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 On se prélasse ou on fait main basse ? [Mr. Bloodh + qui veut est le bienvenue]

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Marcellus Gangi
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Masculin « Messages : 168

» Niveau : 12
» Surnom : Gaoh - Mr.Pantalon
» Rôle / Grade : Pirate - Cuistot de fortune - Sans Pantalon
» Prime : 8.000.000 Berries

MessageSujet: On se prélasse ou on fait main basse ? [Mr. Bloodh + qui veut est le bienvenue]   Lun 17 Mar 2014 - 17:42

La lumière reflétée sur les brumes matinales donnait un aspect fantastique à l’étendue de bois pourtant habituellement si morne. Le port était baigné des chauds rayons du soleil matinal. La mer était calme dans la baie et elle envoyait ses vaguelettes se briser contre la paroi de pierre attenante aux quais. Cependant, cette quiétude naturelle contrastait avec toute l'énergie humaine déployée le long de la côte. Le jour n’était pas encore tout à fait levé, et les hommes s’affairaient déjà, profitant de la fraicheur et du calme du début de journée. l'endroit fourmillait d'activité; les marins transportaient leur cargaison, les marchands préparaient leurs étals et quelques enfants courraient et jouaient à incarner soldats et pirates. Les docks étaient bordés de grands vaisseaux qui rivalisaient entre eux par leurs formes et leur taille. Cette fois, il n’y avait nullement eu besoin de menaces ou d’ordres, et leurs yeux brillaient d’un éclat avide et bizarrement enfantin. Marcellus eut un rictus à l’idée de cette comparaison. Pour détruire un homme fait, donnez-lui ce qu’il désire… Et l’or ne faisait pas exception. Car c’est ce qu’ils cherchaient avec tant d’acharnement, ce qu’ils espéraient bien voir à la fin de la journée. Au coin d'une taverne, un attroupement s'était formé autour d'une jeune fille. Elle n'avait que seize ans, mais elle attisait l'envie de bien des hommes et sa beauté avait d'ailleurs déjà fait bien des jaloux. Les marins sifflaient et essayaient de la séduire. Elle jouait le jeu et leur répondait avec des clins d’œil charmeurs de ses yeux de biche couleur émeraude et leur envoyait des sourires enfantins.

À l'ombre d'un arbre, un homme d'une soixantaine d'années fixait la mer d'un regard vague. Il était grand, athlétique et tout de bleu vêtu. Il semblait réfléchir, perdu dans ses pensées, mais on ne pouvait dire s'il guettait quelque chose au loin. Ce qui semblait animer encore davantage le port et qui piquait la curiosité des gens était les échos des dernières rumeurs. On racontait qu'un capitaine était en train de recruter un équipage. Un mystérieux personnage qui, semblait-il, était venu de si loin que les terres n'avaient pas de nom. On disait aussi que ce capitaine voulait repartir dans un grand périple, à la recherche de quelque chose d'important et de précieux... Seuls les sourds n’étaient pas au courant. Par conséquent, les ouï-dire arrivèrent rapidement aux oreilles du forban. Lorsqu’il entendit la rumeur, il était étendu sur le sable chaud de la plage à regarder le vaste étendu d’eau devant lui… En tout cas, c’est ce qu’il aurait dit si on lui avait demandé, mais on sait tous qu’il admirait plutôt le spectacle de la jolie jeune fille qui se baignait. Alors qu’il contemplait les courbes de la demoiselle, une autre femme vint le troubler avec les paroles qu’elle gueulait à la baigneuse. Foutue gueunon, son spectacle se rhabillait et quittait la plage. Bon, visiblement s'il fallait bouger son cul aujourd'hui, c'était indubitablement à la taverne, tenue par cette vieille folle. Rendu, il poussa bruyamment la porte et se plia en deux pour reprendre son souffle. Ayant couru depuis la plage, cette exercice physique l’avait épuisé. Après avoir retrouvé une respiration normale, il chercha du regard ce célèbre pirate.

Ce matin là, l’endroit était bondé. Et aussi bruyant que d’habitude. La migraine de la veille de Gaoh ne trouverait certainement pas de repos ici… Son regard impassible fit le tour de la salle, passant sans tarder sur les pirates qui buvaient et les femmes qui faisaient valoir leurs charmes entre les tables. Hum, même ceux qu’on appelait capitaines ne semblaient pas l’être en vérité. Le problème, quand on est forban c’était qu’on avait toutes les connaissances théoriques qu’un commandant se devait d’avoir. On savait même, a priori, faire tout ce qu’un matelot pouvait faire, sur un navire. Seulement, on en devenait dès lors horriblement sélectif. Et si, de plus, on se voyait attribuer un tempérament comme celui de Marcellus Gangi, eh bien trouver fourreau à son sabre devenait une affaire bien peu aisée. Il n’était pas n’importe qui, après tout, il refusait donc de servir sous les ordres d’un bête ivrogne qui ne manquerait pas de déprécier sa juste valeur. C’est alors que ses yeux accrochèrent une silhouette plus sobre que les autres. Un homme jeune, sans doute, quoique légèrement vieilli par le bandeau sur son œil. De plus, il était l’unique client de la taverne à être assis sans compagnons aucuns… Eh bien, mon gars, on ne reste jamais seul trop longtemps, dans un endroit de ce genre… Passant récupérer une chope du meilleur rhum de la vieille morue, au comptoir, Mr.Pantalon se dirigea ensuite vers l’homme qui avait attiré son attention et, sans un mot, s’installa à ses côtés, comme le vieux comparse qu’il n’était somme toute pas. Sourire aimable, destiné à une jeune femme qui le fixait avec insistance et qui lui semblait horriblement familière sans pour autant qu’il puisse mettre un nom sur son visage, faut dire que faire un tour dans la maison close de l'archipel après être bien beurré, ça aide pas. S'adressant finalement à l'homme :

« Hey c'toi l'capitaine dont tout l'monde parle ? »

L'énergumène acquiesça d'un hochement de tête. Bizarre, il avait pas l'étoffe de la rumeur. Grommelant dans son bouc, Marcellus rota un coup envers l'homme. S'il était si célèbre, ou non, tout homme devrait avoir du cran pour pas se laisser faire. L'homme continua à boire son verre. Ah c'était donc comme ça, aucune considération ? Est-il si fort que ça ? Ou il n'avait rien dans le froc. Dans les deux cas, le maître coq vit rouge, et dans un mouvement ample, empoigna sa tête et lui enfonça la tête dans la table d'un coup sec.

« EH ! C'QUOI CETTE ECREVISSE DE REMPART ?! C'est ça l'fameux captaine dont tout l'monde parle ? GRYAHAHAHA ! Il vaut pas une rondelle de tortue. »

Et effectivement, le pauvre type était ko. Et quand il cessa de rire aussi brutalement pour poser un regard fou sur quelqu’un. Il s'aperçut qu'un autre mec, avec beaucoup plus de prestance le fixait. Un regard fou… C’est exactement ce regard là qu’on venait de jeter sur ce bon vieux Marcellus. Ce dernier avait son visage figé, la bouche entrouverte ruisselante d’alcool, la barbe humide… L'autre, un regard plein de flamme, brillant d’une folie difficilement dissimulable… Un regard de démon en quête de massacre… La tension monta d’un cran, les matelots qui accompagnaient le type, regardaient déjà autours d’eux en portant la main à leurs armes tandis que d’autres se préparaient déjà à bondir sur le Capitaine pour le retenir dans sa fureur. Donc, il s'était trompé. Le paysan de rivière qu'il avait écrasait sur la table, était p'tet un de ces gars rêvant d'être un homme ; et le vrai pirate dont tout le monde parlait, ça devait être lui à n'en point douter. Mais contre toute attente, au lieu de bondir hors de la table, Marcellus éclata d’un rire gras, tonitruant dans le silence, avant de frapper un grand coup du plat de sa main dans le dos de cette pauvre victime déjà sonné.

« Alors c'toi l'fameux eeh ?! GRYAHAHAHA ! »

En guise de réponse, un bref doigt d'honneur. Voilà ! Là c'est mieux, ce guss là en avait dans l'futal. Nul doute qu'il devait avoir une certaine réputation, ça se sentait. Mais, il en fallait plus à notre flibustier. Tout dans la rencontre de boucaniers étaient une question d'égo et de jeux subtils -ou non- pour faire ressentir aux autres qui était le dominant. Un peu comme une de ces meutes de loups, avec un alpha et le reste de la troupe. Marcellus cherchait à rejoindre un équipage, mais il voulait le gratin de la mer, son choix le pousserait à rejoindre le cercle du futur Roi des Pirates. Il se l'était promis. Le reste ne l'intéressait pas. Il se redressa un peu plus si c’était possible, affichant ces trois mètres de hauteur, gonflant le torse comme un coq de basse cour avant d’engloutir une rasade de sa boisson et de jeter sa chope à travers la salle. Le briscard qu'il est, éclata de son rire si particulier, un rire gras et puissant qui partait de quelque part entre les tripes, l’estomac et ses énormes poumons tout en ramassant un peu de mucus pour s’alourdir un peu plus avant de sortir.

« Qu'est-c'qu'ça eh ? M'faudra plus qu'ton doigt en guise d'affirmation. »

Il se leva d'un bond, empoignant d'une main puissante la lourde table de chêne devant lui. Déployant une force que tous le monde lui imaginait, il souleva d'une main le meuble massif et tous ce qu'il contenait pour le renverser, les pieds vers le plafond et la vaisselle complètement répandue et détruite par terre.

« Allez mon gars, viens ! Mont' moi si t'en as ! »

Boum... Paf... Bim... Boum Boum... Après quelques minutes, peut-être plus. Personne serait vraiment le dire, c'était le quotidien de toute façon. Vous savez, le fameux : Un ivrogne en tabassait un autre. Une femme en invectivait une autre. Une bouteille en suivait une autre, et une autre après elle... La bagarre standard dans cette ère de piraterie. Marcellus était là, toujours debout, l'futal autour du cou d'un matelot, drôle de spectacle, étrangler quelqu'un avec un pantalon. Enfin, il semblait aller bien, juste dans les vapes. Les mains rouges de sang. Il gratta maniaquement des poux imaginaires sous son bandeau de et replaça une de ses chevalières qui avait sans doute glissée sous le choque des droites qu'il avait infligées à ces naufrageurs. Empoignant la première chope à portée, il l'a porta à son gosier pour fêter son triomphe.

« BURP ~ Graah... Captaine mon cul. Même un d'ces foi jaune d'ici cogne plus fort. »

Malgré une déception qui venait s'ajouter au compteur du "trouver un captaine, un vrai". La journée commençait plutôt bien, des femmes, du rhum et une bagarre pour se mettre en jambe. Le brouhaha engendré par toute cette activité fort bien remplie, attira indubitablement la Marine de l'Archipel. En bon pirate, Marcellus n'attendit pas son reste et fila à l'anglaise en rigolant d'un rire gras et narguant la rombière qui lui hurlait dessus de ne pas remettre les pieds dans son établissement.


.•°°•.•°°•.•°°•.


Après un petit-déjeuner bien remplis à la Jacasserie, Marcellus descendit d'un étage pour profiter du marché. Ca fourmillait sur Treuen, il y avait du monde. Pour dire vrai, c'était un concours de circonstance incroyable qui avait amené tant de navires à s'arrêter dans le port de l'Archipel, le même jour. Il y avait des navires marchands, des navires de pêche, des bâtiments qui faisaient une simple halte avant de reprendre la mer, on murmurait également quelques navires pirates, mais ça, c'était monnaie courante après tout. On entendait l'allégresse de cette foule qui fourmillait sur le port, œuvrant à sa tâche aussi efficacement qu'elle le pouvait. On entendait également dire que le vent était bon, que les Dieux avaient été favorables aujourd'hui, que les marchandises étaient nombreuses et de qualité. Ce n'était pas un jour de fête, ni une célébration religieuse, mais tous s'agitaient joyeusement, l'humeur était aux rires, aux chansons fêtant cette journée dans l'ambiance... d'un joyeux bazar. Aussi, notre forban ne reniflait un peu d’air que par inhalations rapides et plus ou moins sans douleur tandis qu’il continuait son petit tour parmi les étals et les passants. Sa haute et large stature, précédée de sa réputation naissante sur l'îlot, suffisaient généralement à lui éviter de rentrer dans un bonhomme quelconque tous les trois pas, et il avait tout le temps de profiter de l’ambiance. Et l’ambiance du marché de Treuen était au moins aussi singulière que son odeur, et n’en piquait pas moins le nez. Il y avait des hommes et des femmes de tous les horizons et de tous les âges ; les teints de peaux et les vêtements sobres ou bariolés se mêlaient en une grande tapisserie de couleurs et de styles, démontrant une nouvelle fois qu’il n’y avait pas de frontières dans le monde de la mer. Le marché se révélait être une véritable mine de produits les plus divers, variés et inattendus, proposés par des marchands tout aussi divers, variées et inattendus et sentant beaucoup plus mauvais. Et le vacarme ! Une véritable cacophonie de sons d’animaux mis à la vente et de cris et d’échanges dans toutes les langues connues par l’homme, plus deux ou trois autres dont nul ne connaissait vraiment l’origine. Sans oublier la musique, jouée par des artistes de rue en guenilles s’efforçant de jouer chacun plus fort que leurs concurrents. Bref, c’était un spectacle intégral sons, couleurs et odeurs, Marcellus adorait tout cela.

Il se contenait d’y flâner, sans but précis, s’imprégnant de l’instant, quand une scène attira son attention. Un craquement sonore, celui du bois sec, fermement cloué à d’autres parties d’une même matière et d’une même sècheresse. Une grande caisse qu’on ouvrait à l’aide d’un pied de biche. Vu son état, elle l’avait déjà été par plusieurs reprises. Ses caisses transportaient généralement des objets de luxe, et certainement pas des êtres vivant. Bien que ce ne fut pas tout à fait interdit… Intrigué, le Docker c’était laissé à ouvrir, ou entre ouvrir une première fois cette caisse. Ce qu’il y vit le stupéfiât ! Aussitôt, cet homme de belle carrure c’était empressé de refermer cette malle de bonne dimension et d’aller chercher son chef. Lui-même y avait jeté un œil, avait refermé et avait été chercher la Marine. A nouveau on ouvrait la caisse puis, on la refermait. Et finalement, l'officier en chef des Mouettes chargé du QG de l'Archipel, le Sgt. Scoub. Celui-ci arriva, accompagné de matelots et mousses, lesquels faisaient avancé les pirates que Marcellus avait corrigé un poil plutôt ce matin. Et voilà qu’on ouvrait de nouveau, mais là ce fut différent. Le visage du gradé s'illumina et ricana. Il fit signe à presque tout le monde de partir. Ordonna qu'on retire les fers des flibustiers, ce que firent les marins sans sourciller. Il leur pointa quelque chose dans la caisse, avant de sortir un escargophone. Il affirma que le contenu était bien là. Gaoh pencha sa tête pour écouter un peu plus, mais ne discerna rien si ce n'est qu'on nomma un certain Rondin Dubois. Fameux patronyme de Treuen, plus connu comme légende urbaine qu'autre chose. Un grand coup de feu éclata, le capitaine pirate venait de flinguer un mousse pour apaiser sa colère. Le Sergent regarda son homme se vider de sang, et ne prit même pas la peine de l'enjamber pour se rendre à l'ascenseur et remonter un étage; marchant délicatement sur le corps en ricanant. Il se tramait visiblement quelque chose de pas clair ici, quand bien même on pouvait imaginer que la Marine ne puisse pas conserver tous les bandits et pirates en cage ; force de constater que ça allait clairement plus loin.

Voulant mener l'enquête et filer le train des frères de la côte, Marcellus se fit appeler. Ou plutôt hurler dessus :

« HA t'es là mon garçon ?! Alors on est pudique, on se change à l'abris yéhéhé. Dépêches toi, le travail n'attend pas. »

C'était le contremaître de l'indigoterie. Un vieillard gringalet à moitié aveugle qui confondait toujours tout le monde. Malgré que le maître coq lui ait dit à maintes reprises qu'il ne travaillait pas pour lui. Pour une fois, il tombait à pic. En effet, la voix perçant de l'ancêtre avait attiré l'attention de la Marine. Méfiant, le cuistot de fortune fit mine de rien et s'empressa de rejoindre le contremaître qui lui parlait de différences entre tel et tel bois. Les Mouettes trop éloignés de sa personne pour le discerner, Marcellus voulu mettre un terme à sa couverture. Le vieux lui ne l'entendait pas comme ça, et tout en le traitant de tire-au-flanc lui asséna quelques coups de cannes dans les guiboles. Marcellus rigole d'un rire bien gras, et accepta de payer sa dette pour aujourd'hui.

« J'aime ta poigne grand-père GRYAHAHA ! Allez va, c'bien parce qu'tu m'as sauvé les miches que j't'aide. c'quel rafiot qu'j'dois décharger ou j'sais pas quoi là ? »

Et voilà, la journée s'annonçait pleine de rebondissements à n'en point douter.
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