation en ces mots universellement connu de tout les bon fêtards.

Mes yeux vitreux parcoururent les alentours d’un air distrait. Je pouvais distinguer de la lumière à quelque milles de ma position ainsi que beaucoup de fumée. Une ville certainement. Mais bon sang, ou avais-je donc atterrit ?! Et pourquoi étais-je donc seul ? Ou était mon équipage ? Et mon très cher Big Top, mon sublime navire ? Je fermais les yeux, tentant de rassembler mes souvenir des événements qui avaient précédé ce… trou noir causé par une consommation un brin excessive d’alcool fort. Cet effort intellectuel causa du remue ménage dans mes trips, allez donc chercher la logique dans tout ça… Quoi qu’il en soit, un rot sonnant et empestant le rhume, s’expulsa d’entre mes lèvres, le tout sans vergogne aucune, évidement. Mais cela ne m’aida en rien à résoudre l’énigme de ma présence solitaire en ce lieu étranger.

-« Burp… Ou ai-je donc échoué ? Ou sont mes bons à rien de subordonnées ?! » Au fur et à mesure que je prenais conscience de ma situation, ma voix se fit plus tendue. J’étais apparemment seul, perdu en territoire inconnu. Une désagréable appréhension se combina à ma gueule de bois. Être isolé de la sorte n’avait rien de rassurant, même pour un vieux routard comme moi. Et puis… Si mes hommes n’étaient pas là, qui allait prendre les mauvais coups et les blessures inhérentes à la vie de pirate ? MOI ? HORS DE QUESTION ! Le grand Baggy le clown valait mieux que ça ! S’en prendre plein la gueule, c’était le rôle des sous-fifres, pas du capitaine, sacrebleu ! A cette pensée, une petite voix intérieure me souffla que je m’en prenais malgré tout, souvent, plein la tronche pour pas un rond, mais ma suffisance et mon arrogance, chassèrent bien vite cette pointe d’analyse au combien perspicace. Bref, cogiter assis dans le sable n’allait pas résoudre la situation. J’entrepris de me mettre sur mes deux pieds, entreprise quelque peu hasardeuse quand on a la tête dans le pâté… de sable. Hum. Après quelques veines tentatives qui me rappelèrent la cruelle réalité de l’attraction terrestre, je parviens enfin me tenir droit. Un pas après l’autre, zigzaguant légèrement bien malgré moi, je me mis en route vers les lumières de la civilisation et sa puanteur. Au moins n’étais-je pas totalement dépouillé, j’étais toujours aussi fringuant dans mes atours de capitaine pirate et mon chapeau de leader, aux couleurs criarde et flashy. Et vu que ma bonne vielle panoplie abritait en tout temps mes fidèles armes, je n’étais pas démuni face à cette situation. Poignards, lame planquées, explosifs et pistolets, j’avais de quoi résoudre quelques « problèmes » de bases que rencontre tout pirate. Dommage que je n’avais pas d’escargo-phone sur moi. Je devais à tout prix contacter mon équipage pour qu’ils viennent fissa me récupérer. Cette bande de bon à rien ! Comment avaient-ils pu perdre leur bien le plus précieux : MOI ! Y en a qui vont se prendre des coups de bâton à mon retour, foi de Baggy-sama ! La mine sombre tout en grommelant des propos intelligibles, l’exode du clown débuta.

Une heure plus tard, je parvins à la périphérie de la ville. Enfin si ce taudis crasseux pouvait se targuer du nom de ville… J’en avais vu des trous à rats dans ma vie, mais là, on touchait les sommets du mauvais gout. Des baraques de bois pourri, des chemins défoncées et impraticable, des odeurs de pisse et de merde partout et des habitants aussi crasseux que leur ville. Néanmoins le centre-ville, encore éloigné, laissé apparaitre de multiples usines et des bâtiments en béton plus sophistiqués.. La puanteur qui s'en échappait parvenait presque à couvrir l'odeur d'excrément des cahutes de mendiants de la périphérie que je traversais. Et bien entendu, j’attirai tout les regards de ces âmes en peine. Eh faut dire qu’un type fringué avec autant de classe que moi, forcément, ça attire l’attention. Cette petite marche forcée dans le froid nocturne m’avait remit les idées en place, à présent, la première chose à faire, c’était de me renseigner sur le lieu de mon errance. Mon attention fut attirée par un bien étrange spectacle. Un petit attroupement de jeunes s’excitait en criant à qui mieux-mieux. Cette cacophonie, se voulait être un chant… Ou du moins quelque chose s’en rapprochant, car en m’approchant, je distinguais que les deux « chanteurs » gesticulaient en exécutant un simulacre de danse. Malgré mon approche discrète, les spectateurs brisèrent leur formation et tous s’écartèrent de moi. Et le silence tomba soudainement. Pour un temps trop court malheureusement.

-« Eh qu’est-tu veux l’bouffon ? C’quoi ces fringues de baltringues ?! T’as dévalisé un clown, tocard ? Avec ton gros pif, t’as pas l’flair pour te saper swag ? » S’exclama l’un des chanteurs, entrainant les rires moqueur de l’assemblé avec sa remarque pleine de sagesse. Ironie…

Moi qui voulais me montrer diplomate et tenter d’obtenir des renseignements comme un type honnête, voila ce qui me tombait dessus ! Insultes et mots incompréhensible ! Je n’étais pas connu pour ma patience et mon sang froid, loin s’en faut. Mon sang ne fit qu’un tour et mon fascié se bloqua sur une étrange mimique : gueule grande ouverte et yeux écarquillés par une colère soudaine. Bouffon ? Tocard ? Voila des insultes intolérables mais le pire de tout… Ce qui a déclenché la colère apocalyptique qui m’étreignait, c’était bien le « gros pif » !!

-« Bande de petits merdeux !! Vous allez mourir en beauté ! » Beuglai-je furieusement.

Mais ma tirade achevée, je n’eus le temps de rien faire. Une détonation retentit et un chaos total s’en suivit. Une deuxième bande d’individu se précipitèrent sur le groupe que j’avais accosté en hurlant comme des sauvages. Une bataille de rue fit rage tout autour de moi. Il ne fallait pas être diplômé d’une haute école pour comprendre ce qu’il se passait. Une bande rivale venait de débarquer pour en découdre avec leurs ennemis. Une guerre de gang. Cela allait bien au style de cette ville puante. Et je ne comptais pas participer à ces festivités ! Impossible de savourer pleinement ma vengeance dans de telles conditions. Je profitai de la confusion pour m’éclipser, non sans écraser de mes poings quelques sales gueules sur mon chemin. J’atteignis rapidement une ruelle adjacente, bien à l’abri et sans une égratignure. Profiter de l’anarchie pour se tirer d’un mauvais pas, c’était l’une de mes nombreuses qualités. D’ici on entendait toujours les hurlements frénétiques de la rixe en cours.

-« Peuh ! Bande de salle gosse. Avec leurs caleçons relevés au dessus de leurs pantalons et leurs casquettes à l’envers, ils osent venir me donner des leçons vestimentaires ?!»

Grognais-je tout en dépoussiérant mes beaux habits « raffiné » et en crachant un beau mollard par terre.
Je remarquai rapidement la présence d’un nouvel individu dans cette ruelle. Grattant la chaleur prés d’un feu de fortune, l’individu m’apparut immédiatement comme étant « étranger » à cet endroit. Et pour cause ! Il s’agissait d’un homme-poisson. La mixité culturelle n’était surement pas au programme de cette ile. Peut-être serait-il plus aisé de communiquer normalement avec un type de l’extérieur.

-« Hey, toi là bas ! » L’apostrophai-je sans détour.
Je m’avançais fièrement vers lui, sourire conquérant sur mes lèvres maquillées. Cape au vent et posture de winner pour compléter le tableau. Fallait toujours travailler son petit effet lors d’un premier contact, lorsqu’on en avait l’occasion.

-« Tu n’es pas du coin, je me trompe ? » Lui demandai-je en préambule. « Tu sais me dire ou nous sommes ? »
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Andhak-Bal Raj
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Lun 14 Avr 2014 - 4:32

Lentement, très lentement, le son des mouettes sembla se faire entendre, lointain au possible. Puis, un léger tiraillement sur la tempe. Mais putain, y a pas moyen de dormir tranquille, si? Agitant faiblement le bras pour chasser la source du pincement répété, ce geste sembla apporter un terme recherché au problème. Bieeeeen. Les problèmes vite réglés, c'était les mei-ah mais non, ça recommence, merde! Ouvrant lentement les yeux, il vit... rien. Que dalle. Son visage était froid, il voyait rien, et il avait du sable dans la bouche. À moins que ce ne soit de la bonne grosse terre glaise en fait, vu la consistance. Allez savoir où il était allé trouver de la... sur ses genoux en un instant, foutant par la même occasion une trouille monumentale aux mouettes qui lui picoraient la tête, Raj prit une bruyante inspiration, aveuglé par la soudaine luminosité des...tiens, en fait non. On se serait attendu à un éclair de lumière avec le soleil qui tape dur, mais c'était la nuit en fait. À la bonne heure, le coup de chance. Essuyant brusquement la terre qui lui collait encore au visage, l'acrobate se hissa sur ses jambes, secouant ses vêtements d'un mouvement large. Et c'est alors, en levant les yeux sur les berges qui l'avoisinaient, que l'odeur le prit au nez. Oh mais nom de sa mère de-

Et ainsi, Raj se permit de vomir un coup. C'était pas comme si ça pouvait empirer dans le coin, de toutes façons.

'' Ah mais c'est dégueulasse! J'suis tombé dans les chiottes locales ou quoi, merde!? ''

Sans demander son reste, l'historien se fit un devoir de mettre autant de distance que possible entre lui et cette rive prête à lui décaper les narines jusqu'au sang. C'est que c'était réellement immonde, cette odeur. Quoique maintenant qu'il y pensait, tout ça soulevait une autre question : qu'est-ce qu'il foutait ici, au juste? Il s'était endormi le soir précédent à bord d'un esquif... de première qualité, mais bon, un esquif quand même. Alors pour le coup, soit il avait essuyé un typhon sans même s'en rendre compte - problématique en soi pour les futures nuits à passer en mer - , ou alors il était arrivé ici par déplacement instantané. Par magie. Sur le dos du lapin bigarré des dunes, pour ce qu'il en savait. Et pour la peine, il l'avait perdue en fait, son embarcation. C'était bien sa veine. Il allait devoir espérer que le tas de lumières au loin, sous l'apparence vague et incertaine d'une communauté civilisée, saurait l'aider à parvenir à ses fins. À savoir, trouver un trou où dormir, et repartir le lendemain matin.

~¤'°'0’°'¤~

(Sujet à votre appréciation)
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À la limite, la ville sentait presque aussi mauvais que la côte. Mais bon, on fait avec ce qu'on a, à ce point. Il venait pas de patauger dans un sol boueux pendant plus d'une heure pour aussitôt rebrousser chemin parce que son nez était mécontent dans tous les cas. De toutes façons, y avait amplement de quoi occuper son attention à autre chose pour le coup. Notamment, cette... ''ville'', puisqu'aucun autre terme ne lui venait aux lèvres, c'était un vrai bordel, en fait. Pas d'architecture notable, que des bâtiments mal entretenus et presque empilés les uns par dessus les autres. Des couleurs ternes et mal agencées. Des barils où brûlaient des bivouacs improvisés à tous les coins de rue. Et encore, ça c'était qu'à l'entrée de l'endroit. Une fois entré sur les lieux, on pouvait voir que les habitants du coin n'avaient pas seulement oublié comment s'habiller, mais également comment souhaiter la bienvenue. Mains aux pistolets, airs menaçants et phrases sans aucun sens. Mais bon, vu le ton employé, c'était sans doute pas plaisant à comprendre, de toutes façons. Donc, c'était ça le comité d'accueil. Il s'était déjà senti plus confortable à un enterrement.

Laissant rapidement derrière lui les invectives paresseuses du trio de caïds d'opérette de l'entrée, Raj continua son chemin, à la recherche d'un signe qui saurait lui indiquer...quelque chose, il savait pas en fait. Un marché, une enseigne, un foutu vendeur de purin, ça devait foisonner dans le coin vu l'odeur. Mais non, que dalle. Fallait chercher dans tous les coins, et encore là, il tombait que sur d'autres têtes aux airs circonspects qui le toisaient avec arrogance. C'était le coin de rassemblement des connards, semblait-il. Ce qui augurait mal quand au fait que le Destin l'ait fait atterrir sur l'île en question, maintenant qu'il y pensait. Raison de plus pour trouver de quoi orienter sa pensée ailleurs, pour l'occa-... ah! Ah bah voilà! Une foutue enseigne! La v'là la coquine! Elle s'était bien cachée, cette saligaude, mais il venait de trouver une sacrée nom de nom de taverne, la veine qui se montrait enfin! Avec un peu de chance, il aurait droit à un peu de civisme et...

...
''Le Gangsta Bar'' ? Sérieusement?

Il aurait pu se plaindre de l'odeur, mais après cinq minutes en ville, on s'habituait, l'air de rien. On échange juste une puanteur pour une autre en traversant la rue, quoi. Alors autant arrêter de jouer les chouineuses et fréquenter un peu le puits de base de toute rumeur, information et boisson alcoolisée ; le bar.

'' Patron! Un coup d'rhum blanc! ''
'' ...C'est une blague? ''
'' De quoi? ''
'' 'Ai pas d'cette cochonnerie. ''
'' Liqueur de coco alors, tiens. ''
'' C'pour les tapettes, ça. ''
'' Une bière blanche alors, ça le fait? ''
'' ...T'es vraiment pas dans le bon coin pour te foutre de ma gueule, mec. ''
'' ...Hein? ''

Le barman ne le regardait même plus, pour le coup. Il fixait par dessus son épaule depuis quelques secondes. Qu'est-ce qu'y foutait à fixer par dessus son ép-ow, saloperie. Trop occupé à essayer de se désaltérer face à un tenancier qui jouait sur les mots, Raj n'avait pas remarqué le fait que progressivement, les voix s'étaient tues. Les chaises s'étaient vues repoussées, et le public s'était formé. Or, le problème, c'était que l'acrobate était visiblement le centre de l'attention, mais également le seul à ne pas être au courant de la chose. Du coup, c'était pour se retrouver face à une douzaine de types aux airs agacés qu'il venait de se retourner. Pire décision de la journée jusqu'à maintenant. Bon bah, à travers tout ça, ils lui voulaient peut-être pas de mal, en fait. Inspirant un coup en levant la main pour prendre la parole, il fut aussitôt dissuadé lorsque chaque homme face à lui dégaina un pistolet, pour le pointer vers sa poire.

Okay, à eux la parole, s'ils y tenaient.

'' Yo, Gus! Cette tête de con t'donnes d'la merde? ''
'' Insultant ou con comme une mule, dur à dire. ''
'' En fait, si j'peux- '', et le silex enclenché. Okay. Clair.
'' Écoute vite fait, mon frère. Ici t'es chez moi. Et chez moi, personne fout la merde sauf si ça profites à quelqu'un d'autre. Alors vient pas m'mentir. Tu bosses pour qui? ''
'' Pardon? ''
'' Marvin? Nickles? Me prend pas pour un con! ''
'' Mais j'ai aucune foutue idée de quoi vous voulez- ''
'' Yo, bro! Mate l'bracelet. C'est l'tag de Johnny ça, mec. L'a même les fringues d'la bonne couleur, y a pas d'erreur! ''

Pour une raison qui restait - et resterait probablement à jamais - inconnue à Raj, la mention d'un dénommé Johnny sembla faire passer la majorité des individus braquant sur lui une arme, du stade méfiant à celui de hargneux. En résumé : merde. Bon, l'intro est finie, place aux artistes de scène. Ils pouvaient bien se brosser s'ils croyaient qu'il allait se laisser faire trouer la gueule pour une raison qu'il ignorait.

Ayant doucement glissé la main vers une bouteille adjacente sur le comptoir, l'acrobate prit sa chance pour faire une diversion, envoyant la bouteille à l'encontre du visible leader de la bande. Lequel fit éclater la bouteille d'un coup de feu relevant davantage du réflexe que quoi que ce soit d'autre, laissant le soin à ses compères de vider leurs armes sur le mur. On croirait pas, mais s'accroupir, ça fait éviter tellement de trucs dans la vie, quoi. Et une roulade rapide, on ressort dans la rue. Et ainsi commence la course à pied, bientôt suivi de ses assaillants qui rechargent leurs armes durant la poursuite. Deux ou trois coups de feu retentiraient dans la minute suivante, alors qu'ils parcouraient quelques ruelles hasardeuses. Gauche, droite, droite, gauche, et... disparu, le bonhomme. Dans un baril sur un bord de rue. Cachette imparfaite s'il en est, mais faudrait bien s'y résoudre pour le coup. D'autant plus que contrairement à ses attentes, les malfrats ne s'étaient même pas arrêtés. En fait, ils avaient même redoublé d'ardeur en fonçant sans accorder un regard à sa planque improvisée. Quoi, est-ce qu'ils allaient sincèrement lui faire croire qu'il était bien caché? Fallait pas non plus déconner, quoi. Qu'est-ce qu'ils pouvaient bien faire, ces mous du bulbe?

...Ils se battaient. Trois intersections plus loin, dans une petite place publique, une baston se déroulait entre ses anciens poursuivants et une autre bande de types tout habillés de violet et de bourgogne. Qu'est-ce qui pouvait bien les avoir menés à... Raj fixa le vide devant lui un instant, pour finalement laisser descendre son regard sur sa propre tenue. ''La bonne couleur''. Putain d'sa mère, il venait d'envoyer ses assaillants contre un autre gang par erreur. Ça, c'était un cas magnifique de « on dégage fissa », qu'il allait se faire un plaisir d'honorer. Aussi, après avoir retracé ses pas un moment, l'historien ne se laissa aller à un peu de calme qu'une fois que les bruits de bagarre furent bien étouffés derrière lui. Cette bande de tarés, quand même. Il s'était presque fait déglinguer sans savoir pourquoi, là. Sérieux, après une entrée en matière comme ça, aucune chance que le coin lui montre de quoi le surprendre pour un bon mom-...

Les pas s'arrêtent. Les pas reculent de quelques mètres. La tête tourne sur la droite.

'' Mais qu'est-ce que... ''

C'était un clown. Y avait un clown dans la ruelle. Avec l'accoutrement rayé flashi, le chapeau à plume et le nez rouge. Même le maquillage, sur la figure en entier. L'air fier et autoritaire, il criait à moitié la discussion à sens unique qu'il venait d'entamer avec son interlocuteur d'en face. Sans doute un sans-abri au vu du manteau, cherchant simplement à se réchauffer un peu contre la brise fraiche qui s'était levée. Fallait dire, ça faisait un sacré contraste. Un contraste dont il n'arrivait juste pas à détourner les yeux, un sourcil levé en une expression perplexe.

Fallait juste espérer que ce type prenait pas mal l'attention non-désirée.
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Baba Mako
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Lun 14 Avr 2014 - 19:51

SERIAL KILLER CLOWN:
 

Je me pensais tranquille, bien tranquille dans ma petite et sombre ruelle. Bon d’accord, le cadre n’aurait pas dû me sentir aussi calme, mais je ne risquais sans doute pas de me faire violer de toute façon. Ensuite…
Des bruits venant de derrière moi, à quelques rues d’ici : une bonne vieille bagarre générale. Cette petite baston collait bien avec l’ambiance de la ville en même temps. Mais bon, d’un autre côté, histoire d’éviter d’entrer le conflit, je devais peut-être m’éloigner… après tout, quelques combattants pourraient emprunter cette ruelle pour s’enfuir, du coup, les poursuivants les suivraient et me prendraient sûrement comme bouc émissaire. Les gens ont l’habitude de prendre les moins dotés par la nature comme victime pour leurs sévices. Bon, j’avais pas trop à m’inquiéter avec ma force d’Homme-Poisson, mais s’ils étaient plus d’une demi-douzaine, il fallait tout de même s’inquiéter. Je ne le savais que trop bien, moi qui ne comptais pas tant que ça sur ma force, mais plutôt sur ma fourberie : il n’y a pas que la force physique qui compte, mais aussi la ruse. Or, quand on est plusieurs, c’est bien plus facile de ruser et même moi, expert en coup en traître, je pourrais m’en prendre un justement !
Bref, je m’étais bien réchauffé maintenant, il était donc temps de prendre la poudre d’escampette et de s’éloigner au plus loin du conflit. Mais c’était sans compter l’apparition d’un individu… j’essayai de discerner qui cela pouvait donc bien être, dans la pénombre la plus totale si ce n’était le baril jaillissant de flammes. Je l’entendais cracher, pas très classe comme mec il fallait dire… enfin, les habits ne font pas le moine comme on dit. Ah, cette phrase, une phrase qui me sauve la mise dans la vie, en fait. Faut dire qu’à première vue, on s’enfuirait face à moi. Enfin, je devais savoir qui c’était. Parce que c’est pas tout de traîner dans une ruelle, mais il faut faire preuve de méfiance dans un tel lieu. Car par ici, soit on était la victime, soit on était l’agresseur et je préférais de loin être le second. Soudain, il m’interpela, me surprenant un peu, mais sans plus, déjà méfiant. Cependant, celle-ci disparut bien vite quand je commençai à voir une cape voler au gré de la brise : était-ce un super-héros ?
Cependant, mes espoirs de rencontrer un tel individu par ici s’effondrèrent vite.

« … ou plutôt, Serial Killer ? »

Un sourire rouge vif, un nez de la même teinte et un visage qui, malgré le sourire et le costume enjolivé, en terrifierait plus d’un, dont moi. C’était un clown ! Mais pas le genre à faire rigoler les enfants et à apporter de la joie aux malades, non il ne fallait pas s’imaginer qu’on croiserait une telle allégorie du bonheur par ici. Ouais… c’était plutôt le genre à se déguiser en clown pour jouer sur l’apparente inoffensivité du clown pour mieux tromper et surtout, mieux tuer avec sadisme. C’est ça les clowns au fond. Donc un Serial Killer revêtant l’image d’un clown se retrouvait devant moi. Mon sang ne fit qu’un tour face à cette horreur et sans réfléchir, je pris une planche dans le foyer du bidon pour la dégainer, propageant alors les braises autour de moi.

« OUAAAAAAAAAAAHHHH !! »

Sans réfléchir, je frappais dans le vide avec mon arme improvisée : l’improvisation, j’aimais ça ! Enfin là, c’était surtout une sorte de coulrophobie qui me poussait à agiter ce qui me servait d’arme dans tous les sens. Au diable le proverbe qui me sauvait la vie ! Quand il est question de survie, l’homme perd tous ses repères et agit violemment sous l’effet de la terreur. C’est ce que j’aurais dû me dire pour éviter cette violence injustifiée. Mais pas le temps de réfléchir, ma vie me semblait un jeu face à ce clown apparu de nulle part tel un vrai Serial Killer venant tout droit de l’imaginaire d’un coulrophobe tel que moi. Donc, apeuré, tout en agitant ma planche de bois en feu, je criais des mots que moi-même ne compris pas, ne réfléchissant pas à ce que je disais. Ma force d’Homme-Poisson se déchaînait dans la vide, sans que je ne touche ma cible.
Finissant par m’épuiser moi-même, je commençais à fléchir face à mes efforts qui ne me permettaient pas de me débarrasser de ce monstre qui me faisait face tant je n’essayais même pas de viser. Exténué, je finis par m’arrêter pour reprendre mon souffle tout en serrant ma main contre ma poitrine, le souffle coupé et le cœur battant la chamade face à la frayeur que je venais d’avoir… et qui était toujours devant moi d’ailleurs. Malgré tout, cette pause me donna le temps de réfléchir un peu à la situation. Donc, pouvant calmement réfléchir à celle-ci, le temps d’une fraction de seconde, j’avais décidé d’utiliser ma dernière carte pour affronter cette abomination.
Ni une, ni deux, je pris mes jambes à mon cou.

« OOOOOOOHHHHHHHHHH !! »

Finissais-je en beauté en fuyant ce que je croyais être la mort elle-même. Mais en empruntant les rues au hasard, sans penser à la direction que je prenais, que ce soit la gauche ou la droite, je me dirigeais sans le savoir vers la bagarre que j’entendais de là où j’étais il y avait quelques secondes. Or, vous voyez, quand une masse se bat et que vous vous retrouvez par erreur entraîné dans le conflit, c’est dur de s’en sortir. Donc quand je vis deux groupes se battre entre eux, les uns frappant les autres, les autres frappant les uns, les uns frappant les uns, et les autres frappant les autres dans le chaos le plus total où plus personne n’était l’allié de personne et où tout le monde se trouvait être un ennemi, je freinai autant que je le pouvais pour ne pas me retrouver la cible du conflit ! Mais trop tard, ils m’avaient tous déjà repéré à ma gueule et je fus alors obligé de faire marche arrière et aussi rapidement que pour arriver ici, je retournai sur mes pas pour me retrouver une nouvelle fois face à… ce maudit clown !
Cependant, quelque chose changea, cette fois, j’étais plus réfléchi. Sans quoi, j’aurais sans doute été battu par la meute qui m’avait poursuivi tout le long pour ensuite, être tué par le Serial Killer. Donc je pris le camp qui m’était le plus favorable. Je ramassai mon arme d’il y a même pas une minute vu la vitesse à laquelle j’avais fui les deux camps.

« BIEN ! Serial Killer ! Même si tu es un Serial Killer aux tendances sadiques déguisé en clown, je suis certain que tu as besoin d’aide pour te débarrasser de ces gars ! Donc avant de me tuer, il faudra les tuer eux ! »

Bah oui. Le meilleur côté, même quand on est en infériorité numérique, c’est de se ranger du côté du Serial Killer, enfin celui que je présumais en être un. Après tout, même à plusieurs, à la fin, ce sont toujours ceux qui ne sont pas le Serial Killer qui se font massacrer, il faut réfléchir un peu ! Ce que je n’ai pas fait avant d’attirer tous ces gars ici d’ailleurs. Bref. J’avais ramassé mon arme et la tenue telle une batte de baseball pour me préparer à me battre, soit par l’un qui refuserait ma proposition, soit par les autres qui étaient prêts à en découdre contre n’importe quel inconnu après s’être battus entre eux. C’est que c’était vraiment pas un endroit commode par ici… au pire, je pouvais toujours m’enfuir dans la confusion, en particulier du sinistre clown.
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Dim 20 Avr 2014 - 21:45

Des réaction stupides et illogiques, c'était un peu la marque de fabrique sur un bateau pirate voguant tel un cirque itinérant. Je pensais être immunisé contre les bouffonneries en tout genre, eh bien preuve en était faite que ce n'était pas le cas ! Je restai coi face à l'agitation dantesque du poisson dingue. C'était proprement effrayant et effarant. Il gesticulait avec force et fracas, sortant des hurlements de dément, avant de détaller comme un lapin. OK... La pollution de la ville affectait certain esprit, semblerait-il. Ma seule réaction physique à ce cirque, fut l'expression perplexe solidement accroché à mon fascié. Lèvres pincées et air renfrogné, je secouais la tête d'un air fataliste. La santé mental de certain était un fardeau que tous devait supporter. Enfin soit, je devais chercher des renseignements ailleurs, à n'en point douter.

« Hoy hoy... Cette île est un concentré de débile mentaux ou quoi ? » Dis-je tout haut, tout en tournant les talons pour quitter la ruelle.

Et voilà-il pas, qu'un autre énergumène me faisait face. A l'entrée du petit chemin, un homme aux long cheveux châtain projetait son ombre dans ma direction. Il me regardait... Je lui rendis son regard, sans ciller ne serait-ce qu'une seconde. S'agissait-il encore d'un taré en puissance ? En tout, son apparence physique n'avait rien de bien remarquable ni loufoque. Un type aux physique passe-partout, ai-je envie de dire.

-«Qu'est-ce que tu as à me mater comme ça, teme ? J'ai quelque chose au milieu du visage ? » Lui lançais-je sèchement.

Je n'avais jamais apprécié qu'on me reluque fixement sans péter un mot. J'étais de nature susceptible et un brin parano. Et s'il répondais « ton nez » à ma question sur ce qu'il y avait au milieu de mon visage, la moutarde allait vite monter à mon dit organe. Ma grande susceptibilité était en grande partie du à ce dernier. Je fronçais mes sourcils bien distinguent, croisant les bras tel un homme qui ne craint rien ni personne, n'attendant qu'une provocation pour partir au quart de tout. Après tout ce type était trop « propre » pour être honnête. Et bien que la nuit avait déjà été riche en événements farfelus, le sort semblait s'acharner sur moi. L'abrutis écaillé revenait au triple galop, poursuivit par une meute de chiens enragés. A dire vrai, ce n'était pas des chiens, mais des voyous, néanmoins à mes yeux ces derniers valaient autant que ces sauvages baveuses et crasseuses. Pourquoi cet idiot de poiscaille venait-il m'apporter danger et ennuis, comme si j'étais son protecteur et ami, alors que les seuls mots qu'il m'avait tenu furent des cris de décérébré ?? L'agacement prit le pas sur moi et comme j'étais incapable de demi-mesure, ma réaction fut très « imagée ».

« Ne vient pas par ici, abrutis !! »

M'exclamais-je en hurlant, mes yeux aussi rond que des balles de tennis, sortaient presque de leurs orbite tant la surprise et l'énervement poussaient sur mes orifices ! Et comme de bien entendu, c'est en ouvrant une gueule assez large pour y faire entrer un cheval, que je hurlais ma vindicative en trépignant sur place ! Trop tard, ils étaient là : suant et dégouttant , un supplice pour mon délicat petit nez. L'Homme-poisson m'adressa enfin la parole aussi normalement qu'il le pouvait bien cela restait assez loufoque malgré tout. Serial Killer ? Non mais il était sérieux ?! J'étais sûrement l'un de seul sur cette île à ne pas vouloir le bouffer à la broche, ce crétin. Et je n'avais rien fait pour provoquer de tel émoi.

- Je ne t'ai rien demandé ! C'est de ta faute si on est dans cette situation alors ne joue pas à ça avec moi ! Tu cours dans tout les sens comme un dément et tu reviens ici la fleur au fusil avec un tas de bouseux qui veulent nous trucider. Et tu me demandes de t'aider ?! » M'énervais-je franchement, postillonnant allégrement sur lui.

Mais il fallait que je me fasse une raison. On était encerclé. Nous... trois ! Le type qui m'observait avait été entraîné lui aussi dans cette merde. L'idée d'un combat de mêlée ne m'enchantait pas. Je n'aimais pas du tout me prendre des coups à cause de l'idiotie d'un jeune blanc-bec. Mais apparemment, je n'avais pas le choix ! Il n'y avait aucune échappatoire. Je grinçais des dents, l'air patibulaire et hargneux.Je fis un pas en arrière, prudemment, jaugeant la situation critique, tandis que la meute de chien nous aboyé dessus. Entre cris de haine et rire malsain, l'ambiance n'était pas à la fête autour de nous. Je lançais un regard dans la direction de l'invité mystère, ce type aux long cheveux... Autant mettre toute les chances de mon cotés en tirant profit de sa présence.

- « Eh mon gars, ça m'enchante pas particulièrement mais le poisson décérébré vient de nous entraîner dans une belle merde... Tu sais te battre j'espère ? N'espère pas que je te protège. Mais si tu te défends bien, je préfère avoir deux alliés, qu'aucun. » M'exprimai-je gravement, aux aguets et prêt à sortir mes armes...
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Mer 23 Juil 2014 - 8:16

°~~°PNJ débloqué: Fifticent°~~°

Depuis tout à l'heure, des drôles de gaillards faisaient les malins sur l'île, comme si la ville leur appartenait, quoi. Sauf que du vivant de Fifticent, jamais ça n'arriverait. Il avait peut-être pas l'air très vif, et il avait certainement des moments de faiblesse, comme tout un chacun, mais tout de même, quand il s'agissait de la famille, il faisait pas d'erreur. Et ces trois-là, surtout le zouave peinturluré avec son pif de la taille d'une tomate trop mûre, pouvaient être dangereux si on mettait pas le hola! de suite. Se tournant vers ses hommes, il commença à gesticuler, utilisant d'un code connu d'eux seuls depuis des temps immémoriaux. Tous hochèrent la tête, et tandis qu'ils se scindaient en deux, pour s'occuper du poisson et du chevelu, Fifti se plaça face au clown. Il se sentait presque pris de compassion, vu que son vis-à-vis devait aussi subir des moqueries à cause de sa tête, mais la compassion n'avait pas sa place dans cette guerre. Brandissant un grand sac au-dessus de sa tête, comme un étendard, le grand gaillard se jeta sur le clown, l'écrasant de tout son poids.

Par des mouvements extrêmement habiles pour quelqu'un de son gabarit, il coinça le type en entier dans le sac, et ferma ça solidement, avec des chaînes qu'il portait toujours sur lui. Preuve avait été faite que ce genre de choses pouvaient toujours servir. Une fois l'opération rondement menée, et malgré l'agitation du clown, Fifti et ses hommes prirent la route vers le sud, direction: le camp des Berryless. Les deux autres avaient été abandonnés dans un coin, car ils n'avaient aucun intérêt, et ne présentaient aucun danger aux yeux de Fifticent. Yeux qui étaient peut-être un peu étranges, mais qui parvenaient toutefois à lire dans les gens avec précision. Faut dire qu'il en avait vu des hivers, le Fifti.

Disciplinée et rapide, la troupe atteignit son objectif après un certain temps: le camp de base des Berryless! Jetant le sac à l'entrée, le colosse somma le clown de se calmer, puis commença à parler, de son "timbre" si caractéristique:


-Gne peux pas te libérer de suite, tu comprends, gneuh. Gn'est la guerre depuis que Bodenpower n'est plus là, gneuh gneuh gneuh, et vu la dégaine que tu te trimballes, gnà m'étonnerait pas que tu sois de la bande des autres, gneuh. Gnous, les Berryless, gnos bagues, gn'est des triangles pointés vers le bas....
- Boss, vous gneéez un peu trop.
- Pardon, gneuh. Je disais que gnos bagues, gn'est des triangles pointés vers le bas, à gnous les Berryless, et les autres ont des triangles pointés vers le haut. Gn'est pas difficile à comprendre. Alors maintenant, tiens-toi prêt, gneuh. On va te sortir du sac, et gne vais vérifier tes bagues. Un geste de travers, et tu finis en gruyère. Pigé, gneuh gneuh gneuh?

Et Fifticent se mit en garde, tandis que la majorité de sa troupe braquait un armement hétéroclite vers le sac, et que deux hommes déliaient la chaîne...
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Mer 23 Juil 2014 - 20:44

Quelle poisse !! Nous étions trois contre une marée de crapules. J’espérais que mes deux compagnons d'infortune savaient se battre... J'eus malheureusement rapidement réponse à mon interrogation. La première vague de fripouille qui les frappèrent les mit tout deux hors jeu !! Déjà ??! Abasourdi devant ce misérable spectacle, j'en eu les yeux exorbités et je hurlais rageusement via ma gueule disproportionnellement ouverte :

« HOY ! C'EST UNE BLAGUE ? BATTEZ-VOUS BANDE DE NAZE !!! »

J'avais beau les exhorté à se battre, mes suppliques eurent autant d'effet qu'un pet utiliser pour contrer un boulet de canon. Les deux compères étaient sonnés. Ils étaient aussi utile que mon équipage tient ! Pourquoi ne parvenais-je jamais à m'entourer d'hommes fiables ? Cette fatalité me contraint à pousser un gros soupir. Mais pas le temps de m’appesantir sur mes malheurs, trois affreux fondirent sur moi. Je me débarrassais du premier en dégainant mon pistolet accroché à la ceinture. Le plomb de ce dernier calma instantanément le sauvage. Pas le temps de recharger, les deux autres furent sur moi. J'esquivais le premier coup de poing, décrochant un coup de boule à l'assaillant qui l'envoya aux pays des songes. Le dernier tenta de passer dans mon dos et me maîtriser mais un coup de pied dans ses noix le dissuada dans son entreprise. Frapper les bijoux d'un homme n'était pas très fair-play mais l'honneur et moi, ça fait deux. Et de toute façon, ou est l'honneur dans un combat à 20 contre 1 ?? Bref le menu fretin ne fit pas le poids. Je n'eus même pas besoin d'user des pouvoirs du Bara Bara No Mie pour tirer mon épingle du jeu. Pourtant, mon intuition me dit que cela ne serait pas aussi facile face à cet horrible trogne qui s’avançait à présent vers moi. Vu comment s'écartait les hommes de son chemin, il était très certainement le chef de la bande. Et ce n'était pas grâce à sa beauté qu'il avait atteint ce rang, ça c'est sur ! Le bonze avait une gueule déformée et un oeil qui disait merde à l'autre. Chauve et bedonnant, il semblait pourtant cacher une sacrée musculature sous cet amas adipeux. Je me tint sur mes gardes et prêt à tout... Sauf à ça !! Le lourdaud me chargea avec une célérité improbable au vu de sa carrure. Il brandit un énorme sac et l’abatis sur moi ! Non mais il était sérieux ? Il venait de m'emballer comme une vulgaire patate dans son sac en toile !? Et le pire était que j'étais tombé dans le panneau. Rah quelle maladresse ! Le chef de gang referma le sac à l'aide d'une lourde chaîne. Me voilà totalement impuissant et les moult coup de pieds et coup de poing que je lançais à l'aveuglette ne firent que m’épuiser inutilement. De même que mes insultes et mes menaces cinglantes qui se perdaient dans le vide. Je me fis une raison et attendis bien sagement en attendant la destination ou ces gredins allaient m'emmener.

Quelques minutes plus tard, le sac heurta durement le sol. Et ma tête avec... Ce à quoi je réagis en insultant copieusement mon ''porteur''. Ce dernier était apparemment un bavard bien que son tic de langage ne faisait pas de lui un grand orateur. Je l'écoutais attentivement, afin de collecter un maximum d'information sur les troubles manifestes qui secouaient l’île. Un clown averti en vaux deux et connaître mes ennemis sera d'une grande aide je souhaite ruser un peu et m'en sortir vivant. Une guerre des gangs, ça, j'aurais pu le deviner. La chose intéressante fut le nom des deux belligérants et le nom de l'homme qui avait eu une grande incidence sur les faits actuel. Donc cette bande de racaille se nommait les «Berryless ». Et cette bague dont il parlait... Attendez... Était-ce possible ?! Je fouillais dans mes poches avec ferveur et j'en sorti la dites bague que j'avais chapardé lors de ma première rixe durant de la bataille entre les deux gangs. Ma chance légendaire ne m'avait pas fait faux bond ! Le bijou était fourni d'un triangle qui pointait vers le bas, comme l'avait précisé le ''boss''. Je la passais rapidement au doigt avant que les gus ne me libèrent du sac. J'allais pouvoir bluffer grâce à ma chance. Une fois libre, je jouais le jeu. Je me redressais sereinement :

-«Vous auriez du me dire directement que vous étiez des Berryless ! Je suis envoyé par un de vos indics. J'ai des renseignements cruciaux concernant vos rivaux. Votre indics m'a donné cette bague à présentez aux membres des Berryless... »

Racontais-je de manière aussi convaincante que possible en exhibant le dit bijou. Même si mon sourire forcé et démesuré qui montrait allégrement ma dentition, ne jouait pas en ma faveur. Néanmoins, je ne cherchais qu'à gagner du temps et échapper à une exécution sommaire. Avec tout ces flingues braquaient sur moi, je n'allais pas foncer dans le tas. Si j'ai vécu si longtemps en parcourant toutes les mers du globe, ce n'est pas en fonçant bêtement dans le tas, voyez-vous !
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Dim 27 Juil 2014 - 9:19

Une nouvelle matinée, voir soirée commençait ou que sais-je difficile de savoir où on en était sur cette île recouvert par des nuages de pollution aussi noirs que l'enfer. Marco était arrivé depuis un moment déjà, plus qu'une halte pour recharger son log pose d'ailleurs selon les habitudes du Lion. Il avait flâné en ville, perdu son teint bronzé pour obtenir une certaine pâleur, un teint malade même. Difficile de s'habituer à l'air de l'île lorsqu'on était habitué à celui des embruns d'une pureté absolu, mais comme à son habitude en bon butor qu'il était, il avait relevé le défi il y a de sa quelque mois pour vaincre cet environnement artificiel, aucun but spécial, toujours un seul objectif à ses yeux, combattre et tenter de vaincre ! Il était bien trop vieux pour espérer changer d'ailleurs. Au gré de son errance, il avait fini par rencontrer les Berryless. Il les avait pris en sympathie suite à une échauffourée au il leur avait prêter assistance, l'esprit guerrier dirons-nous, il avait su l'embrasser avec leur lutte pour retrouver leur leader, Bodenpower ! Une nouvelle génération qui avait perdu leur guide et l'île, c'était embrasser. Marco n'avait jamais été du genre à donner tord ou raison à qui que ce soit, il suivait les Berryless ou plutôt par intérêt, il leur rendait des visites régulières. Les bougres outre leur rythme détonant, leurs lyrics endiablé était des hommes des vrai qui se battaient pour leurs convictions ! Marco l'appréciait, mais il appréciait encore plus cette proportion qu'il avait à lui fournir un champ de bataille ou il pouvait faire valoir son art. Ils lui avaient bien sur reprocher de ne pas tuer les ennemis mais son aide était apprécié par les Berryless, Marco l'espérait du moins.C'était une journée comme une autre pollution, conversation endiablée tandis qu'il flemmardait dans une de leur dépendance, aucune sortie prévue pour aujourd'hui les clans adverses étaient ailleurs ou tout du moins les laissaient en paix ! Une journée ennuyeuse à mourir se profilait à l'horizon, Marco décida donc de les laissez à leur affaire et de quitté ce qu'il nommait leur qg ! Un vague espoir de trouver une situation pour se distraire ou qui sait un adversaire peut être. Il aurait bien défié Fiftycent, celui-ci avait une force certaine, mais pouvait-il ce le permettre ? Quand il le voyait se battre, son sang guerrier bouillonnait en revanche dans le cas où il aura privé ce petit gang de leur meneur cela aurait été un coup dur ! Marco attendait donc son heure, l'heure du défi, la patience était une vertu. Marco l'arme à l'épaule sa musculature apparente due à l'absence de sa cape s'apprêtait à partir, il l'aurait même rapidement fait sans cet attroupement et cette voix tonitruante qui déversait un flot d'injures sans trace de rythme ni même de rime. Intéressant ... Ce fut tout ce qui traversait l'esprit du guerrier, ni une ni deux, il eut tôt fait de rejoindre le groupuscule qui était tout arme sortit avec en première ligne Fiftycent. Qui l'aurait cru, il avait chopé un ... ... Clown, là s'en était trop la journée promettait d'être plus qu'intéressante.

« MWAHAHAHAHAAAAHAHA !!"


Marco avait explosé ... de rire ? Aucun doute possible même lui ne ce serait pas imaginer rire comme ça ici. Ce n'était pas tant à cause du nouveau venu, mais plutôt de la situation, les Berryless n'avaient jamais su identifier leur adversaire. Jouant quelque peu des épaules, il se fraya un passage jusqu'en première ligne face à l'inconnu qui tentait d'embrouillé le vieux Fifty, jamais un gars même aussi fort qu'il soit aussi peinturluré n'aurait été envoyé par un indic des Berryless, ne connaissait donc t'il pas le code des couleurs de chaque gang. Décidément, tout ça sentait la farce de mauvais goût, voir un dommage collatéral, encore un pauvre voyageur pris dans la tourmente des batailles, après tout pour lui aussi tout avait commencer ainsi !

Marco aurait été ravi de le regarder ce dépatouillé encore et encore s'il n'avait pas une impression de connaître Mister tomate, un pif comme sa, ça marquait les gens mais où l'avait t'il bien vu, d'après sa dégaine c'était sûrement pas un gars de la marine, encore moins un habitant lambda, pirate ? Oui peut être, mais si Fifty arrivait à la même conclusion, il allait déguster le clown !

« Hum quel spectacle ! En voilà un déploiement de forces pour un homme seul, auriez-vous cibler le mal absolu ? Mon Cher Fifty ça ne te ressemble pas tout sa !"


Non ça ne lui ressemblait pas, il devait y avoir autre chose derrière ce sac de nœuds, mais quoi ? Houlala les réflexions au démarrage n'était pas sa tasse de thé. Un rapide mouvement du poignet et sa lance se trouva lame vers le bas pour ce figer dans le sol avec force dans la caillasse soulevant un léger nuage de poussière, suivit de prêt par le propriétaire qui sans aucune classe ce fit tomber au sol pour finir en tailleur. Les yeux fixant sans ciller le « captif », un sourire limite carnassier sur le visage, Marco ne pensait qu'à une chose serait-ce un adversaire qui ferait vibrer son âme. Amis, ennemis, Marine, brigand, pirate, rockeur ou même itinérant du cirque peut lui importait seul la force importait à ses yeux, comment le vérifier surtout qu'il risquait de ne pas pouvoir s'y mesurer. Ahhhhh la la, lui qui s'immisçait guère dans les affaires des Berryless, le voilà dans un cruel dilemme, boarf qu'importe les questions vu que le temps était à la causette, causons !

« Sa traîne, sa traîne, sa traîne, si c'est un ennemi tuez le, si c'est un allié accueillez le, si c'est ni l'un ni l'autre foutez lui la paix ! Nan ? »


Trop compliqué tout ça, Marco ne pouvait pas rester un simple passif, voilà un exercice dans lequel il n'excellait pas, peut être avait-il déjà trop traîné sur cette île, il était peut être temps de bouger sa carcasse plutôt que d'accompagner ce petit gang qui ne voulait que revenir à l'époque où ils rappaient dans une entente précaire.

« Fifty ! Où sont donc passer tes Lyrics ? Et vous n'êtes-vous pas plutôt là pour rapper, retrouver votre chef ? Je doute que tuer un clown, vous aide là dedans ... Non non ! Ça, c'est plutôt vos ennemis qui le font, tuer pour rien ! Et lui regarder sa trogne, c'est clair que je ne lui tournerais pas le dos, ni lui filerais ma bourse, mais il n'est pas d'ici. Je me trompe Mister ... euh Clown ?»


Pitoyable argumentation pour sauver un désespéré ? Oui sans aucun doute les talents d'orateur de Marco étaient inexistants, mais ça n'empêchait pas qu'il le pensait, si les Berryless s'avéraient n'être qu'au final n'être qu'un gang qui tue pour rien leur entente s'arrêterait là et il 'aurait son combat contre Fifty ! Peut-être l'espérait-il d'ailleurs un combat à trois, bille de clown, Fiftycent et lui. Qui pouvait-il ? Le combat voilà la seule chose qui intéressait vraiment le lion roux. Toujours était-il qu'il avait toujours le regard posé sur l'inconnu et que son sourire s'étirait inconsciemment, dévoilant ses canines dans un sourire carnassier, qui était tout sauf bienveillant !

[hrp]Pas top top tout sa, si il y a un soucis hésiter pas à me mp.[/hrp]
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Dim 27 Juil 2014 - 10:33

Le clown prétendait être envoyé par un indic des Berryless. Mauvais point, déjà, puisque plus personne de l'île ne disait indic. Poucave, à la rigueur, mais indic... Il les avait pris pour quoi, des gusses de la Marine? Quand à sa bague, si elle avait la forme, il lui manquait quelque chose pour être véritablement une bague de Berryless. Et ça, même avec ses yeux qui auraient fait passer pour beau un crapaud, en comparaison, Fifticent pouvait le dire. C'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace! Comme si ça ne suffisait pas, alors que le gaillard s'apprêtait à rendre son jugement, voilà que le nouveau s'en mêlait. Ce Marco Bostruc là, le grand roux qui zonait avec eux depuis quelques temps déjà. Le stagiaire, puisqu'il lui manquait le vécu et toute l'éducation des Berryless, donc, venait mettre son nez dans l'affaire (sans doute que les nez s'attirent, vu le tarin que s'trimballait le maquillé), et espérait influencer la décision de Fifticent. Fou! Le vieux Berryless n'avait pas tenu si longtemps en écoutant n'importe quel petit bleu. Toutefois, il écouta les arguments de Bosco, le fixant de sa trogne toute déformée. Des arguments qui manquaient de punch, somme toute, en plus d'être bancals. Se grattant la joue avec un air idiot, Fifti éructa:

- J'ai peut-être la figure de travers, mais c'est pas pour autant que j'suis vert !
Tu m'embrouilleras pas, n'essaye même pas ! T'es pas un Berryless, et t'en as gros, alors fais pas le beau si tu veux qu'on t'laisse. J'ai dit!


Interrompant son rapp pour écouter les commentaires de ses hommes, qui lui reprochèrent un peu trop de simplicité, comme souvent, mais le félicitèrent car il n'avait pas gnéée du tout (ce qui ne lui arrivait presque pas quand il faisait du rapp, assez étonnamment), il regarda ensuite Gros-Pif et le rouquin. Hochant la tête, au terme d'une discussion avec lui-même, il statua sur leur sort:

- Bosco, t'es gnentil, mais je te sonnerai si je veux ton gnavis, merci. Quand à toi, le rigolo, sache que ta petite plaisanterie ne fonctionnera pas, et je devrai te descendre pour avoir essayé de jouer avec moi. – il était important de souligner que la propension de Fifti à gnéer est inversement proportionnelle à son sérieux, et qu'en général, ce n'est pas bon signe quand son tic s'en va - Toutefois, gne vais t'épargner car tu peux servir, comme chair à cagnon, par exemple, gneuh. Les gars, triplez les gnardes ! Je ne veux pas que ces deux-là sortent du camp. Le cas échéant...  Vous savez ce que je vous réserve.

Il incluait Bostruc dans le lot. Même si le rouquin s'était révélé utile jusqu'à maintenant, il avait commencé à avoir les yeux un peu plus gros qu'le ventre, et quand un étranger se mêle des affaires du crew, en général ça se termine mal. Pour l'étranger, bien entendu. Le problème réglé, Fifti s'assura que ses hommes s'exécutent, en informa quelques-uns des endroits interdits aux deux autres (en l'état, la réserve secrète, le Hall of Fame, et la cache d'armes) puis se dirigea vers sa casbah, où il attendrait le rapport des vraies poucaves, cette fois.

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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Dim 10 Aoû 2014 - 22:31

Les dés sont jetés ! La tension était palpable. Tout du moins ma tension artérielle qui menaçait de faire péter mes orbites. Raaah ce n’était pas bon pour mon petit cœur ces situations stressantes ou j’étais largement en situation défavorable. Sans mon équipage et encerclé dans une base ennemi, j’avais autant de chance de m’en sortir en me battant que de trouver le One Piece dans ma corbeille de salle linge. Une goutte de sueur perla sur mon front, tandis que mon fascié faisait grise mine et que ma mâchoire restait bloqué en mode « regarde mes belles dents qui grincent »… Et soudainement, tombant tel un pet sonore en pleine messe, un rire guttural s’éleva, me faisant sursauter comme une puce. Je fis volte-face avec toute la grâce qui était mienne, me prenant, de fait, mes pieds dans ma cape et perdant l’équilibre un bref instant. Bon au moins je ne m’étais pas pris une gamelle. Comme si rien s'était passé, je toisais le nouveau venu. Un grand bougre deux fois plus épais que moi et rouquin par-dessus le marché. Comment avais-je pu rater ce gars avant qu’il ne se manifeste ? Il était aussi gros et discret qu’un éléphant. Méfiant, je le fixais d’un regard noir, m’attendant à une blague de mauvais gout, puisqu’il semblait avoir de l’humour avec son rire gras et stupide… Je n’étais pas très objectif, il est vrai, mais en situation de stress, j’ai tendance à me montrer un brin parano. Pourtant, au contraire, le rouquemoute prit ma défense ! Ciel, la seule personne censée sur cette ile est un culturiste philosophe ! Ben si je m’attendais à ça… Car oui, le bonhomme ne se montrait pas avare en belle parole. Mais tant qu’il parlait pour ma cause, qu’il continuait donc son baratin ! Néanmoins, son sourire carnassier qu’il arborait quand il me regardait, me mettait quelque peu mal à l’aise. Est-ce qu’il essayait de me draguer avec son gros sourire de beauf ? Erf, une fois de plus mon indéniable charisme et ma beauté on fait une victime de plus ! Dur dur d’être une célébrité, pensais-je en souriant bêtement. Quoi qu’il en soit, le baraqué me tendit une perche, me demandant de confirmer ses propos lorsqu’il affirmait que j’étais étranger à toutes ces conneries de guerre de gang qui m’avaient pourri ma journée depuis que j’avais posé pieds sur cette ile de bouse d’éléphant de mer. Bon apparemment mon petit bluff avec les bagues n’avait pas fonctionné ! Même ce grand benêt rouquin s’en était rendu compte. Tant pis, autant jouer dans son jeu et voir ou tout cela me mènerait. Je retirais ces affreuses bagues de mes doigts et les jetèrent nonchalamment.

-«Ouais ça me semble évident que je ne suis pas du coin. Je suis bien trop distingué pour appartenir à ce bauge putride ! » Lui répondis-je, acerbe.

Décidément, je ne savais pas quand je devais me tenir tranquille. Malgré que j’étais dans la merde jusqu’au cou, mon naturel belliqueux et prétentieux était revenu au galop. Pour être franc, si j’étais aussi cassant, c’était parce que j’étais un peu vexé que mon super bluff a été si facilement percé à jour par un type qui semblait plus à l’aise à soulever de la fonde qu’à réfléchir à une tactique… Et surtout, je déteste les cheveux roux !! Les roux n’ont pas d’âme et il faut les éradiquer ! Maudit Shanks ! La réponse du bonze à la tronche en vrac ne se fit pas attendre. Il somma le baraqué de rester à sa place. J’appris par la même occasion qu’il s’appelait Bosco et qu’il n’était pas membre du gang à proprement parlé. Cela expliquait pourquoi il était le seul à avoir pris mon parti. Ca et l’impression que je lui ai tapé dans l’œil aux vu des nombreux sourires torrides qu’il m’avait envoyé… Puis ce fut mon tour d’avoir droit à la petite leçon de « père Quasimodo ». En gros, il me consignait dans le camp avec Bosco car je pouvais toujours servir de bouclier humain… MOI ?? Le grand Baggy-sama, utilisé comme vulgaire piétaille ? Quelle ignominie ! Mon visage exprimait exactement ce que mes pensées fulminaient : une vilaine grimace coléreuse ornait mon fascié de clown. Il ne perdait rien pour attendre celui-là ! Il allait mourir en beauté ! Mais pas maintenant. La vengeance est un plat qui se mange froid. Entouré de ses subordonnés, il était en position de force cette enflure de gueule cassée. Je mordis donc sur ma chique; traduisez donc ça par un mâchouillement énergique de mes dents qui me donnait l’air d’un ruminant dégustant son herbe… Le chef de gang prit enfin la porte de sortie, sous les innombrables injures silencieuses que je ruminais et la langue que je lui tirais. Les membres du gang se dispersèrent alors, chacun retournant à son poste pour surveiller toute les issus de la base, tout en gardant un œil lointain sur moi et mon nouveau compagnon d’infortune.

-« On dirait que tu t’es mis à dos tes petits amis… Vient, allons causer » Lui dis-je, une fois seul avec lui.

Une invitation qui ressemblait plus à un ordre, mais j’étais capitaine pirate, fallait pas s’attendre à autre chose qu’à une autorité naturelle lorsque je m’adressais à un tiers. Je m’éloignais un peu du centre de la place sur laquelle c’était joué mon ‘’arrivée triomphante’’, détaillant l’environnement. Cette base était aussi crasseuse que le reste de l’ile. Et de modestes cabanes en bois pour ne pas dire délabrées, garnissaient le fort ici et là. Il semblait bien avoir des lieux un poil plus luxueux et colorés, mais ces zones étaient farouchement gardées et il était évident que nous y étions pas les bienvenue. Je choisis de m’assoir sur un tabouret bancal disposé autour d’une planche de bois surélevé par deux parpaings. Ce n’était pas le grand luxe, mais au moins, j’étais un peu à l’écart. Un deuxième siège de fortune attendait mon compagnon. J’entrepris de le questionner un peu, voir ce que je pouvais tirer de lui et surtout m’assurer qu’il était plus compétents que les deux zouaves que j’avais rencontré plus tôt et qui avaient fini copieusement tabassé par quelques loubards de bas étages. Sortant une bouteille de gnole de sous ma cape, je bus une longue rasade de mon alcool de secours. J’avais toujours une petite bouteille planquée sur moi en cas d’urgence et là, mon gosier réclamé un rafraîchissement d’urgence !!

-« Je suis Baggy le clown, capitaine du Big Top. Mais tu peux m’appeler Capitaine Baggy, si tu veux » me présentais-je à lui, le plus sérieusement du monde.

Je fis glisser la bouteille sur la table, en direction du guerrier, prit dans un élan de générosité.

-« Qu’est-ce qui t’amène dans ce trou à rat ? J’ai bien comprit que tu n’étais pas d’ici. Donc quoi ? C’est ton kiff de traîner avec ces crève-la-faim ? Ou Tu t’es juste paumé ? » Demandais-je sur le ton de la conversation à mon vis-à-vis.

-« Je sais pas toi, mais je n’ai aucune intention de moisir ici. Tu connais les lieux. Une idée pour leur faucher compagnie, rouquin ? » Poursuivis-je sur un ton de comploteur...

Je n’aimais pas trop ce gars avec ses sourires insistants et sa maudite couleur de cheveux, mais en attendant, il était ma seule solution de sortie. Voilà pourquoi je me montrais un minimum causant. Il fallait bien tâter le terrain et ruser un peu. Je braquais mon regard impitoyable sur lui, me donnant un air de dur à cuire.


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Luz Misson
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Lun 11 Aoû 2014 - 11:27

Pouah, quelle puanteur ! Son mouchoir noué sur le nez, Luz avançait tant bien que mal dans les ruelles étroites et bondées du camp de Bangarang, ses sabres soigneusement rétractées sous sa veste. Sur ses épaules, une cape miteuse récupérée sur un fil d’étendage dissimulait sa tenue et l’aidait à se fondre dans la masse, alors qu’elle faisait de son mieux pour ne pas se faire remarquer. Débarquée sur Bangarang il y avait une semaine de cela, Luz avait rapidement compris qu’elle avait mis les pieds dans un endroit bien peu recommandable. Personne ne se déplaçait sans armes, et tous avaient le teint maladifs, probablement à cause de cette immonde fumée qui avait envahi les rues et avait bien failli la faire défaillir lors de son arrivée dans le camp. Des bagarres éclataient régulièrement dans les rues, en ‘rapp’ ou avec de vraies armes, et la jeune femme en menant son enquête en avait vite appris un peu plus sur l’histoire de cet affreux endroit. Elle était encore bien tombée, tiens. Une île enfumée par une espèce de pollution toxique et peuplée de criminels et autres hors-la-loi en tout genre. Elle était ra-vie. Enfin le bon côté des choses, c’était qu’aucun Marine ne viendrait la chercher sur cette île nauséabonde. Quant aux autres criminels, ils ne devaient pas beaucoup les aimer aussi, et n’iraient donc peut-être pas se demander si elle avait une prime sur la tête à aller réclamer. Elle espérait juste qu’il n’y avait pas de chausseurs de primes dans le coin. S’il y en avait, vu le taux de pauvreté de cet endroit, les quinze millions qu’elle représentait pouvaient devenir un pactole drôlement alléchant, et elle n’y tenait guère. C’était en se faisant cette réflexion qu’elle avait décidé de se dissimuler au mieux, notamment avec cette cape qui, elle l’espérait, la faisait passer pour quelqu’un du quoi. Sa discrétion naturelle ferait le reste du travail. Du moins, elle priait pour.

Bifurquant au coin d’une rue, elle évita de justesse de percuter un stand miteux qui vendait à la sauvette des brochettes tout aussi douteuses. Renonçant à son mouchoir, elle remonta son écharpe pourpre sur son nez en marmonnant des excuses et poursuivit sa route en rasant les murs des maisonnettes bricolées de bric et broc. Il fallait qu’elle trouve un moyen de partir d’ici, et vite. Certes, elle avait probablement sa place en un sens dans ce taudis où les autorités ne viendraient jamais la chercher, mais elle doutait avoir la constitution physique pour résister longtemps à cet air empoisonné. Hélas, peu de bateaux passaient par ces côtes dont beaucoup de marins, y compris les pirates, se méfiaient. En d’autres termes, elle était dans de sacrés beaux draps. Glissant le long d’un mur, se fondant presque en dedans – quoique, elle n’était pas sûre de vouloir savoir ce qu’il pouvait y avoir à l’intérieur de ces murs crasseux – elle avança jusqu’à une petite place où quelques commerces –si on pouvait appeler ça des commerces – sans clients avaient ouvert leurs portes, ainsi que ce qui ressemblait vaguement, de loin et en étant myope comme une taupe, à une taverne. Brr. Elle n’était pas sûre de ressortir complètement vivante de cette établissement si elle se risquait à essayer une de leurs pintes. Déjà qu’elle avait passé les trois premiers jours sur cette île à être malade à cause de la qualité de la nourriture ; heureusement, son estomac semblait avoir fini par s’y habituer et elle avait commencé à repérer les adresses les moins foireuses où l’espérance de vie dépassait le temps d’un dîner. Mais tout de même, sortir de ce camp et de cette île commençaient sérieusement à constituer une priorité. Mais seule, sans véritables ressources, sortir de ce fort bien gardé… L’entreprise s’annonçait ardue, même pour quelqu’un d’aussi discret et agile que le Moineau. Il fallait trouver des alliés. Mais sur cette île, quelqu’un connaissait-il seulement l’existence de ce mot ?

C’est alors qu’en sortant de la petite place, le regard de Luz s’accrocha sur un bien improbable duo. Son premier réflexe fut de se faire toute petite, évitant de croiser leur regard et continuant de raser les murs, la tête bien à l’abri sous son capuchon et derrière son écharpe. Mais elle en avait vu assez pour comprendre que ces deux-là n’étaient pas d’ici. Ce n’était pas sur l’île Bangarang qu’on croisait si souvent des clowns et des géants à la crinière rousse. Qui étaient-ils ? Le fort n’était pas si grand, s’ils avaient été là depuis longtemps elle les aurait forcément remarqués. Des nouveaux venus ? Sa curiosité piquée au vif, elle attendit qu’ils se soient un peu éloignés pour faire demi-tour et leur emboîter le pas. Au moins, difficile de les perdre de vue, même dans la foule. Ils détonnaient autant dans le paysage qu’un yacht de luxe dans le minable petit port de Bangarang. Et à ce stade, tout ce qui détonnait dans le paysage était digne d’intérêt.

Elle les suivit de loin jusqu’à ce qu’ils décident de s’arrêter. Elle les aperçut en train de s’installer autour d’une table en bois et en parpaing un peu à l’écart de la foule. Autour d’eux, d’autres personnes buvaient et discutaient sans leur prêter grande attention, mais globalement l’endroit était un peu plus désert que le reste du camp. Sans les regarder, Luz alla s’asseoir à une table vide juste derrière eux. Machinalement, elle sortit de sa cape une petite flasque de rhum que le capitaine qui l’avait déposée ici lui avait laissée, et à laquelle elle n’avait pas encore touchée, et en but une gorgée pour donner le change tout en essayant d’entendre la conversation derrière elle. Avec le brouhaha ambiant, la tâche s’avérait ardue, mais elle crut comprendre que le clown s’appelait Baggy, ou Bakky, pour Baffy, un truc dans le même genre. Et de ce qu’elle entendit, elle comprit aussi que ses soupçons étaient confirmés. Ces deux-là n’étaient pas d’ici, et n’avaient pas plus d’idées qu’elle sur la façon dont ils pouvaient quitter ce trou à rats. Mais apparemment, le clown était bien décidé à le faire… Et Luz n’avait aucune envie de laisser passer cette potentielle chance de mettre les voiles, elle aussi. C’est pourquoi, à cet instant précis, elle décida d’intervenir.

« Si vous cherchez à quitter cette île, je vous souhaite bon courage. S’il est facile d’entrer dans ce fort, ils laissent rarement quelqu’un en ressortir. Ils font parfois une exception pour les gens qui ressortent les pieds devant, notez bien… » remarqua-t-elle en se retournant vers eux. Tout de suite, aux regards qu’ils lui lançaient, elle comprit qu’ils se demandaient s’ils avaient affaire à une autochtone. Peut-être même s’imaginaient-ils qu’elle voulait leur soutirer de l’argent en échange d’informations pour s’échapper. Et elle ne connaissait pas ces gus-là, mais elle n’avait aucune envie de s’attirer les foudres du géant roux et de finir la tête broyée entre ses grosses mains. Le clown l’inquiétait moins, mais on ne savait jamais avec ces bêtes-là. Et puis, s’il était sur Grand Line, c’était aussi pour une raison, et « inoffensif » n’entrait pas dans la liste des raisons potentielles.

« Vous n’êtes pas d’ici, pas vrai ? Vous êtes les premiers étrangers que je crois depuis que je suis arrivée ici il y a deux semaines. Je ne sais pas quels sont vos plans pour filer de ce trou, mais ce dont vous pouvez être sûrs, c’est que ça ne sera pas par la grande porte. Les gardes ne vous laisseront jamais filer, ils préfèrent entasser tout le monde là-dedans en attendant de voir qui survit, et qui s’adapte… Et quand on commence à survivre là-dedans, s’échapper est bien la dernière de nos considérations… »

Elle en avait croisé plusieurs, des gars qui étaient arrivés ici il y a des mois, voire des années. Et survivre dans cette ville pestilentielle était si difficile qu’ils n’avaient même pas eu le temps de réfléchir à un plan pour s’échapper. Si elle pouvait saisir sa chance avec ceux-là… Elle ne la laisserait pas filer.

Spoiler:
 
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Marco Bosco
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Ven 15 Aoû 2014 - 21:43

Finalement s'en était quelque peu risible toute cette situation, le peinturlurer ne devait pas connaître la signification de savoir faire profil bas. Le bougre en rajoutait, un véritable don pour jeter de l'huile sur le feu, coupler à l'incompétence total du roux en matière de diplomatie, c'était comme nouer sa propre corde pour s'y pendre. Voilà une scène qui était des plus intéressante, petite bataille argumentaire, tirade cinglante, on aurait presque pu croire que les rôles étaient inversés. Le couperet ne tarda cependant pas à tomber, Fifty n'était pas homme à ce faire amadouer, Marco le constatait qu'importe l'argumentation il restait droit dans ces bottes et fidèles à ses décisions. Il fallait cependant noter qu'au final, ce clown resterait sain et sauf, c'était donc une victoire ! Le revers de la médaille était que Marco troquait sa liberté de mouvement pour ça, le voilà donc avec un bariolé en compagnon d'infortune, après qu'importe au moins il ne manquerait pas d'attirer l'attention ainsi, le géant et le clown leurs nouveaux geôliers ne manqueraient pas d'arriver à les repérer de loin. Condamné à être de futur bouclier humain, voilà le sort qui leur étaient réservé, ma foi pourquoi pas, il aurait un semblant de toit au dessus de la tête, une mélasse informe dans leur gamelle et à boire dans leur chope rien de bien alléchant mais bien mieux que certaine des périodes de la vie du lancier.

Son compagnon d'infortune quand à lui ne semblait pas du tout décontenancé par tout ce tapage juste emmerdé comme si on lui avait annoncé que son bar préférer fermait une heure plus tôt. Enfin la zone était déblayée et les voilà plus qu'eux deux face-à-face. Oui on l'avait lâché mais après tout c'était loin d'être ses « petits amis », ça ce mérite l'amitié et il n'avait jamais rien fait le méritant pour lui et inversement, disons qu'il avait un accord commun ils lui avaient fournit un champ de bataille et lui avait prêter sa lance sa s'arrêtait là. Maintenant le bonhomme avec son aplomb et sa morve qui était face lui l'intéressait bien plus. Donc face à son invitation à le suivre il y répondit d'un simple haussement d'épaule avant de ce lever pour lui emboîter le pas.

Le duo improvisé traversant ce campement qu'il avait mainte et mainte fois arpenter, ces masures tenants debout comme par magie, cette place pleine de bric et de broc aussi encombrant qu'inutile, ces remparts monter sûrement avec tout les déchets suffisamment solide pour monter un mur d'enceinte. Certes, ce n'était pas un fort de la marine, mais il était suffisamment solide pour arrêter une petite troupe mal préparer, il avait déjà essayé par acquit de conscience. Il ne fallait pas être sortit d'une grande école pour constater que les Berryless avait renforcé lourdement leur effectif de garde à voir tous ces croquants qui traversaient la place de long en large et les sorties qui sous la surveillance de gardes armées jusqu'aux dents. Sortir d'ici serait un beau bordel sans nom et sûrement pas une balade sur un long fleuve tranquille. Il n'en fallait pas plus pour ravir le rouquin, les possibles conséquences, il s'en moquait quelque peu, il fallait cependant rester concentrer sur son compère nouvellement débarquer, car seul il n'arriverait à rien.

Il ne s'en était pas vraiment rendu compte sur le coup mais l'ancien captif leur avait fait faire une petite trotte déjà et l'invitait à s'asseoir sur un tabouret bancal et branlant. Ce qui fut une véritable épreuve de force pour la boule de muscle qu'il était. Le bois craquait sous son poids tandis que l'un des pieds s'enfonçait dans la terre meuble tandis que le géant se tortillait à la recherche d'un équilibre précaire qu'il finit par atteindre en étant à moitié de biais. Pendant cet exercice de style, le clown avait pris le temps de se présenter sous le nom de Baggy le clown en insistant sur son titre de capitaine, avant d'enchaîner sur les raisons de la présence du lancier tout en lui proposant à boire. Une véritable aubaine pour lui qui rêvait depuis quelque temps déjà à boire de la véritable bibine ici tout avait un goût infect. Il ne se fit pas prié pour s'en saisir manquant de peu de la ratée avec ce siège qui s'amusait à danser la polka avant de porter la bouteille à ses lèvres et en ingurgité deux grosses gorgées et claquée le récipient délester d'une bonne partie de son liquide divin sur la table en émettant un rale de bonheur :

« Tudieu sa fait du bien au gosier ! Moi, c'est Bosco, Marco Bosco et je suis ... Personne appelle moi comme tu veux Bag' ! »

Fallait pas espérer non plus qu'il lui serve du mon capitaine non plus, il servait pas sur son navire, il aurait sa reconnaissance pour le verre mais il lui cirerait pas les pompes pour autant.

« Quant à ce que je fais ici je dirais comme toi, je vis ma vie c'est grand line un type peut bien faire ce qu'il veut, étape obligatoire pour certains une opportunitée pour d'autre les impondérable de la vie dirons nous.Après tout qu'est-ce qu'on en avait à foutre de la raison de leur présence ? »

Après tout qu'est-ce qu'on en avait à foutre de la raison de leur présence ? C'était tertiaire est-ce qu'il demandait ou était ces chaussures de la taille d'une péniche ? Non, enfin il fallait bien faire la conversation, mais voilà qu'on rentrait dans le vif du sujet, ce qu'il voulait vraiment, se faire la tangente. Hum ouais il connaissait les lieux par la bas y avait un bar qui servait presque un alcool correct si on acceptait de sacrifier une partie de son estomac, à l'extrême nord une gargote qui servait une viande douteuse mais au goût acceptable et un toubib fou traînais vers l'une des entrées qui outre sa manie de l'amputation n'avait pas son pareil pour recoudre les plaies après tout ce qui était « sensible » il y connaissait rien à la limite l'estimation de la puissance des gens du coin et ce vieux bougre de Fifty était le roi de la montagne de cette petite bande sinon ... sinon .... mais, mais, qu'avait-il à le dévisager ainsi le petit Bag' ? Marco lui renvoya un simple regard interrogateur en ce passant sa main rugueuse et pleine de cale dans la toison qui lui servait de barbe. Se redressant discrètement il ce risqua un coup d'œil dans la hampe de sa lance poli pour voir s'il avait pas une mouche écraser au milieu de la figure, rien. L'action de son partenaire l'interloquait, lorsque l'illumination le saisit, il voulait qu'il continue à apprécier sa bibine, il aurait pu le dire. Il y avait des gens vraiment étranges. Le rouquin reprit donc la bouteille en hochant de la tête pour le remercier. Il allait donc reprendre la conversation quant au moyen de partir de ce campement, chose qui n'eut pas eu lieu, un doux timbre se fit entendre.

Tournant la tête le barbu fut nez à nez avec une personne à moitié emmitouflé au trait plutôt fin, une mèche de cheveux brune de belle longueur dépassait, sa cape cachait bien trop de choses, mais l'inconnu semblait guère épais, jeune homme ou jeune femme rien n'était sûr ! C'était cependant une belle voix pour le menacer de sortir les pieds devant d'ici. Ah non finalement l'intrus était bloqué lui aussi et comptait s'accrocher aux deux loustics pour son billet de sortie, pourquoi pas plus on est de fou plus ri. Marco se redressa donc de tout son long avant de montrer son siège, de la méfiance ? Non aucune, si sa tournais mal au pire ça ferait qu'accélérer les choses. Ils auraient de toute façon besoin de bras s'ils voulaient accélérer les choses. Marco finit par s'appuyer sur un pilier, bouteille toujours à la main, il en bue une lampée qui lui réchauffa les boyaux avant de reprendre.

« Alors connaître les lieux est un grand même si je traîne mes guêtres dans le coin depuis plus longtemps que le petiot. On pourrait bien sur attendre que ce soit eux qui nous sortent pour faire la piétaille et attendre notre chance, adversaire devant geôliers derrière ça serait un boxon sans nous mais si on survit on est sur de pouvoir leur fausser compagnie, ça serait pas une première. Bien sur moi, j'ai mon temps à voir ce qu'il en est pour vous deux. »

Le lion marqua une pause attendant de quelconques réactions avant d'enchaîné sur un ton plat

« Bien sur après il reste le passage en force, on fonce et on compte les survivants de l'autre côté s'il y en a ! Sinon on fouille là où on devrais pas être et on vois ce que sa donne mais ça serait d'un ennui qui aurait ma peau plus rapidement que les deux solutions précédentes. Je gage que ça ne vous aura pas échappé qu'ici tout est branlant et leur rempart son loin d'être ceux de la légendaire forteresse de Navarone !»

Ça serait le plus simple après tout une bonne explosion dans un coin leur permettrait d'abattre un pan de ces remparts branlant qui était loin d'avoir été monter par des ingénieurs de guerre. Le problème cependant n'était pas de sortir de ce campement, mais bien de quitter l'île même sortie les Berryless ne les lâcheraient pas pour préserver leur réputation.


Dernière édition par Marco Bosco le Dim 24 Aoû 2014 - 19:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Lun 18 Aoû 2014 - 16:45

Il avait peut-être une drôle de trogne, néanmoins il avait du gout pour la dégustation de la bibine puisqu’il appréciait le breuvage made in Baggy ! Il se présenta et confirma donc les propos de l’autre Bonze à la tête en vrac : il s’appelait bel et bien Marco. Assez insipide comme nom, me dis-je. Pire encore, se qualifier lui-même de « personne », voilà qui était une vraie atteinte à sa propre fierté. Lâchant un bref soupir à l’audition d’un tel auto-dénigrement, je me dis en moi-même que tout le monde ne pouvait pas être une célébrité comme moi… Mais malgré ce manque d’ambition, il se montrait extrêmement familier avec moi. « Bag’ ? » Humph c’était vraiment nul comme surnom. Pas classe pour un sou, cela ne me représentait en rien. Mais je décidais de me montrer magnanime. Une montagne de muscle ne pouvait pas avoir assez d’esprit pour rendre hommage à ma grandeur. Si quelqu’un pouvait lire mes pensées concernant mon vis-à-vis, il m’aurait trouvé bien retors et cruel. Mais bon sang, est-ce ma faute à moi si ses cheveux étaient roux ?! Cette couleur mille fois honnit ! C’est vrai que hormis son défaut capillaire et sa proportion à se montrer familier, il me semblait être un bon bougre. C’est d’ailleurs bien pour ça que je lui faisais l’honneur de m’allier à lui. Çà et le fait qu’il était le seul à des kilomètres à la ronde à ne pas m’être hostile… Cela joué dans ma décision, indéniablement. Il poursuivit en répondant à ma question sur la motivation de sa présence sur cette île. Une réponse évasive mais de toute façon, la réponse ne m’intéressait guère, à dire vrai. Enfin au moins j’appris qu’il était ici de son plein gré, contrairement à moi qui avais échoué mystérieusement sur cette île et sans la moindre trace de mon équipage dans les alentours. J’espérais pouvoir élucider ce mystère rapidement car je détestais être isolé comme ça. Avoir son équipage à disposition, c’est quand même vachement pratique. Les hommes de main, ça exécutent toutes les basses besognes et ça peut même servir de bouclier humain ! Heureusement que j’avais trouvé ce brave Marco pour assurer ma sécurité. Il avait tout de la bête de combat, avide de baston. Grand bien lui fasse, il pourra garder tout le danger pour sa pomme si ça le branche… Après avoir monopolisé un peu trop ma bibine maison, il consentit enfin à me la rendre, geste que je mis à profit pour ingurgiter une nouvelle rasade et ainsi la vider. Mais une voix inconnue et trop proche de moi me fit sursauter soudainement ! Sous le choc, j’avalais de travers et je m’étranglais en toussant comme un damné. Et bien sûr, le tout agrémentait d’une grimace douloureuse qui tordait mon visage de manière assez burlesque, pour ne pas dire autre chose…

-« KOF KOF KOF !! ARrrrgh ! »

On peut dire qu’elle était discrète la donzelle ! Mais quelle idée de se glisser furtivement dans le dos des gens et les faire sursauter comme ça !! Après quelques efforts je parvins à passer outre ma toux et usant de mon super pouvoir d’abstraction de mes gaffes, je repris mes esprits et je me mêlais à la conversation comme si rien ne s’était passé. Alors Marco et la femme-ombre n’avait pas de plans précis si ce n’est le passage en force. Ou la fouille méticuleuse de l’endroit. Mais je ne voyais pas en quoi fouiller dans ce tas de fumier qu’était ce camp, allait nous aider. Et puis je ne connaissais rien de la nouvelle venue. Allait-elle être utile ? Mit à part sa capacité à me faire avaler mon alcool de travers, elle était capable de quoi ? Je la détaillais du regard, l’examinant d’un air suspicieux, deux de mes doigts se posèrent sur mon menton soutenu par mon pouce : la pose du mec en pleine réflexion, sur-joué bien évidement car je ne faisais jamais les choses à moitié. C’est étrange mais j’avais l’impression d’avoir déjà vu cette tête quelque part… mais impossible de me rappeler ou. Si ma mémoire avait été meilleure, je me serai souvenu que j’avais déjà vu un avis de recherche « dead or alive » à l’encontre de la jeune femme… Faut dire que je gardais nombres de ces affiches dans ma cabine, c’était jamais un luxe de connaitre les trognes des gus dont la tête était mise à prix, mais bon, ma mémoire défaillante ne suivait pas la cadence. Qu’importe si j’avais oublié, c’est que ce n’était pas important, n’est-ce pas ? Avec ce détail sorti de ma mémoire, je ne voyais en elle qu’une gamine toute frêle qui allait nous ralentir ! Et surtout qui était responsable de m’avoir fait sursauter.

-«Et en quoi une gamine maigrichonne nous sera utile pour fuir d’ici ? » Demandais-je tout de go, mettant les pieds dans le plat sans aucune délicatesse, une fois n’est pas coutume.

Je m’approchais un peu plus d’elle, si proche que mon haleine alcoolisée soufflait sur le visage de la nouvelle. Je pris un air intimidant en la toisant d’un regard dur, sans sourciller. Par intimidant, entendez : une bouche à la lèvre inférieur sur-élevée, un œil à moitié fermé et mon beau nez retroussé… Une belle tête de brute à 5 francs, un brin ridicule en somme, mais ça, je pouvais ne pas le constater par moi-même, trop persuader de ma toute grande classe !

-« Peuh ! Va donc me chercher une choppe de rhum et je t’emmènerai peut-être avec nous, baka ! » Lui postillonnais-je au visage d’un air suffisant.

Je me retournais vers Marco pour lui faire profiter de mon idée génial, tournant ainsi le dos à la donzelle.

-« Dit à la fillette ce que tu veux boire, Marco. Elle se fera une joie de nous apporter ça ! » Ricanais-je méchamment.

Et bien sûr, tout cela n’allait en rien nous faire avancer dans notre projet d’évasion mais on avait bien le temps de préparer ça à notre aise après tout. On m’avait déjà tellement agacé aujourd’hui, surtout ce crétin de Fifty, qu’il fallait bien que je passe mes nerfs sur quelqu’un. Autant le faire sur une créature inoffensive...


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Luz Misson
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Ven 22 Aoû 2014 - 1:11

Il était trois petits enfants qui s'en allaient glaner aux champs...

L’espace d’un instant, un court instant, Luz se demanda si elle n’aurait pas mieux fait de se taire. Au vu des regards que lui jetèrent respectivement le géant roux et le clown à la mine patibulaire, elle se demanda pourquoi elle n’avait pas tourné sept fois sa langue dans sa bouche avant de l’ouvrir ; après tout elle était sur une île pas vraiment réputée pour son ordre et sa sécurité, et des centaines de hors-la-loi probablement plus dangereux les uns que les autres se disputaient les ruelles mal famées de ce camp puant. Pourquoi ces deux-là feraient exception à la règle ? Le grand rouquin avait l’air d’un ogre mangeur d’enfants, et le clown… avait l’air d’un clown fou mangeur d’enfants. Elle espéra alors vivement faire plus de dix-huit ans, sinon elle était dans de beaux draps. Peut-être ne mangeaient-ils pas les enfants, cela dit. Enfin, on était sur Grand Line, après tout, et puis elle avait bien croisé des mangeurs d’hommes un jour… Aaaah, que diable allait-elle faire dans cette galère ? En plus le clown s’était étranglé quand elle leur avait adressé la parole. A coup sûr, il était fâché contre elle. En colère. Furieux. Vu les poignards que lui lançaient ses yeux, elle s’estima heureuse qu’il n’ait pas de vrais couverts à sa disposition et n’ait pas la présence d’esprit d’utiliser une autre arme qu’il devait cacher sur lui. Le grand roux paraissait presque inoffensif, à côté. S’il n’avait pas eu des paluches assez grandes pour lui écraser la tête d’une pression comme on casserait une noix. Enfin, heureusement, ni l’un ni l’autre n’avaient l’air d’avoir des envies de meurtre à son égard pour le moment : le géant se contentait de la regarder d’un air mi-surpris mi-amusé, et le clown la dévisageait d’un air profondément suspicieux et méprisant. Parfait. Elle n’en demandait pas plus.

Le grand roux s’était levé – faisant comprendre à Luz qu’il était encore plus grand que ce qu’elle imaginait, bon sang il était à demi géant ou quoi ? – et appuyé contre un pilier, dans une attitude plus nonchalante qu’hostile. Luz se détendit légèrement. Au moins, celui-là n’avait pas l’air méchant. Un peu bourru à la limite, mais il ne lui écraserait sûrement pas la tête sans une bonne raison. Elle avait de nombreux défauts, mais avait au moins l’intuition pour elle. Alors comme ça, il était dans le coin depuis plus longtemps qu’elle ? Elle ne tilta pas sur le « petiot », consciente de l’ambiguité de son apparence - après tout elle était encore à moitié dissimulée sous sa capuche – et se contenta d’enregistrer l’information, songeant que le savoir du grand barbu leur serait sûrement utile, en plus de ses informations à elle. Elle se rembrunit en essayant de s’imaginer combattre contre une garnison aux côtés de ses deux compagnons d’infortune, et se renfrogna encore plus lorsque Marco haussa les épaules en disant qu’il avait du temps. Elle, elle n’en avait pas, du temps. Ca faisait déjà deux semaines qu’elle était là, et si elle était plutôt résistante, elle sentait que la pollution ambiante commençait sérieusement à lui entamer les poumons. Continuer à traîner par ici commençait sérieusement à devenir nocif, et elle ne tenait pas à s’éterniser.

« Je ne crois pas qu’on ait le temps de beaucoup attendre. Vous avez sûrement vu l’état dans lequel sont les habitants, à tous cracher leurs poumons… C’est cette fumée poisseuse qui fait ça. Vous vous êtes sûrement très résistant vu cotre constitution, mais monsieur le clown ici présent et moi-même, c’est sûrement une autre histoire… »

Luz allait enchaîner lorsqu’elle fut interrompue par une ombre menaçante au-dessus de sa tête. Le sang déserta un peu son visage lorsqu’elle vit celui du clown si proche du sien, et surtout si hostile. Et bon sang, qu’est-ce qu’il avait mauvaise haleine. Inconsciemment, Luz passa en mode apnée. Dieu qu’il était vilain, ce bonhomme. Et puis la gamine maigrichonne, il savait ce qu’elle lui disait, la gamine maigrichonne ? Ne se retenant pas de grimacer, Luz recula sur son banc et failli basculer alors que l’autre phénomène de foire lui ordonnait fort peu aimablement d’aller lui chercher une choppe de rhum. Et puis quoi encore ? Décidément, en voilà un bien odieux personnage ! Et il postillonnait en plus ! Et il l’appelait fillette, maintenant ? Serrant les dents, Luz se retint de lui envoyer une réplique bien sentie dans les dents, se doutant que commencer une bagarre ici était une idée fortement déraisonnable, et qu’il valait mieux attendre un peu avant de se venger de cet affront. En attendant, faire la gentille. Faire la « fillette » docile et obéissante, pour être à peu près sûre de partir avec eux et prendre sa revanche plus tard, quand ils seraient en sécurité. Et à ce moment-là, il comprendrait qu’elle pouvait être une sacrée teigne elle aussi quand elle le voulait.

« Hé, ça va pour cette fois, mais ne me traitez pas comme votre servante ! Vous êtes aussi coincé que moi, sur cette foutue île ! » grinça-t-elle en se levant, pour s’éloigner vers le comptoir. Elle commanda deux choppes de rhum – hors de question pour elle de boire quoi que ce soit de local, les produits de la région avaient l’air un peu trop louches à ses yeux – et les ramena à leur tables sous le regard taciturne de l’aubergiste. Une fois rassise, elle fit glisser d’un geste brusque sa choppe vers le clown, avant de tendre la sienne à Marco. Elle espérait bien que l’autre abruti au nez rouge s’empoisonnerait avec cette diablerie, tiens. Ca lui ferait les pieds. Assise auprès de ses nouveaux compagnons, elle rabaissa enfin sa capuche, décidant qu’il était temps de jouer à visage découvert. D’ailleurs, en parlant de visage, celui de ce maudit clown lui disait quelque chose. Mais quoi ? Soudain, l’image lui revint en mémoire. Un pirate avec une dégaine de clown, mais bien sûr ! Le capitaine Baggy ! Elle avait déjà vu sa tête placardée sur des panneaux d’affichage, et sa tête mise à prix 15 000 000 de berrys ! Bizarrement, savoir que ce type avait la même valeur qu’elle aux yeux de la Marine la mettait à la fois en joie et la désolait. D’un côté, elle savait à quel point les pirates étaient fiers de leur prime, et elle se demandait comment il réagirait en apprenant que la ‘fillette’ valait autant que lui. D’un autre, elle n’était pas sûre d’avoir envie d’être comparée à un guignol pareil. Retenant un soupir, elle croisa les mains sur la table et reprit :

« Mieux vaut ne pas s’éterniser sur cette île. Mais d’un autre, est-ce qu’on a vraiment une chance, à trois contre les Berryless, en essayant de forcer la sortie ? Je suppose que vous savez tous les deux vous battre si vous êtes arrivés jusqu’ici, mais tout de même… Je préfèrerais éviter de finir en morceaux ou jetée dans cette mer empoisonnée. Et comme Marco – c’est bien ça, hein ? Marco ? – l’a relevé, faire des recherches prendrait trop de temps. »

Heureusement, les recherches, elle les avait déjà faites. Dès qu’elle avait posé le pied sur cette île, elle avait cherché une porte de sortie, flairant la mauvaise affaire. Et puis, c’était un vieux réflexe. Quand on voyage seule, mieux vaut savoir comment repartir d’un endroit. C’est plus prudent. Ce qu’elle avait appris à Blue Mockbird lui était décidément bien utile maintenant qu’elle évoluait dans l’illégalité la plus complète et en solo. Elle avait donc mené sa petite enquête, et en deux semaines dans ce trou, elle avait relevé deux-trois choses intéressantes.

« On a peut-être un autre moyen. Vous pensez bien qu’on n’est pas les premiers à avoir débarqué ici sans avoir de ticket de sortie, et qu’on n’est pas les premiers à essayer… et certains ont réussi. Parfois sans se faire avoir. La rumeur dit que certains voyageurs se retrouvant prisonniers sur cette île ont réussi à trouver une échappatoire en utilisant un passage secret… Ce passage serait connu de quelques personnes seulement et permettrait de quitter le camp sans être vus des Berryless, qui ne savent pas où il se trouve. »

Laissant le temps à ses compagnons de digérer l’information, elle poursuivit :

« Je ne sais pas si c'est vrai mais... ça vaut le coup de chercher, non ? Le tout, c’est de trouver quelqu’un qui sache où srait ce fameux chemin. Un passeur, en quelque sorte. Qu’est-ce que vous en pensez ? C’est plus prudent que de foncer dans le tas, non ? »

Ses yeux allaient de l’un à l’autre de ses compagnons, s’arrêtant surtout sur Marco, qui avait l’air moins agressif que l’autre nouille, tout de même, mais plus belliqueux aussi. Mais allaient-ils seulement avoir envie de l’écouter ?
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Dim 24 Aoû 2014 - 22:33

Que voici une entrée magistrale le clown avait manqué de s'étouffer, rien que d'y repenser la situation avait été cocasse, le bariolé avait nettement plus d'aplomb devant les Berryless. Ce joli minois aurait-il ébranlé cette boule de nerf qu'était le petit Bag' ? Marco aurait bien voulu dériver la dedans à n'en point douter mais était-ce raisonnable ? Pas le temps d'en décider le ton avait été donner par son acolyte du jour, il rejetait la proposition comme il aurait balayer d'un revers de main une poussière sur l'un de ces plumeaux qui lui servait d'épaulette. Une gamine sans déconner ! Qui l'aurait cru, pas lui au premier abord et voilà que le pirate jouait sa danse de l'intimidation devant l'inconnu. Il non, elle enfin qu'importe ne se laissait pas démonter aussi facilement devant l'assaut de Baggy pour tenter de la déstabiliser, voir de la faire s'enfuir.

Marco regardait l'étrange duo en se massant le menton dieu que c'était intéressant et totalement improductif, Baggy semblait vouloir la jauger d'une manière plutôt subtile, à chacun sa façon de faire après tout. Quant à elle, ça se voyait qu'elle rongeait son frein pour ne pas faire d'esclandre et ne pas attirer l'attention sur eux. En somme, son anonymat privilégiait sur sa fierté. Elle préférait d'ailleurs prendre à nouveau une certaine distance de sécurité comme pour échapper à une certaine menace provenant de ce clown roulant des mécaniques. La petiote semblait donc excessivement pressée de mettre les voiles de cette île, serait-elle recherchée pas impossible mais peu probable sinon elle serait heureuse de pouvoir se mettre au vert plutôt dans une quelconque mission qui ne souffrait guère le retard. Restait à savoir comment son compagnon d'infortune réagirait à tout ça.

Finalement, il n'avait aucune manière voilà qu'il la traitait comme une simple servante, ça allait dégénérer. Lorsque le nez rouge se tourna fasse à lui pour proposer d'être servit lui aussi, Marco avait perdu son sourire, son visage c'était durcit pas tant à cause de la proposition qui venait de lui être faite mais plutôt de la situation actuel. Ils voulaient tous les deux partir, mais étaient incapable de faire des concessions. Il sentait la migraine arrivée devant ce sac de nœuds qui ce profilait à l'horizon. Machinalement, les doigts de sa main libre s'étaient mis à tapoter le plastron de son armure dans un rythme très lent, ses ongles heurtant le fer produisant un léger son répétitif qui pouvait se montrer agaçant pour certains mais plutôt apaisant pour le géant.Finalement non il ne se passa rien de trop grave elle avait quitter sa place en toisant du regard son interlocuteur avec une réplique bien sentit mais guère agressive, un soupçon de tact pourquoi pas sa fait jamais de mal de savoir montrer patte blanche.

De retour vers eux, elle jeta quasiment la chope du clown avant de tendre la sienne au rouquin qui la prit avec un simple hochement de tête pour l'en remercier. Inspectant la chopine, puis la reniflant le colosse tira une tête de dégout, il venait de passer d'un nectar divin à de la piquette de seconde zone cruel retour à la réalité. Prenant une grande inspiration qui fit enfler son plexus marquant sa résolution Marco décida de descendre la chopine d'une traite avant de réprimer un haut-le-cœur. Question de respect dirons-nous on l'avait servi à contre cœur la moindre des politesses était de boire.

« Je dois donner raison au petit Bag' sur un point, le physique, je m'en fous, le sexe encore plus du moment qu'on a les capacités. Tu es une passe-muraille ça je l'ai compris mais si sa chauffe es-tu en mesure d'assurer ta propre sécurité en cas de besoin ? C'est tout ce qui m'importe ! Quant à toi le clown as tu le luxe de refuser de l'aide ? Comme elle le dis, tu veux te tailler tout autant qu'elle alors met y un peu du tien que diable. »

Le tic nerveux du lancier avait disparu au fur et à mesure qu'il s'exprimait sur ce ton sec et exaspérer d'avoir à arrondir des angles. Il était le seul qui avait tout son temps semblerait-il, sur le trio l'unique personne qui voulait en savoir plus et pourtant le lancier tentait de faire naitre un équilibre précaire dans cette équipe naissante. Une furieuse envie d'en prendre un pour taper sur l'autre le tenaillait, il n'était pas inscrit au club des chamailleries et autres joutes verbales, mais à celui du tapon nous dessus dans la joie.

Enfin le sujet principal revenait sur le tapis la petiote en avait sous la caboche elle avait glané plus d'information sur ce camp en deux semaines que lui, enfin il faut dire qu'avant aujourd'hui il n'avait pas été assigner à résidence. Comme quoi les informations étaient-elles aussi une arme bien que celle-ci semblât bien émoussée. Un plan pour prendre la tangente sans un seul combat, voilà qui laissait pantois le lion roux. Il n'était peut-être pas une lumière, mais si c'était vraiment possible pourquoi leur proposer ? Où était le coup fourré ? En faites il s'en moquait un peut mais il avait juste passé l'age de croire à la providence ou même au destin ce genre d'action qui descendait tout droit du ciel avait toujours un lourd tribut à payer en contre partie. Le plan de la donzelle avait quand même une sacrée faille, il fallait faire rentrer encore au moins un quatrième larron dans la danse, les risques augmenteraient en conséquence eux même étant des inconnus les uns pour les autres allez savoir qui était quoi réellement. Marco pris le temps d'une brève réflexion son tic resurgissant pour un bref moment avant que son sourire refasse finalement surface pour des raisons que seul son esprit connaissait.

« Ne te connaissant pas miss et si j'avais pas la conscience tranquille je refuserais, mais c'est pas le cas. Si jamais on partait sur cette voie tu proposerais quoi un tel secret n'est pas facile à déterrer et je doute qu'il soit à la porter de notre petite bande. On chope les gens au hasard, on tente notre chance en priant ? Qu'importe après tout, mais j'ai qu'une question quand on sera sorti, on fait quoi, on part à la nage ? Dans tes recherches as-tu déjà entendu parler de Bodenpower ? Et toi Bag' tu penses quoi de tout ça ? »
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Lun 1 Sep 2014 - 21:34

Voilà une démonstration d’intimidation rondement mené ! Après avoir couiné son petit mécontentement, la gazelle se précipita pour aller chercher ma commande. Brave petite va ! Satisfait, mon visage s’illumina d’un air orgueilleux. Par contre, le costaud semblait un peu nerveux à jouer avec ses doigts sur son plastron. Je jetai un œil au rouquin. Il était encore plus moche quand il faisait la tronche celui-là ! Et d’ailleurs pourquoi faisait-il cette bouille ? Il a avalé une mouche en baillant ? Qu’importe, je n’étais absolument pas intéressé par les états d’âme de mon compère et je me contentais d’un haussement d’épaule nonchalant comme toute expression. Lorsque la coursière revient, elle me tendit mon breuvage, un peu nerveusement, certes, mais elle était sûrement trop impressionnée par mon charisme, ce qui expliquait son état de stress. Magnanime, je fermais les yeux face à cette petite maladresse. Quoi qu’il en soit, je reniflais ma chopine. Hmm j’avais envoyé la petiote au bar pour user de mon autorité naturel, bien que je n’avais nul envie de boire cette pisse de vache qu’on faisait passé pour du rhum sur cette ile. Surtout que l’odeur et la couleur me déconseillaient vivement de tenter de gouter à cette spécialité locale. La tronche que tira Marco lorsqu’il avala le contenue de con verre, acheva me dissuader d’entreprendre cette découverte culinaire. Je vidais le verre à mes pieds, sans aucune considération pour celle qui avait pris du temps et de la peine pour me l’apporter. Au moins, ne l’envoyais-je pas me chercher un alcool digne de mon palais raffiné. Qu’elle s’estime chanceuse. Le colosse qui me faisait office de garde du corps, tenta de calmer la situation avant qu’elle ne dégénère. Il tentait de faire la part des choses, questionnant la jeune femme sur ses capacités et m’interrogeant sur mes options sur le choix de mes alliés. Il marquait un point, je n’étais pas en mesure de faire la fine bouche à ce niveau. Eh bien soit, si elle pouvait se rendre utile après tout ? Même si j’attendais toujours la révélation sur le savoir-faire de la donzelle.

-« Ouais, je suppose qu’elle peut toujours se rendre utile si on a besoin de cuisiner quelque chose » Répondis-je distraitement à Marco. Sans plus de conviction que ça, un certain ennui se gravant sur mes traits de visage.

Et là O surprise, la femelle s’avéra plus utile que je ne l’aurais imaginé ! Elle avait un plan ! Ça savait réfléchir ce machin-là ? Septique, je croisais les bras d’un air interdit, attendant qu’elle déballe sa science. Et ce qu’elle déclara ne m’emballa pas franchement. Un passage secret ? Pour fonder tous ses espoirs sur une rumeur aussi légère, fallait qu’elle soit vraiment naïve ! Je soupirais bruyamment, exprimant de manière peu subtile mon scepticisme… Le colosse roux quant à lui, exprima par des mots les doutes qu’il nourrissait. Il était plus patient que moi pour expliquer les choses de la vie, le bon Marco. Bonne poire, il ne rejetait pas totalement l’idée de la demoiselle. Il cherchait à l’approfondir, y trouver une méthode d’approche, une finalité. Foutaise ! Il était surtout bien trop gentil avec cette fillette qui rêve de passage secret. Il mentionna également Bodenpower. Je me souvins que Gueule en vrac avait mentionné ce nom lorsqu’il m’avait capturé, précisant que les ennuis de cette île avaient commencé lorsque ce gus avait été porté disparu. Bosco voulait-il élucider le mystère de cette disparition ? Voilà encore une idée absurde. Souhaitait-il régler la discorde qui régnait dans cette région ? Eh il était plus « poire » que je ne l’aurais cru et plus tendre aussi, malgré sa carrure. Je fis la grimace, crachant un gros mollard afin d’exprimer mon mépris silencieux… Et lorsqu’il me demanda mon avis, je ne fis pas prié deux fois !

-« Vous courrez après des chimères, vous deux. Des passages secrets ? Tout ici est fait de bric et de broc, je vois mal un pov’ type s’échiner à créer un passage secret pour entrer et sortir de ce tas de purin. Il tiendrait pas deux jours avant qu’il ne s’écroule comme un château de carte, ce soit disant passage secret. Et même s’il existait, on fait comment pour le trouver ? On demande bien gentiment aux guignols qui peuplent ce camp ? » M’exprimais-je d’un ton acerbe et o combien ironique en fixant tour à tour Marco et la gamine. Prendre des gants ? Moi ? Peuh perte de temps que cela !

« Et pourquoi la questionner sur ce Bodenpower, Marco ? Tu ne vas pas me dire que tu cherches à retrouver ce bête type afin d’apaiser le conflit qui ravage cette île pourrie ? On est des étrangers ici, on n’en a rien à foutre des petits soucis de ces emmerdeurs de Berryless ou je ne quel abrutis encore ! Jouer les héros, ça ne paye pas, tu devrais le savoir, tu sembles être assez âgé pour avoir acquis cette sagesse. Ce genre de connerie, je l’aurais plus attendu sortant de la bouche de notre amie sans nom. » Poursuivis-je dédaigneusement, affichant un fascié patibulaire. Ma franchise désarmante et mon sale caractère avaient de nouveau frappé !

Et cette gamine justement… Pouvait-on lui faire confiance ? Sa tête me revenait pas et j’étais sur de l’avoir déjà vu quelque part ! Et elle ne s’était même pas présenté par ailleurs, cette bougresse. Non, il fallait trouver une autre idée. Chose qui germa rapidement dans mon cerveau génial. Quand il s’agissait de me faire la belle pour sauver ma peau, je me montrais souvent ingénieux.

«Oublions tout ça ! J’ai une meilleure idée, plus rapide. Il suffit de créer une diversion. Boutons le feu à une partie du campement puis prenons la tangente dans la direction opposée. Les gardes iront prêter main forte pour éteindre l’incendie et on en profitera pour nous faufiler discrètement par la porte de sortie. »

J’étais particulièrement fier de mon idée de génie. Bon c’est vrai que mes idées se résumaient souvent à faire exploser ou bruler des choses, mais c’était efficace et direct ça ! J’étais si fier de moi qu'un large sourire étira mes lèvres et comme d'accoutumé, une large gueule grande ouverte complété le tableau de mon fascié. Des yeux rieurs fixaient le ciel, scrutant l'horizon tel un conquérante sans peur et sans reproche. Fier comme un paon ! Heureusement qu'il n'y avait guère de miroir sur cette île : arf ! J'attendais à présent que mes subalternes approuvent énergiquement mon idée.


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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Mer 3 Sep 2014 - 15:26

A chaque seconde un peu plus, Luz se disait qu’elle n’était peut-être pas tombée sur les meilleurs compagnons possibles pour organiser une échappée belle de cette île maudite. Son regard dubitatif allait de l’un à l’autre des deux hommes, le géant roux et le clown hargneux, le guerrier débonnaire et le pirate le plus agaçant qu’il lui ait été donné de rencontrer. Bien entendu, tomber sur quelqu’un de confiance, qui accordait du crédit à ce qu’elle disait et aurait une solution raisonnable à leur problème, c’était trop demander. Retenant un soupir, la jeune femme se contenta de se mordre la lèvre, réprimant son impatience. Toute cette histoire était décidément bien mal barrée. Enfin, avait-elle vraiment le choix ? Deux semaines qu’elle croupissait sur Bangarang, elle sentait les effets de la fumée empoisonnée commencer à attaquer son organisme. Elle ne pouvait pas se permettre de rester plus longtemps. Et donc de décliner l’aide offerte par deux compagnons aussi improbables que mal assortis. Même si au final, elle risquait plus probablement de mourir étranglée par ce clown aux instincts violents que tuée par ce gaz suspect. Au moins, elle aurait la consolation de se dire que ce serait plus rapide. Bref, elle était prête à prendre le risque. Mais les doutes que Marco et Baggy exprimaient au sujet de ses compétences commençaient sérieusement à l’irriter.

« Si ça chauffe, comme vous dites, je ferai comme vous : je défendrai ma peau ! Je ne vous ai pas attendus pour me défendre toute seule sur cette île ! Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, ces gens ne sont pas exactement des enfants de chœur ! » fit-elle remarquer sans chercher à dissimuler l’agacement dans sa voix.

Et comme si ça ne suffisait pas, ce maudit clown réduisait maintenant en miettes ses efforts de ces deux dernières semaines, en refusant catégoriquement de croire à l’existence d’un tel passage et en refusant d’admettre un quatrième compère dans leur petit cercle. Marco aussi semblait réticent d’ailleurs, et d’un côté, elle comprenait que ce dernier point les dérange, mais avaient-ils vraiment le choix ? Elle ne se basait pas sur des chimères ! Pas de fumée sans feu disait le proverbe, et elle était persuadée que quelque part, il y avait une échappatoire. Mais effectivement, chercher l’existence d’un tel passage prendrait encore plus de temps, et serait bien plus facile si elle était seule… Flûte de zut, rumina-t-elle dans sa tête. Elle qui pensait que la fin des ennuis approchait… Ils ne faisaient visiblement que commencer.

« Très bien, si vous n’y croyez pas… proposez, je ne demande que ça, un meilleur plan ! » marmonna-t-elle en haussant les épaules et en croisant les bras, la mine renfrognée. Elle allait les laisser prendre l’initiative, puisqu’ils étaient si malins ! Marco voulait tout casser, on refusait son plan de chercher un passage secret… Seul Baggy n’avait pour le moment rien amené à la discussion, à part sa mauvaise humeur et son agressivité. S’il ne proposait pas quelque chose de tangible, elle le bâillonnait et l’offrait en barbecue aux habitants de l’île. Nul doute qu’ils ne feraient même pas la différence avec un porc bien dodu. Et lorsqu’il ouvrit la bouche, ce fut évidemment pour déverser un flot de reproches à son encontre et à celle de Marco. La messagère sentit une veine battre à sa tempe. Ce type-là ne savait donc rien faire d’autre que se plaindre ? Est-ce que c’était comme ça qu’il avait obtenu sa prime de 15 millions de Berrys ? En bassinant les oreilles des officiers de la Marine jusqu’à ce qu’ils ne cèdent ?

« ..ce genre de connerie, je l’aurais plus attendu sortant de la bouche de notre amie sans nom. »
« Hey ! » s’exclama-t-elle en ne résistant plus à la tentation et en lui décochant un coup de coude dans les côtes. « Surveille ton langage, toi ! Et pour ton information, je m’appelle Misson. Luz Misson. »

Se levant du banc pour esquiver une probable réplique, elle resserra son écharpe autour de son visage, seul rempart entre elle et l’odeur pestilentielle de l’endroit. Vivement qu’elle sorte d’ici. Et le seul moyen visiblement, c’était de s’accrocher à Marco et Baggy. Réprimant un énième soupir, elle écouta en silence l’échange de répliques entre le roux et le clown, n’abandonnant son masque grognon qu’à la deuxième mention d’un certain Bodenpower, la surprise clairement peinte sur son visage.

« Bodenpower, vous dites ? J’ai déjà entendu ce nom de ci-de là, mais vu la tête des habitants quand j’essayais de les interroger à ce sujet, je n’ai pas insisté… » répondit-elle, à Marco, songeuse. Juste à temps pour permettre à Baggy de rebondir sur le sujet et continuer de déverser sa bile, encore et encore. Néanmoins, Luz fut au regret d’admettre qu’il n’avait pas tort sur un point. Celui-là même sur lequel le clown était persuadé qu’elle sortirait une connerie plus grosse qu’elle. « Ca me tue de l’admettre, mais Baggy a raison. On ne peut pas se permettre de perdre du temps en mettant notre nez dans les affaires internes de l’île, sans compter que ça serait sûrement très dangereux. »

Incapable de tenir en place, elle se rassit à table, le menton coincé dans la paume de sa main, continuant d’écouter le clown. Qui semblait enfin vouloir faire une proposition valable au groupe… Du moins l’avait-elle brièvement pensé. Mettre le feu au campement ? Y avait-il seulement un service de pompiers dans cette île ? Ou une eau qui ne prendrait pas feu elle aussi quand on la jetterait sur l’incendie ? Luz ne se gêna pas pour manifester sa perplexité avec une grimace, mais le plan de Baggy méritait qu’on s’y attarde d’une demi-seconde.

« Foutre le feu ici, c’est quitte ou double. Je doute qu’ils aient une stratégie anti-feu très efficace dans le coin, mais c’est sûr que ça détournerait l’attention… Si on ne brûle pas avec le camp. Et une fois tout le monde occupé à éteindre le feu, qu’est-ce qu’on fait ? On sort par la grande porte ? Tu penses vraiment qu’ils prendront le risque de mettre tous leurs effectifs sur un seul incendie et laisseront l’entrée du camp sans surveillance ? » remarqua-t-elle en haussant un sourcil. « C’est pas bien différent du plan de Marco de tout casser mais… je suppose qu’il y en aurait moins à casser. » soupira-t-elle.

Au fond, le plan de Baggy était presque un compromis entre le sien et celui de Marco. S’en sortir sans casse était de toute façon hautement improbable quel que soit le plan adopté et… Avaient-ils beaucoup d’options, une fois ces trois-là épuisées ? Luz se leva à nouveau, remettant sa cape en place et se tournant vers Marco.

« T’en penses quoi Marco ? C’est toujours risqué, mais ce serait effectivement plus rapide que chercher une issue de secours, et moins casse-gueule que foncer dans le tas. »

Réfléchissant quelques secondes, le temps de laisser à ses compagnons improvisés le temps de réagir, elle rassembla ses pensées et reprit la parole :

« Si on déclenche un incendie dans ce taudis, il faudra le faire quelque part où on ne risque pas de rester coincés. Il y a un groupe de baraques désaffectées un peu plus loin, ça ferait peut-être l’affaire. Et pour déclencher un incendie sans se faire prendre, il faut se faire discret… Si vous avez de quoi allumer un feu, je pense être plus discrète que vous deux pour m’en charger. Vous n’aurez qu’à vous poser un peu plus loin et me prévenir si quelqu’un arrive… »

Même si elle doutait un peu de la solidarité de ces deux-là si elle se faisait repérer par un garde, elle se savait assez rapide pour pouvoir s’échapper rapidement si ça tournait mal. Croisant les bras sur sa poitrine, elle consulta les deux autres du regard, interrogatrice.

« Alors ? On tente le coup ? »
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Dim 7 Sep 2014 - 2:15

Débat stérile, joute de verbale, envolé lyrique dans un langage commun qui ne demandait qu'à basculer dans le vulgaire, la petiote tentait de garder son calme et le clown lui en profitait clairement consciemment ou pas le résultat était là. Dans tout ce schmilblick il avait perdu Marco après que la brunette est voulue se faire les griffes sur le lion, elle savait sauver ses miches tant mieux il ne lui en fallait pas plus. Il ne s'inquiéterait donc pas de son sort, car si elle pensait que les Berryless étaient des fauves, elle descendrait vite sur terre une fois dehors. Un long bâillement après un faible acquiescement voilà sa seule réponse. Le guerrier roux était lassé une cruelle impression de parler dans le vide, il encadrait des jeunots qui pensaient qu'empêcher les autres sur leurs plates-bandes était le principal. Il les laissa donc patauger dans leur duel stérile, le regard vitreux passant de l'un à l'autre écoutant à moitié ce qui se disait. Il capta cependant le passage sur le faites qu'il était un « doux rêveur » de croire en des chimères. Un petit rire mesquin s'échappa de la barbe rousse quand il l'entendit mentionner qu'il courrait après des chimères. C'était un comble tout de même de la part d'un homme qui vouait ça à courir après des trésors fantasmagoriques sans preuve de leur existence et il se tairait au sujet de ce trésor fabuleux dont tout le monde avait entendu parler dont la rumeur avait été lancer par un homme seul à l'aube de sa mort, aucune preuve aucun témoignage et on y croyaient. Comparer à tous ça un passage secret ici était plus réaliste que son verre vide.

En parlant de verre peut être qu'il devrait y aller à ce comptoir pour tenter de se suicider avec ce qu'il appelait de l'alcool avant de mourir d'ennui, peut être aller se faire taper sur la courge dans un coin pendant que les deux ce décidait à faire pareil ou à s'associer efficacement. Le géant roux commença donc à tourner les talons pendant que le capitaine pirate commençait son laïus sur Bodenpower et son envie claire et nette de pas fourrer sa tomate la dedans avant de finir par traité indirectement le barbu d'idiot de vouloir jouer les héros pour des cacahuètes. À peine, le dos tourner que le géant fit volte face d'un coup de hanche pour faire un cent quatre-vingts avec un élan suffisant pour faire voler sa cape dans un tourbillon pourpre sa main gauche bondissant d'en dessous pour venir s'abattre dans un bruit sourd sur l'épaule du pirate tandis que la femme s'enflammait en soulignant qu'elle n'était pas sans nom. Tel, un étau la main serra avec fermeté cette épaule sans pourtant forcer plus que nécessaire sur sa prise pour essayer de l'empêcher de se dégager. Le lion avait-il été réveiller ?

Bonne question toujours était-il que son arme était bien saisit bien que pas brandit, le visage c'était renfrogné, les sourcils froncés, les traits tirés et son regard était dur semblable à celui qu'il réservait lorsqu'il avait décider d'un adversaire, un prédateur ayant trouver sa proie. Autour de lui l'air c'était alourdi et la tension était palpable elle différait nettement avec cette attitude nonchalante qu'il affichait jusque là. Ce fut d'un ton sec qu'il prit la parole

« Entièrement d'accord l'héroïsme ne paye pas, donc aucune chance d'avoir un retour pour l'aide dont tu as bénéficié il y a peu n'est-ce pas ? Alors Baggy le Clown capitaine du Big top, combien peut tu bien valoir ? Une poignée de Berrys, quelque millier ou quelque million ? Tout équipage me semble bien loin n'est-ce pas et je doute que cette chère Luz te défende, tu seras peut-être notre ticket de sortie si on te ramène à Fifty avec un magot à la clé qui lui permettrait de s'armer !»

Le ton était sans appel le Lion roux semblait en avoir clairement marre de palabrer et prenait les devant après tout ce plan ne s'appuierait absolument sur aucune chimère, les gens étaient toujours plus conciliant avec une bourse bien remplit dans la main, mais s'en était trop Marco ne garda pas son calme plus longtemps.

« MawahaHAHAHA ! Restons calme je déconne !»


Le lion dormait toujours sagement, il n'avait pas offert son aide pour autre chose que son envie du moment, donnant deux petites tapes sur l'épaule du bariolé pour défroisser le tissu qu'il avait enserrer Marco se redressa et s'exprima d'un ton bien plus jovial.

« La sagesse est-ce qu'on l'en décide, je joue au héros si je veux mais ce mettre au dipason serait pas plus mal. Vois tes intérêts ton équipage est là ? Non ! Tu sais ou le trouvé et quitter le port, j'en doute, tu ne serais pas là sinon. Donc je radote, mais je le redis voyez plus loin ! On sort d'ici et quoi on court partout ? Prenez les Berryless multiplier par vingt et voici ce qui vous attend dehors vous êtes des ennemis de tous ici et n'espérer pas vous pointer la bouche en cœur et partir tranquillement. Vous voyez le bordel ambiant sur ce caillou ? Et bien que ce passe t'il dans ces cas-là ? La marine vient y mettre bon ordre et vous sembler pas être de ceux qui peuvent les croisés l'esprit serein n'est-ce pas LUZ MISSON ! Donc trouvons le ! Aidons-le et lui pourra peut-être vous faire partir réellement d'ici, Gambergez la dessus. »

Cette fois-ci le lancier tourna les talons qu'importe si le Clown avait des envies de revanche, qu'il réplique verbalement ou physiquement seul le second cas pourrait faire sourciller le gaillard, maintenant il voulait boire même un truc insipide lui irait du moment qu'il échappait quelque instant à ces parlementations inutile après tout les mots s'envolent mais les actes reste voilà une bonne devise. Marco en restait persuader pour foutre le camp d'ici vu le bourbier dans lequel ils s'étaient tous fourré il fallait agir en conséquence. Plusieurs enjambé plus tard, il était au comptoir tapant avec force sur le bois qui se mit à trembler sous le choc. Ce qui servait de barman le toisa quelque instant avant de donner un coup de bouc auquel répondit le barbu d'une main fermer tourner d'un quart pour lui signifier qu'il voulait quelque chose de costaud pour lui retourner les boyaux. Finis le rhum Marco avait besoin de gnole et ce lui fut servit bien que très clair l'alcool n'avait pas besoin d'être reniflé de prêt pour savoir qu'elle décapait. Voila qui ravirait ses papilles ou plutôt les anesthésierait et tuerait tout ce qu'il pourrait y avoir comme germe dans son précédent verre servit par la brunette. Une fois qu'il eut rejoint le duo ceux-ci avait semblerait-il passer à une entente sur un plan de boutefeu pour créer une panique et tenter ainsi de prendre la tangente au final, il revenait à son idée de base avec un poil plus de subtilités celle de tenter d'attirer la garde là où il ne serait pas eux même.

Une fois qu'il eut rejoint le duo ceux-ci avait semblerait-il passer à une entente sur un plan de boutefeu pour créer une panique et tenter ainsi de prendre la tangente au final il revenait à son idée de base avec un poil plus de subtilités celle de tenter d'attirer la garde là où il ne serait pas eux même. La brunette avait donc finalement décidé de laisser tomber son plan et ces informations. Dommage, elle semblait y croire pourtant, chaque être vivant de ce monde devrait toujours se battre pour ce en quoi il croit. La petiote voulait faire ça dans un coin sans personne bien au calme s'en charger même au moins elle n'avait pas peur de se salir les mains. Que de complication cependant et ils perdaient tous du temps à vouloir sortir un plan sans accro, surtout qu'il y avait toujours une poussière dans l'engrenage. Ce qu'il en pensait :

« Hum, finalement c'est à tenter ça sera toujours plus productif que de rester le cul visé ici à s'échanger des tirades quant à savoir qui fait quoi je pense qu'on s'égarerait à vouloir trop en faire ... »

Sans finir sa phrase Marco avala cul sec sa chope qui fut accompagnée d'un large rot sonore, il sortit tranquillement une pipe en fer ciselé au allure oriental de sous sa cape et tout en la bourrant de tabac, il continua

«  ... On finit par tout raté, à quoi bon la discrétion, ce sont des hors-la-loi, vous êtes au même niveau, j'en ai rien à foutre et puis ... »

Le lancier avait mis son arme sur l'épaule pointe vers le haut la hampe coincer sous son avant-bras, la main droite poser dessus, la pointe raclant le plafond, traçant une tranché dans le bois pourris tandis qu'il se dirigeait vers le comptoir parlant avec force l'heure n'était plus au complot secret.

« ... Quitte à foutre le bordel autant le foutre ici y a des biens, des personnes, bref quelque chose à sauver et de quoi tous les motiver. »

À peine la phrase finit, qu'il était au comptoir que son poing s'enfonçait dans le fascié du tenancier dans un bruit de craquement sonore des gouttelettes de sang s'envolant dans les airs. Le pauvre homme n'en avait pas fini avec son malheur, toute la force du colosse était mise à l'œuvre empoigné par l'encolure ce fut un pantin désarticuler qui fut soulever et jeter par la porte ouverte.

« MWAHAHAHAHA !! »


Voila un lion qui commençait à s'éveiller, trois coups de lance dans les fûts de tord-boyaux, deux coups du pommeau de sa lance pour repousser des héros, une amulette gratter et un gigantesque sourire jubilatoire les dents apparente enserrant sa pipe.

« Allez mes petits, il va falloir, vous bougez
c'est Le lion roux qui vient de se réveillez

Vous décidé qu'il falait le refouler
Maintenant y a une ardoise à régler »


Une petite figure de style pour faire bonne mesure et l'allumette après avoir remplit son œuvre servit à enflammer l'alcool déclenchant un grand brasier qui se propageait plus vite que dans un feu de brousse, les badauds ce ruant sur la sortie. Tandis que le lancier s'acharnait à filer des coups de botte sur la cloison opposée à l'entrée qui finit par céder libérant un passage guère suffisant pour lui permettre de sortir. D'un geste de la main, il montra donc la sortit improvisé à ses compagnons.

« Si Mister Bag' et la petiote me le permettent la sortie discrète est par ici et il ne faudrait pas trainez. »

Oui, c'était totalement extrême, mais il était nécessaire qu'il fasse bouger les choses avant de mourir de vieillesse, il était plus tout jeune lui.
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Ven 12 Sep 2014 - 0:55

Non mais c'était quoi son problème à l'autre rouquin ?! Grrr !! Me foutre les boules comme ça avec ses demi-menaces ! A ça, j'avais tiré une belle trogne de mec constipé quand le rouquin avait joué les gros bras en agrippant mon épaule. Mâchoire contractée et yeux assassins, je déglutis bruyamment tandis qu'il me fit très clairement comprendre qu'il était au courant pour ma prime. Bordel même sur Grand Line, ma réputation faite à East Blue me précédait. La rançon de la gloire, sans nulle doute. Bosco se détendit aussi rapidement qu'il s'était tendu pour avouer sa petite mascarade. *Très drôle en effet. Abrutis !* Et lorsque le géant me tourna le dos après avoir balancer ses recommandations aux quelles j’accordais encore moins de crédit qu'à mes crottes de nez, je lui tirais la langue le plus vulgairement possible en marmonnant divers noms d'oiseaux qui traversaient mon esprit génial. Il me payerait ça ! Néanmoins, je ne comprenais pas pourquoi Marco avait mit la gamine dans le même panier que moi lorsqu'il avait déclaré qu'une rencontre avec la marine nous serait préjudiciable à tout deux. Impossible qu'une fillette aussi fluette ait sa tête mise à prix. Bref qu'importe, je m'intéressais déjà plus aux propos incohérents du guerrier. L'autre truffe parti, Luz et moi palabrèrent au sujet de mon plan de génie. Au moins, elle savait reconnaître une idée brillante quand elle en entendait une. Même si elle avait quelque réserves sur les détails. Doutes que je balayais d'un geste de la main, tout en déclarant, sur de moi :

« Ces imbéciles n'ont aucune organisation, Luz. Ils courront dans tout les sens comme des moutons égaré. Le chaos sera notre meilleure allié. »

Plongé dans mes réflexions, mon fascié clownesque se grava dans une expression songeuse. Ou du moins, de l'air le plus intelligent dont je pouvais me parer. Je vous laisse imaginer le résultat : c'était surtout de la fourberie qui ressortait en prédominance...

« Et si au passage on peut rafler quelques trésors dans leur campement, ça sera tout bénef. Les raquettes de ces petites frappes doivent bien avoir rapporté quelque milliers de berry's »

Bosco revint à cet instant, prêt, semble-il à suivre lui aussi mon idée. Avec un peu trop de hâte néanmoins !! En effet, ce crétin se précipita vers le bar, l'air déterminé à mettre le plan a exécution dans les plus bref délais. Damned ! Ne pouvait-il pas faire preuve d'un minimum de patience ? Je le poursuivit, m'agitant, oscillant entre colère et exaspération. Ma voix se fit plus aigu que d'ordinaire lorsque j’interpellais la brute :

« Hoi hoi hoi !! Marco !! Revient ici, tu vas tout faire foirer, espèce d'abrutis sanguin ! »

Trop tard ! Lorsque je pénétrai en trombe et en panique dans le débit de boisson, je ne pu qu'assister impuissant, à la bêtise de Marco. Le lancier fracassa la gueule du tenancier, envoyant le malheureux compter les étoiles dans ses songes. Il se débarrassa du corps comme un vulgaire chiffon : dépouille qui frôla mon divin pif lorsqu'il fut propulsé dehors. Le rouquin enchaîna par le déversement d'alcool dans le bar : le parfait combustible. Et y mit le feu avant que je ne puisse reprendre mes esprits. Mes yeux écarquillés et injectés de sang lorgnaient Marco, abasourdi. Des goûtes de sueur perlèrent sur mon visage tandis que ma mâchoire inférieure tremblait. De rage ou de désespoir ? je ne pu le dire. Le feu gronda, alimenté par le bois pourri qui composait l'établissement miteux. Les quelques clients présents prirent la poudre d'escampette, gueulant comme des gorets qu'on égorge. Malgré la connerie dont 'il avait fait preuve, Bosco se permit un petit trait d'humour lorsqu'il défonça le mur du fond afin d'y créer une sortie de secours. Je ne pu me retenir d'avantage ! Je me jetais sur le baraqué pour l’empoigner par le col. Je tentais de le soulever mais ce fut peine perdu, même en levant bien haut mes bras, je n'aurais pas pu le faire décoller du sol tant la différence de taille entre lui et moi était importante. Et encore fallait-il que j'eus la force nécessaire pour soulever cette masse de muscle. Néanmoins, cela ne m’empêcha pas de m'accrocher à son col et d'approcher mon visage si prêt du sien que mon pif s'écrasa contre sa joue. Ma voix hystérique allait de paire avec mon visage ravagé par la rage. Mes belles dents blanches avaient trouvé une nouvelle bonne raison pour se dresser de tout leur long et de grincer allégrement.

« Teme !!! N'agit pas sans prévenir ! On a même pas eu le temps de réfléchir à un chemin d'évasion ! Tout les roux sont-ils aussi inconscient !? Tu es aussi stupide que cet enfoiré de Shanks !! »

Avant que je ne puisse trop en dire et révéler des choses sur mon passé qui feraient mieux de rester enfouis, une flamme vint lécher mon arrière-train. Une odeur de chair grillée parvint à mes narines alors que je sautais littéralement au plafond, agrippant mon fondement de toute mes forces. J’atterris sur le plancher avec toute la classe qui me caractérise : c'est à dire à plat ventre. Je me relevais fissa et sans demander mon reste, je me faufilais dans l'ouverture dans le mur. Pas le temps de palabrer davantage, le temps était à la fuite !! Et lorsqu'il s'agissait de fuir, je n'étais jamais à la traîne, foi de Baggy le Clown. Une fois dehors, je constatais que mon plan se déroulait mieux que ce dont j'avais prévu. En effet, l'incendie s'était déjà propagé aux bâtiments voisins et une lourde fumée noire s'élevait déjà en masse dans le ciel. Apparemment il n'avait plus plu sur cette île depuis plusieurs jour et le bois sec et usé ne demandait qu'à brûler et alimenter la fournaise. Et comme je l'avais prévu, la réaction des habitants, fut tout sauf organisé. Éparpillé et perdu, certains fuyaient sans se retourner alors que d'autres tentaient de combattre le feu avec des moyens dérisoires et inutiles et le tout dans une total confusion. Le feu se propageait vite. Trop vite !! La fumée suffocante et la chaleur infernale malmenée mon corps. Il fallait quitter cet endroit et vite ! Mais les émanations toxiques des combustibles divers rendait difficile l'observation des lieux : un vrai purée de pois. Je ne regardais pas en arrière pour vérifier si mes deux compères me suivaient. C'est chacun pour soit ! Pas envie de finir en saucisse grillée. La tronche que je tirais en courant, reflétait le même état d'esprit général ambiant : la panique. Je filais tout droit comme une flèche, sans savoir ou j'allais à cause de cette foutue fumée. J'aurais très bien pu finir dans un cul de sac et me faire piéger par l'incendie mais c'était sans compter sur ma chance légendaire. En effet, j'atteignis la palissade sans encombre. Et comble de la chance, une petit porte ouverte donnant sur l'extérieur était là, juste sous mon nez. Les gardes qui devaient normalement la garder, avaient soit fuit soit prit part à l'opération d'extinction du feu. Ni une ni deux, je me précipitais dans l'ouverture, vers la liberté et la sécurité.

« Nyahahaha ! Mon plan a fonctionné à la perfection. Je suis un génie ! » Exultais-je, souriant de toute mes dents.

Je frottais la suie qui s'était accrochée à mes vêtements et j'essuyais d'un revers de main la sueur qu'avait engendré la chaleur infernale que je venais de quitter. Je m'éloignais encore davantage et je m'adossais à un arbre, croisant les bras en prenant la pose du type relax et fier de lui alors qu'il n'y a pas 2 minutes, j'étais dans un état de panique frénétique. Mais ça personne ne l'avais vu ! C'est un mec confiant qui attendait à présent la venue hypothétique de ses deux complices. Fallait bien que j’attends ces deux limaces, j'aurais sûrement encore besoin d'eux dans un futur proche. Eh faut dire ce qu'il est, personne ne me surpasser lorsqu'il s'agissait de fuir pour sauver sa vie.

«  Vous voilà enfin, les mous du genoux ! Que vous êtes lent éhéhé. » Frimais-je allégrement lorsque j’aperçus enfin mes compères s'extirpaient de la fournaise. Voila une évasion rondement mené !


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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Dim 14 Sep 2014 - 19:48



Bon, au moins, les choses avaient l’air d’aller –doucement- en s’améliorant du côté de Baggy. Contre toute attente, ils avaient réussi à trouver un terrain d’entente, ou un semblant de terrain d’entente, et même Marco ne parlait plus d’aller tout casser avec ses gros poings. Luz laissa échapper un bref soupir de soulagement, un vague sentiment d’espoir envahissant soudain son esprit. Finalement, tout ceci finirait peut-être bien. Finalement, ils allaient peut-être tous s’en sortir vivants, presque sans casse, et pouvoir partir de cette foutue île. Finalement, peut-être que s’allier avec ces deux zozos-là n’était pas une idée aussi mauvaise qu’elle n’en avait eu l’air au premier abord.
Enfin, c’était sans compter Marco. Marco le géant roux, Marco dont elle avait bien cru qu’il allait écraser la tête de ce pauvre Baggy sur une pierre, Marco qui était décidément un être des plus imprévisibles. Un peu trop imprévisible à son goût, pour tout dire.

« Marco ? » s’étonna Luz en le voyant se lever avant de se diriger d’un pas décidé –beaucoup trop décidé- vers le bar. « Marco ! » répéta-t-elle en se levant à la suite de Baggy, qui lui avait déjà bien compris quelle idée folle avait traversé la tête de leur camarade. Et avant même qu’elle ou le clown n’aient le temps d’intervenir, le pire était déjà arrivé. Comme dans un mauvais film, la messagère impuissante et horrifiée vit le poing massif de Marco fendre l’air et aller s’écraser sur le nez du malheureux tenancier, dont elle entendit l’arête se briser dans un craquement lugubre, avant de le voir décoller du sol pour aller voler sur le mur derrière lui. Avant qu’elle n’ait le temps de se remettre de sa surprise, le tenancier volait déjà par la porte, et Marco passait à la suite des évènements, malgré les véhémentes protestations du Baggy qui avait au moins l’air aussi désemparé qu’elle – mais nettement plus optimiste en ses capacités d’arrêter le roux dans son entreprise destructrice. Petit Jésus. Le rire tonitruant de Marco la fit sursauter, et elle se rendit compte par la même occasion qu’elle en avait oublié de respirer. Une blague. C’était ça, pas vrai ? Une blague ?

« Marco, ar… » Elle allait dire « arrête », mais l’allumette était déjà partie dire bonjour à l’alcool déversé sur le sol en grandes, très grandes quantités. L’embrasement fut immédiat, et la jeune femme dut lever un bras pour se protéger le visage de la chaleur dévorante des flammes qui léchaient le sol, le mur, et menaçaient dangereusement de les consumer avec le bâtiment. Oh bordel. Ce n’était définitivement pas ce qui était prévu. Et ça, Baggy semblait bien décidé à le faire comprendre à leur imprudent camarade.

*CRAC* « Bon sang ! » Luz sauta de côté juste à temps pour éviter une poutre brûlante qui venait de lâcher juste au-dessus de sa tête. « Marco, Baggy, il faut qu’on parte, MAINTENANT ! » s’écria-t-elle en s’agrippant à la manche de Marco… Juste avant que le clown ne se mette à pousser des cris de goret, le postérieur en feu, et à déguerpir sans demander son reste, sous les yeux ébahis des deux autres laissés sur place. Se retenant à grand peine de laisser échapper une exclamation de fureur, Luz serra les poings et les dents aussi fort qu’elle put, surtout ne pas s’énerver maintenant, surtout ne pas s’énerver maintenant – courir !

« On se tire ! » lâcha-t-elle la mâchoire toujours aussi crispée, avant de filer par l’ouverture faite par Marco – au moins avait-il eu cette lucidité dans son petit coup de folie. Non, clairement, ce genre d’incident n’était pas ce pour quoi elle avait signé ! Note pour plus tard, ne plus jamais s’allier avec deux zigs à dégaines de clown ou de guerrier ! Surtout si ce dernier était roux et parlait fort !

Au moins Luz avait-elle cet avantage pour elle : courir vite, très vite même. Rabattant sans capuche sur sa tête dans sa course, elle fila aussi vite qu’elle le put, jetant de temps à autre un coup d’œil derrière elle pour s’assurer que Marco suivait toujours. Dans le camp, la panique s’était propagée comme un feu de forêt en pleine sécheresse : très vite. Les gens couraient partout, se bousculaient les uns les autres, et Luz ne put compter que sur ses bons réflexes pour éviter tous ceux qui lui fonçaient dedans. Dans la panique, quelqu’un renversa des barrils vides montés les uns sur les autres : d’un bond agile, elle sauta par-dessus et poursuivit sa course sans ralentir en direction de la ruelle où elle avait vu Baggy disparaître. Il ne manquerait plus qu’il ne s’évapore, celui-là ! Sentant à peine le sol sous ses pieds, elle vira de bord et suivit la petite rue d’où soudainement toute la foule semblait s’être évaporée pour courir en direction de l’incendie dont elle sentait encore la chaleur et la puanteur. Vite, sortir d’ici avant que le feu ne les rattrape. L’espace d’un instant cependant, elle craignit d’avoir perdu Baggy de vue.

« Stupide clown ! » maugréa-t-elle en scrutant la poussière, espérant apercevoir son ridicule chapeau ou son nez rouge quelque part, avant que ses yeux ne se posent sur les murs du camp… Et une porte entr’ouverte ! « Par-là ! » lança-t-elle à Marco en se ruant vers la sortie, leur sortie ! Et pas de gardes ! Enfin ! Sans se soucier de savoir ce qu’il pouvait y avoir derrière la porte – elle voulait juste sortir d’ici, le plus vite possible et à tout prix ! – elle s’y faufila et, avant d’avoir eu le temps de dire ouf, se retrouva hors du camp. Elle ne s’arrêta de courir que quelques mètres plus loin, anxieuse de mettre le plus de distance possible entre elle et l’incendie. C’est qu’elle tenait à la vie, elle, et ne tenait pas à ce que son postérieur ne subisse le même sort que celui de Baggy. En parlant du loup, d’ailleurs…

« Ton plan ? Ton PLAN ? Ca faisait partie de ton plan, de te faire griller les fesses et de devoir filer en quatrième vitesse parce qu’on a foutu le feu dans un bar ? » remarqua-t-elle, la voix chargée d’une ironie bien plus lourde qu’elle. Tu parles d’un plan ! C’était un beau désastre, oui ! « Enfin, au moins on est sortis en un seul morceau, et personne n’a l’air de nous avoir suivi… » Desserrant son écharpe qui l’étranglait à moitié avec la chaleur infernale qu’ils venaient de quitter, elle fit quelques pas pour s’éloigner et se retourner pour contempler leur « œuvre ». « La prochaine fois que tu fais quelque chose comme ça Marco, je t’en supplie, préviens-nous. Qu’on ait au moins le temps de se préparer à décamper ! » soupira-t-elle. Elle n’était déjà pas sûre d’avoir le cœur le plus solide des sept mers, alors si on pouvait éviter de le lui malmener, elle en serait fichtrement reconnaissante.

Après quelques secondes, elle détacha son regard du camp et détailla le paysage autour d’elle, un petit bois dont elle apercevait l’orée à quelques mètres à peine. Laissant là ses deux camarades, elle décida d’aller jeter un œil, histoire de se repérer et décider de la marche à suivre pour la suite. Sortir du camp était déjà une première étape réussie, même si ça s’était fait non sans dommages, mais maintenant il fallait gagner la côte et trouver un bateau pour les emmener loin de cette île. Arrivée à la bordure du bois, entendant encore ses camardes se chamailler à quelques mètres, de là, elle tendit les bras et d’un bon s’agrippa à la première branche de l’arbre, sur laquelle elle se hissa d’une traction avant de répéter le processus jusqu’à monter en un clin d’œil jusqu’à la cime. De là, elle pouvait voir une épaisse fumée noire s’échapper du camp, de là où ils avaient mis le feu plus ou moins volontairement. Bon d’accord, c’était censé faire partie du plan, mais elle espérait quand même qu’ils n’allaient pas faire brûler tout le camp avec ces sottises. Tournant la tête, elle aperçut au loin un autre filet de fumée, plus épais et d’une couleur beaucoup moins définissable, s’échapper d’une haute cheminée reliée à ce qui ressemblait à une usine. La fumée douteuse semblait se dissoudre dans l’air avec le vent, et la jeune femme ne put réprimer un frisson. Quel genre de saleté était relâché dans l’air respirable de l’île ? Elle préférait encore ne pas y penser. Perchée sur sa branche, elle se pencha en avant pour apostropher ses acolytes :

« Marco, Baggy ! Il faut qu’on bouge avant que les gardes ne reviennent. Il y a une usine qui me paraît bien toxique par là-bas. Autant partir de l’autre côté, on devrait pouvoir gagner la côte assez facilement, en espérant que les Berryless nous évitent. » Jetant un dernier regard soucieux à l’usine, elle s’accrocha à nouveau à sa branche et se laissa dégringoler jusqu’en bas avec l’agilité d’un ouistiti. « Vous venez ? Mieux vaut ne pas traîner par ici, et… » elle s’interrompit, des voix encore faibles, mais bien présentes se faisant entendre de l’autre côté de la palissade. « … et si on reste dans le coin, j’ai bien peur qu’on ait de la compagnie. » acheva-t-elle un ton plus bas. Le trio le plus mal assorti de l'univers n'était pas sorti de l'auberge...
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Ven 19 Sep 2014 - 17:17

Le rouquin les avait bien entendus tenter de l'arrêter. C'était cependant peine perdu que d'essayer, il n'était pas franchement un homme enclin au pourparler, ces deux comparses provisoires auraient dù le comprendre, il n'était pas non plus le genre d'homme à tenter de convaincre par les mots parfois il fallait des actes pour faire bouger les choses. Les flammes qui commençaient à lécher le plancher à dévorer les murs et le comptoir fait de bois pourris étaient exactement ce qu'il fallait pour sortir de cette situation qui semblait geler. Quoi de mieux que les flammes pour faire fondre la glace entre la petiote et le clown ? Marco lui s'en moquait, s'il devait être comparé à quelque chose ça serait une feuille sur un cours d'eau, il se laissait porter et dériver pour parfois être retenu par-ci par-là. Les croquants du bar avaient eu tôt fait de prendre leurs jambes à leur cou pour fuir le danger. Marco les regardait ce ruée sur la porte dans un chaos sans nom. Ce fut rapidement qu'il fut tiré de ses observations pour se retrouver face à gros nez rouge. Une risible avant-garde à ce visage fulminant de clown, décidément, il y avait des choses qui n'étaient pas faites pour être associées. Pourtant, le clown alignait pour la première fois depuis leur rencontre le visage d'un pirate, d'un capitaine, un vrai dur à cuire fou de rage prête à lui faire payer ce qu'il considérait comme une bévue.

Le guerrier avait été saisi par l'encolure de sa cape avec force, ce poids léger en avait de la poigne, plus qu'il en aurait cru. Voilà pourquoi il aimait grand ligne, les pirates, tout ce qu'on pouvait y trouver. Chaque pierre qu'on soulevait pouvait receler un trésor de compétences voir même une montagne de talent. Baggy en montrait une parcelle, il émettait clairement des envies de meurtre à l'encontre du guerrier et une force intéressante. Marco aurait sans nul doute voler si l'avantage de sa taille ne c'était pas fait sentir. Il aurait bien répliqué, mais il en était conscient de sa connerie, leur premier coup serait donc offert s'il devait venir. Seul les quelques nuages de fumée recrachés par Marco ponctuaient les remontrances que lui lançait le clown pendu à lui. Une situation qui fit quelque peu pencher le roux vers l'avant et lui fit revoir son assise pour ne pas finir au sol, le bougre pesait son poids tout de même.


Il aurait bien répliqué une chose du genre, fous-moi la paix pour une fois au moins vous êtes tout deux d'accord. Il n'en eut pas le temps ! La réalité les avait rattrapées, tel une balle expulsée d'un fusil le clown l'avait lâcher pour décoller du sol les mains coller sur son postérieur. L'odeur de chair grillée qui se dégageait voulait tout dire. L'intervention de Luz rythmé par le plafond qui commençait à s'effondrer était la parole la plus sensée qui fut prononcée aujourd'hui, il fallait prendre la poudre d'escampette.

Le pirate n'avait pas attendu lui, il avait déjà filé, tous pour un et tous pour moi en quelque sorte. Luz n'avait pas tardé à le suivre et ce fut enfin le tour du géant. Après un regard en arrière pour vérifier que personne n'était encore dans le taudis, il s'engouffra dans la sortie de fortune. Trop étroite pour lui il dù jouée quelque peut des épaules pour s'extraire de la cangue de bois. Il en récolta de légers souvenirs qui avaient traversé sa cape et mordu sa chair, même arracher une grimace de douleur fugace. Une fois sorti, il put entrapercevoir le dos de la petiote disparaître dans cette épaisse fumée acre qui filait avec une agilité certaine, une vraie gazelle. Il lui fallait filer aussi !

* espérons que chaque vie présente entre ses murs s'en sorte *

Cette pensée traversa l'esprit du colosse alors qu'il parcourait ce qui avant était des rues de fortune, il n'était pas un destructeur dans l'âme et encore moins un assassin. Sa liberté valait beaucoup, mais en aucun cas, la vie de tierce personne. La chaleur était intense, Marco n'était pas habitué à pareille chaleur et guère à l'aise, la sueur perlait à grosse goutte sur son front et séchait tout aussi vite devant la puissance de flammes. Cela faisait déjà quelque minutes qu'il avait perdu de vue le reste du trio la vitesse n'était pas son violon d'Ingres. Au milieu de ce chaos il entendait le craquement du bois pliant sous la force de destruction de cet enfer, les voies des Berryless tentant d'endiguer le feu résonnait ça et là. Le bon vieux Fifty serait hors de lui en l'apprenant, la seule réjouissance dans tout ça. Le spitch du barbu lui serait sans nul doute parvenu et il ne pensera qu'à une chose après sa, le trouver, encore fallait-il s'en sortir. Le feu courrait et avait déjà bien raccourci sa cape et avais roussi le poil de lion entourant son cou, ne parlons pas de sa barbe qui avait dégagé une odeur de cochon grillé le temps qu'il étouffe les flammèches qui se rependait avec sa main libre. Il y avait même mis un peu trop d'entrain sa mâchoire en garderait sûrement des traces durant plusieurs jours.

L'arme d'acier du lancier elle aussi chauffait sa main lui disait, pourtant il l'a serra avec plus de forces aucun guerrier ne lâcherait son arme, il échappait pas à la règle, mais il lui fallait presser le pas. Entourant les reliques de sa cape autour de son cou en toussant comme un damné à cause de la fumée, il s'emmitouflant dedans en espérant filtrer l'air ambiant. Le salut se profilait à l'horizon, une poterne ouverte lui tendait les bras. Le lancier se rua dans l'encadrement sans omettre au passage de la bousculer et de rebondir dessus pour s'étaler au sol avant de roulé de tout son long pour finalement se stopper à peine quelque mètres plus loin. Les deux comparses étaient là se chicanant une fois de plus.

* On ne peut décidément pas aller contre sa nature ! *

Le géant se releva à moitié pour finir par s'asseoir en tailleur, déroulant lentement sa cape il finit par la détacher de ses épaules, la pauvre avait été amputer d'un bon quart de sa taille total, inutile de parler des trous qui la parsemait ici et là. Triste spectacle pour le roux qui déplorait intérieurement cette perte, les jours de pluie seraient bien plus froids désormais. Il prit aussi le temps d'inspecter sa lance qui bien que chatouillé par les flammes tout le long du chemin ne semblait pas en avoir souffert contrairement à sa jambe gauche et sa main droite. La main avait chauffé en enserrant la hampe d'acier brûlant, laissant par la même occasion de fin trait imprimé dans sa chair, sa jambe ou plutôt son mollet était moins toucher, ses poils avaient été brûlés par endroit mais guère plus, la chair n'avait pas été attaquée, ça ne l'handicaperai pas.

« Vous prévenir ?? J'aurai pu oui, mais vos bavardages incessants pour savoir qui aurait le dernier mot m'ennuyait profondément. On était dans la merde, il y avait des idées sur la table, mais on tournait en rond. On est dehors non, vous êtes en vie aussi et en forme à ce que j'entends. Le principal est là, on est sur Grand Line pas dans un coin tranquille oubliez un eu la forme et contentez-vous du résultat. Il me semble que vous étiez pressé. »

Des regrets ? Oui quelque uns, un camp entier y passait et il craignait qu'il y est des victimes, bien que ce soit pour la plupart des contrevenants et qu'on ne lui en tiendrait pas rigueur. Marco ne pouvait qu'espérer qu'il n'aurait rien de plus grave que des blessés, mais aucune pour son initiative directe. Après avoir finit de s'inspecter, il fouilla dans les poches intérieures de sa cape qui avait survécu à sa cavalcade. Un peu de nourritures perdues, son tabac aussi avait été tronqué de moitié, il finit par extraire une bourse en tissu de couleur ivoire, délaver, rapiécer, elle avait vécu et ne semblait pas avoir de trop souffert. Tenu par les cordons enroulés autour des doigts du géant, elle émit un léger tintement cristallin quand il la secoua. Quelque seconde plus tard, la brunette au sang chaud était de retour avec quelques informations de première fraîcheur et proposait une suite à leur programme.

« Hummm pour me faire pardonner, je me contenterai d'un simple avis que je devrais taire. J'adorerai me ruer vers un quelconque embarcadère, navire, point de fuite. Les combats seraient au rendez-vous, car ce sont les premiers endroits où l'on nous chercherait ! On enfin non, J'AI fait cramer un camp complet espérer pas qu'ont nous lâche la grappe comme ça. Vaut mieux se terrer au moins jusqu'à demain que ça se tasse. Je préconiserais d'aller vers l'usine dont tu parles ! C'est glauque, repoussant, bref tout ce qu'il faut pour ce dire qu'on n'irait jamais là-bas. »

Il était rare pour le roux d'accepter d'aller ailleurs que là où sont instinct de guerrier lui hurlait d'aller. Il leur faisait une fleur cependant, inutile de s'égarer quand on a un but précis, la prudence ne pouvait pas faire de mal, même si à ses yeux, c'était secondaire. Le barbu roula rapidement les restes de sa cape avant de la glisser dans sa ceinture.

« La petiote à raison, sauf si vous avez des pulsions pour la bataille qui monte, il est temps de bouger. Je suivrais et fermerais la marche pour s'assurer que personne nous cours après. Je ne suis pas le genre d'homme qui n'assume pas ses conneries. »
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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Dim 21 Sep 2014 - 22:40

~~° PNJ: Pimp Huggy & Foxx °~~


Enfin, la chance souriait de nouveau au plus pimp des Bangers. Il avait bien cru que Lady Luck l'avait définitivement laissé tomber, quand ces imbéciles du camp l'avaient jeté en prison, prétextant qu'il jouait avec le feu et allait provoquer encore plus de problèmes... Et là, ces crétins prenaient de plein fouet la monnaie de leur pièce parce que quelqu'un avait vraiment joué avec du feu. Qui qu'il soit, Huggy l'embrasserait... peut-être. Après tout, ce n'était pas tout le monde qui était digne d'un baiser du mac parmi les macs. Profitant de la cohue qui régnait dans le camp, Foxx juché sur ses épaules et faisant de son mieux pour garder le silence, le Banger au chapeau se glissa hors de l'espace de confinement, profitant des grilles ouvertes par l'un des gardes pour éviter que les prisonniers ne brûlent au cas où le feu atteigne l'endroit avant de pouvoir être stoppé. Et il était probable que cet incendie ne soit pas stoppé de si tôt, vu les moyens rudimentaires dont disposaient les Berryless... Ah, s'ils avaient écouté Huggy! Mais c'était trop tard, désormais. Le Pimp avait de nouvelles cartes en main, et il comptait bien se servir de toutes.

Aussi agile qu'un fauve traçant sa proie, le costumé évita sans peine les gens qui couraient partout. Il aurait tout aussi bien pu se déplacer en rappant, remarquez, puisque les Bangers d'ici avaient d'autres préoccupations plus brûlantes, et ne prêtaient aucune attention à Huggy. L'ancien sous-chef de l' usine sortit rapidement du camp, et mit les voiles en direction de la forêt, suivant les indications de Foxx. Ce renard avait des talents bien particuliers, qu'il ne dévoilait pleinement qu'en coopérant avec le Banger chapeauté. Alors oui, il y avait parfois mésentente, mais homme et bête s'entendaient harmonieusement quand il s'agissait de conclure les affaires, le pimp étant aussi rusé que l'animal lové autour de son cou. Il fallait qu'il retourne à l'usine. Trop de choses étaient en jeu. Et trop d'argent, aussi. Et l'argent, c'était l'une des passions du Banger en costume.

Connaissant le trajet comme sa poche, l'homme progressait rapidement, esquivant sans peine les racines traîtresses et ne faisant que peu de cas de l'obscurité amplifiée par la densité du feuillage et par l'air rance qui venait griffer gorge et poumons. Il n'avait jamais été une petite nature, et s'il avait survécu jusque là, ce n'était pas pour succomber à de simples émanations. Et, alors qu'il progressait tranquillement, il tomba sur trois drôles de gusses, certainement pas d'ici. Le malin Huggy n'eut aucun mal à deviner qu'ils étaient les responsables de l'incendie du camp, et il haussa un sourcil: la seule qui méritait un bisou était la fille. Quoi qu'un peu maigrichonne. Pour les deux autres... Tant pis. Il voulait les observer un moment avant d'agir, mais Foxx le devança:


- REGARDE HUGGY! TU CROIS QUE C'EST EUX QUI ONT MIS LE FEU? TU DEVAIS PAS LEUR FAIRE UN BISOU?
- Rah, pour l'amour de dieu, je t'ai déjà dit de parler moins fort, Foxx! Enfin bon, perdu pour perdu...

Le Pimp sortit du fourré qui lui servait de cachette avant que son renard ne beugle, et présenta ses mains pour signifier qu'il n'avait pas d'arme. Puis, les croisant appuyées sur sa canne, il s'adressa au trio d'inconnus:

- Bien le bonsoir, étrangers. Je suis Pimp Huggy, et j'ai de bons tuyaux. Je...
- ET MOI C'EST FOXX! POURQUOI TU NE ME PRÉSENTES JAMAIS?
- Je t'ai déjà dit de parler moins fort, FOXX!
- ET QUI PARLE FORT LAAAAAA, ESPECE DE VIEUX GARS?
- C'EST TOI QUI A COMMENCÉ, ET.... Anyway, passons à la suite. Vous trois. Gros pif. Gros tout court. Fillette maigrichonne. J'ai besoin de votre aide. Je vous engage, et vous ne pouvez pas refuser, puisque vous n'êtes pas des Bangers et que vous êtes sur Bangarang. J'ai raison, vous avez tort, je suis votre supérieur. Si vous me servez bien, je vous récompenserai.

Et Pimp Huggy tapota le sol de sa canne, comme pour signifier qu'il leur accordait un droit de réponse, si léger soit-il.

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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Mer 24 Sep 2014 - 23:27

Cette nuit n'en finissait pas ! Depuis que j'avais posé pieds sur cette île, j'avais accumulé que des ennuies. J'espérais sincèrement que l'aube proche se révélerait plus clémente. Tandis que je maudissais en silence la poisse qui m'avait coûté de finir échouer sur cette île, d'avoir été capturé dans un sac et de m'être fait rôtir la couenne, Marco tenta de justifier ses conneries. Explications que je n'écoutais que d'une oreille, me contentant d'un regard méprisant dans sa direction, comme toute réponse à ses divagations. Pendant ce temps, la petite Luz avait décidé de jouer les singes en escaladant un arbre. C'était pas une mauvaise idée, mais ce genre de tache, c'était vraiment digne de la piétailles. J'envoyais toujours mes hommes de main pour exécuter ce genre de basses besognes. Mais je devais bien avouer que cette mission de reconnaissance collait bien à la petite demoiselle. Elle avait la tête de l'emploi. Une belle tête de subalterne, en somme ! Lorsqu'elle redescendit de son arbre, la fillette nous fit part de sa découverte. Apparemment, il y avait une usine vers le nord de notre position. Et dans sa toute grande sagesse, Luz préconisait de s'en éloigner le plus possible, cela afin d'éviter des désagréments liaient à la pollution. Moi ce n'était pas la pollution que je craignais mais les gardes qui devaient protéger ce complexe. Car fallait pas être médium pour deviner que cette usine appartenait au Berryless et on n'était pas vraiment en bon terme avec ces gus. Il devait surement s'agir d'une fabrique d'armes ou d'explosifs quelconques, c'était bien le genre de la maison. Alors quand l'autre brute de Marco proposa, au contraire, de se rendre dans l'antre du loup, mon sang ne fit qu'un tour. Il était vraiment inconscient celui là !! On lui indiquait un danger et la première chose à laquelle il pensait, c'était de s'y jeter tête baisée...

-"Marco ! Teme !! Tu trouves pas que tu en as déjà fait assez ?! Tu as les neurones qui ont grillé dans l'incendie ou quoi ?!! On t'indique un endroit dangereux et toi, ta première réaction c'est d'y foncer tête la première ?" M'agaçais-je sans détour.

Je fixais l'impudent d'un regard noir, mon fascié s'en retrouvait tout fripé. Je sais pas ce qui m’empêchait de lui envoyer mon poing dans la tronche pour lui remettre les idées en place... La peur de m'en prendre une en retour peut-être ? Je croisais les bras, m'obstinant dans mon refus catégorique de suivre le rouquin dans sa folle aventure.

-"Hors de question que je te suive ! Je suis le plus apte à diriger ici !" Clamais-je avec une arrogance et une certitude absolu. Avant de rajouter un "Dit-lui, Luz, que tu préfères me suivre." du plus belle aloi.

Mon sourire de fier paon qui suivit ma déclaration, clouait définitivement ma certitude d'être le plus amène à commander. Je m'apprêtais à balancer quelques insultes cinglantes au géant Bosco, mais je fus couper dans mon élan par un événement inattendu. Un voix criarde et stridente s'éleva d'un buisson sur ma droite. Je sursautais, prit de court, tournant vivement mon visage déconfit vers la source du bruit. Et là, surprise ! Un grand black élégamment vêtu s'invita parmi nous. Mais le plus surprenant, c'était bien ce renard en guise d'écharpe, qui parlait aussi bien que Marco ou Luz. Pas aussi bien que moi et ma verve légendaire, certes, mais tout de même ! Je fixais d'un air incrédule les deux nouveaux venus. J'étais tellement retourné par ce renard hors du commun, que ma bouche s'ouvrit en grand et une goutte vint se suspendre à mon nez tandis qu'un ronflement sonore dégageait mon pif en pleine émoi. Bref une réaction 100% Baggy ! Le duo se présenta d'une manière des plus cocasse. Le gars s’appelait Pimp Huggy et son écharpe vivante : Foxx. Ils étaient un peu allumés ces deux là. Et pour qu'un type déluré comme moi en vienne à une telle conclusion en rencontrant quelqu'un, c'était vraiment que la loufoquerie du concerné dépassait l'entendement. Mais la suite dérapa complétement. Sans crier gare, l'étranger réveilla la bête en osant m'appeler "gros pif". Mon faciès se déforma, la rage et la colère creusant de vilaines rides sur ma face devenue extrêmement rouge, à l'instar de mon nez. Je brandis un doigt accusateur vers le fou, condamnant cette enflure par ce simple geste. Mon regard assassin le lorgnait férocement, via mes yeux rougis par l'explosion de mes vaisseaux sanguins de mes globes oculaires.

-"Qui as-tu appelé GROS PIF, espère d'ordure ?? Tu vas mourir en beauté !!" Hurlais-je rageusement.

Ok, l’énergumène avait mentionné une récompense si on l'aidait et dieu sait à quel point j'aime les récompense en bel or, mais mes nerfs ne pouvaient encaisser un "gros pif" sans partir au quart de tour ! Je dégainais mon pistolet accrochait à ma ceinture et je ciblais le crane de cet empaffé, que je souhaitais plus que tout faire exploser.

-"CRÈVE !!"

J’appuyais sur la détente sans aucune hésitation... Et... Bam !! Échec critique ! Le coup ne parti pas. Mes mirettes enfiévrés par l'agitation, lorgnèrent mon arme pour l'analyser entre deux jurons maudissant la fiabilité des armes à feu. Apparemment, lors de l'incendie, une flamme avait léché le canon un peu trop sérieusement, dilatant le métal sous l'action de la chaleur. Il était devenu inutilisable. Je balançais le revolver par terre pour ensuite sauter à pieds joint dessus en grommelant des propos incompréhensibles. Je passais ma colère sur ce pauvre flingue qui m'avait fait faux-bond. Après deux minutes de démence loufoque exprimait par des petits bonds rageurs, je fini par me calmer. L'appel du gain avait reprit ses droits dans mon esprit convoiteux.

-"Tu as parlé d'une récompense ?" Demandais-je de but en blanc, comme si ma crise n'avait jamais eu lieu.

J'avais une faculté de déni impressionnante parfois. Surtout quand il s'agissait d'amasser un trésor ou deux.

-"Si la récompense en vaux la peine, je veux bien t'aider, guignol ! Mais surveille ton langage quand tu t'adresses à moi ! J'ai quelques poignards qui meurent d'envie de s'abreuver de ton sang..." Le menaçais-je en dégainant un des dit couteaux pour jongler habillement avec. Le tout avec une belle tête de psychopathe !

-"Expose-nous ton idée, mais soit bref !" Lui concédais-je enfin.

Il y a peu, j'avais catégoriquement refusé de suivre Marco à l'usine. Et là un parfait étranger me proposait le même plan et j'acceptais... C'est fou comme l’appât du gain vous change un homme ! Je ne m'étais même pas concerté avec mes collègues pour connaitre leurs avis à ce sujet, mais qu'importe. L'or est toujours la meilleure des motivations, pour moi, comme pour mes deux compères, n'est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Mar 30 Sep 2014 - 0:45

Partir. Partir loin, et surtout très vite. Luz n’écoutait plus que d’une oreille les remontrances de Marco qui visiblement avait un peu de mal à supporter avec sérénité les relations quelques peu tendues entre le clown et la messagère, mais cette dernière avait décidé de ne plus y prêter attention – à Baggy comme aux remontrances, d’ailleurs. Son seul souhait était de quitter cette île du diable, et pour ça, le meilleur moyen semblait être ce qui constituait sa spécialité depuis deux ans : se faire toute petite et se laisser porter par le flot en évitant les obstacles. Oui, si elle arrêtait de se disputer avec Baggy et laissait Marco gérer ça, elle pourrait rester tranquillement en arrière et assurer sa propre sécurité. Et au besoin, disparaître dans la nature et continuer seule son bout de chemin. Après tout, elle ne connaissait ces deux-là que depuis une heure, et pour l’instant, ils lui avaient surtout apporté des ennuis. Et un ticket de sortie hors du camp il est vrai, mais quelque chose lui disait qu’il s’agissait là d’un bon coup de chance, aussi. Quelque peu en retrait, la brunette observait ses deux nouveaux camarades débattre activement, sentant l’hésitation la gagner. Mauvais ça. Elle n’avait jamais été du genre à hésiter face à une situation, et surtout, elle avait bien compris que sur Grand Line et dans la peau d’une hors-la-loi, hésiter pouvait rapidement se montrer fatal.

Et puis Marco, dans un nouvel accès d’une logique que Luz n’était pas certaine de comprendre, suggéra d’aller visiter l’usine. La jeune fille sentit son estomac se retourner à cette idée. Aller dans cette usine à poison ? Il voulait leur mort ou quoi ? Dieu merci, par un miracle du ciel, Baggy abonda une nouvelle fois en son sens : aller dans cette usine était une idée désastreuse. Elle ignorait si le fait que ce clown était d’accord avec elle était quelque chose de positif, mais pour l’heure, elle avait d’autres soucis en tête que le côté insupportable de ce clown nasillard, criard et tyrannique. Qui pensait qu’elle lui obéirait bien gentiment. Par la barbe de son grand-père, dès qu’ils étaient sortis de cette île, elle lui encastrerait la tête dans un mât de misaine, elle s’en faisait la promesse.

« Je n’ai aucune envie de LE suivre en particulier, mais je suis d’accord, cette usine est sûrement encore moins sûr que les abords du camp. Essayons de gagner le port, ce sera toujours ça de pris, mais ne restons pas là ! » s’impatienta-t-elle en faisant volte-face… mais visiblement trop tard. Alors qu’elle essayait désespérément d’entraîner ses compagnons vers la côte, un craquement dans les feuilles se fit entendre, et une voix particulièrement stridente et bruyante résonna dans les arbres. Mais plus que la voix, c’était les propos qui avaient fait blêmir la jeune femme. Flûte. Déjà repérés. Obéissant à ce qu’il lui restait d’instinct de survie, elle se retrancha derrière Baggy et Marco – quitte à ce que quelqu’un se prenne une beigne ou un « bisou », autant que ce soit eux, ils étaient plus solides – une main sur un sabre, prête à le sortir au moindre mouvement suspect. Mais le drôle de gus qui sortit des buissons n’avait pas grand-chose d’effrayant.

« Qu’est-ce que c’est encore que ce délire ? » soupira-t-elle en se détendant légèrement, mais sans baisser la garde. On ne savait jamais, sur cette île. Et puis, ce renard criard était aussi sacrément louche. Perplexe, elle observa les deux nouveaux venus se disputer, essayant de comprendre à qui ils avaient affaire. Pimp Huggy, hein ? Le nom lui disait quelque chose. Possible que quelqu’un ait mentionné le nom durant ces deux dernières semaines – oui maintenant qu’elle y pensait, elle se souvenait vaguement d’un type un peu louche du nom de Sratk… Strask… Starsky ? Qui lui avait dressé une liste plus ou moins exhaustive et plus ou moins fiable des gens louches et moins louches du coin. Pimp Huggy avait été mentionné dans la conversation, mais Star-truc s’était effondré ivre mort avant d’avoir eu l’occasion de lui dire ce que ce Pimp Huggy faisait dans la vie exactement, à part avoir des bons tuyaux. Bref, si elle connaissait le nom, il lui était parfaitement inutile. Fabuleux. Bravo pour le travail de recherche, Misson.

« Bon sang Baggy, tais-toi un peu et écoute ce qu’il a à dire ! » finit par lâcher Luz après avoir atteint les limites de sa patience bien entamée face au clown qui prenait la mouche dès qu’on parlait de son nez et avait donné une nouvelle démonstration de ses talents de ridicule.

Dieu merci, l’amour-propre du pirate n’avait d’égale que sa cupidité, et rapidement la perspective d’une récompense avait pris le dessus sur son animosité envers le nouvel arrivant. Et Luz devait bien l’avouer, elle était intriguée, elle aussi. Même si quelque chose lui disait qu’aider ce type là allait encore les embarquer dans des ennuis plus gros qu’eux et qu’ils feraient mieux de refuser. Oui, c’est ça, elle ne sentait pas cette île, elle ne sentait pas ce type, et elle n’était pas sûre d’avoir envie de s’éterniser ici pour une hypothétique récompense.

C’était évidemment sans compter Baggy.

« N’accepte pas aussi vite l’offre d’un type aussi louche ! » s’emporta-t-elle en perdant une nouvelle fois son sang-froid, chose qui avait l’air d’arriver bien trop souvent sur cette maudite île. « Je croyais qu’on devait quitter cet endroit au plus vite ! Je te rappelle qu’on nous cherche encore pour l’incendie qu’on vient de causer ! »

Non, vraiment, il valait sûrement mieux qu’elle se tire d’ici, et vite. Mais pourquoi ne le faisait-elle pas ? Pourquoi n’avait-elle pas déjà disparu, comme elle savait si bien le faire d’habitude ? Ce n’était pas comme si elle abandonnait des amis, après tout ! Ils feraient sûrement la même chose s’ils n’étaient pas de pareilles têtes brûlées et avaient un minimum de sens commun ! Effarée, Luz regardait Marco, puis Baggy, puis Marco, puis Baggy… Une petite voix paniquée dans un recoin de son cerveau lui hurlait COURS idiote, fuis tant que tu le peux, fuis loin de ces deux mabouls ! Quitte à crever sur cette île, autant que ce soit en suivant ton propre plan stupide plutôt que le leur ! Mais elle avait beau savoir quelle décision la sagesse lui recommandait, elle savait aussi que seule, elle n’irait sûrement pas bien loin sur cette île. La fumée empoisonnée lui encrassait de plus en plus l’organisme, seule elle finirait sûrement par mourir intoxiquée d’ici quelques jours… avec eux, elle pourrait soit trouver un antidote, soit mourir d’une mort qu’elle espérait rapide. Entre la peste et le choléra…

Finalement, alors que Marco et Baggy débattaient, Luz jeta l’éponge.

« Oh et puis zut, faites ce que vous voulez ! » s’exclama-t-elle en croisant les bras d’un air exaspéré. « Si vous voulez qu’on aille plonger la tête la première dans les ennuis, bien ! Je vous suis ! Mais vous ne viendrez pas pleurer après ! Marco, c’est toi qui as le dernier mot. Si tu fais confiance à ce Huggy, je viens avec vous. »

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MessageSujet: Re: Air et mer pollués   Jeu 2 Oct 2014 - 20:49

Houla le gros pif commençait à faire monter la moutarde au nez du barbu. Marco était une bonne patte en général, mais il ne fallait pas trop tirer sur la corde non plus. Il leur laissait le choix du lieu, se contentait d'un avis personnel et l'autre trouvait encore à critiquer. Il aurait peut dû mettre à exécution sa dernière idée et lui distribué quelque droite pour le balancer au premier marines qu'il aurait croisé et voir ce que ça lui aurait apporté. Le clown lui fait hériter le poil au sens littéralement du terme avec ses airs de conquérant revenu de toutes les guerres. C'était risible quand on se rappelait sa manière de détaler. Le semblant de cohésion de groupe à maintenir était l'unique chose qui retenait le guerrier de répondre à son envie de faire partir son bras. Ils devaient foutre le camp et à trois les chances étaient plus hautes qu'à deux. Un très long soupir siffla d'entre les lèvres du colosse note d'exaspération, suivit d'une longue inspiration pour tenter de se calmer.

* Allez Marco tache de rester calme, il sera toujours temps de régler la note plus tard quand tu seras loin de ce sac de nœuds.*

Luz bien qu'un peu pressante pour partir ne prenait visiblement partit que pour le clown, pourquoi pas après tout que la petite tribu file au port. Marco s'en moquait autant que de sa première paire de sandale, il les avait prévenus, si cela venait à dégénérer au moins il serait comme un coq en pâte tant pis ! Il avait encore tellement de choses à apprendre, la naïveté de la jeunesse en somme. Le guerrier n'était peut-être pas un grand criminel avec ça tète placardé sur des murs quelconques, mais il avait suffisamment traîné ses guêtres sur cette mer et sur différente île pour savoir comment ça fonctionnait. Des échauffourées, il en avait traversé plus qu'il pourrait en compter, à chaque fois qu'il, c'était pointer au port ensuite pour mettre les voiles, c'était reparti de plus belle. Le rouquin n'eut cependant pas le temps de donner son avis un autre zouave avait fait son apparition.

Il détonait sérieusement dans le paysage outre le fait qu'il avait une écharpe en renard, bestiole qui hormis le fait qu'elle n'était pas morte causait le plus surprenant était plutôt le look du bonhomme, costard blanc rutilant, bizarre dans un tel environnement. Limite avait-il plus confiance dans le pirate exaspérant qu'en ce bonhomme ! Malgré son immense charisme et son leadership sans égal que Baggy ne possédait absolument pas le voilà reparti dans une de ces crises de démence à cause de son nez, triste spectacle qu'il leur fut offert, c'était à se demander si son instinct lui avait fait défaut qu'est-ce qui avait pu l'attirer de primes abords chez le petiot. Il n'était pas un faux clown pirate en faite, mais bien un vrai clown jouant le rôle d'un pirate. La scène eue au moins l'avantage de le faire sourire.

« Hé dis donc toi, tu vendrais ton honneur pour quatre Berrys non ? Sérieusement, un type débarque te propose une hypothétique récompense et tu t'assois sur tes principes, quel chef ... S'il te paye en haricots à la fin, tu fais quoi ? »

Oui, tiens des haricots ça lui conviendrait à lui, quelque repas d'avance ne lui ferait pas de mal, mais la trombine qu'il affichait était telle qu'il ne lui aurait pas confié sa bourse. Enfin la petiote, quant à elle, trépignait sur place et désespérait, la décision final lui revenait ! On pouvait dire qu'elle ne se mouillait pas dans cette histoire même si elle flairait les ennuis elle voulait pas en prendre la responsabilité. Elle devrait apprendre à être moins effacer et vivre sa vie comme un rush, on a jamais de seconds tours.

« Non mais sérieusement même moi, je ne pourrais pas lui faire confiance, regarde ses yeux de fouine, il débarque comme une fleur en plein bourbier avec sa dégaine de col blanc, nous prends de haut et vomis des ordres. En d'autres lieux et d'autres circonstances, j'aurai tourné les talons, car rien ne m'intéresse en lui, mais voilà suivons le, on pourra toujours l'écouter et avisé ensuite, on a suffisamment traîné, je pense. »

Mettant son arme à l'épaule, il fit un signe poli de sa main libre pour inviter le groupe à partir, il fallait rester mobile pour l'instant et si ce qui suivrait ne résonnait pas le mieux du monde à ses oreilles, il aviserait entre apprendre l'humilité et l'effacer de sa mémoire après l'avoir laisser seul avec ses airs de grandeur. En attendant que tout le monde bouge, il prit quand même la peine de s'adresser à l'autre type en costard.

« Toi qui est si beau et propre
Ne pense qu'on est des malpropre
Si il y faut t'accompagner
Tu passe en premier

Je t'offrirai pas mon dos
Je suis loin du guignolo
Si tu veux nous embobiner
tu sauras que je fait pas que rimer »

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Air et mer pollués

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